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Updated: 1 day 1 min ago

Maladies tropicales négligées : Le Réseau accès aux médicaments essentiels appelle à une mobilisation renforcée

Tue, 03/02/2026 - 23:00

À l'occasion de la journée mondiale de lutte contre les maladies tropicales négligées (MTN) célébrée chaque 30 janvier, le Réseau accès aux médicaments essentiels (RAME) a animé une conférence de presse ce mardi 3 février 2026 à Ouagadougou, afin d'alerter les médias et l'opinion publique sur les défis persistants liés à ces maladies au Burkina Faso.

Réunis autour du thème « S'unir, agir, éliminer les MTN », les acteurs de la société civile, des partenaires techniques et des professionnels des médias ont été conviés par le RAME à une rencontre d'échanges visant à renforcer la visibilité des maladies tropicales négligées et à susciter une mobilisation accrue pour leur élimination. Cette conférence de presse s'inscrit dans le cadre des activités marquant la Journée mondiale de lutte contre les MTN, instituée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Les MTN, un lourd fardeau sanitaire et social

Les maladies tropicales négligées constituent un groupe de 21 pathologies causées par des virus, bactéries, parasites, champignons ou toxines. Elles touchent principalement les populations pauvres et vulnérables d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine, avec des conséquences sanitaires, sociales et économiques souvent dévastatrices. À l'échelle mondiale, plus d'un milliard de personnes vivent avec au moins une MTN, tandis qu'environ 1,6 milliard de personnes nécessitent encore des interventions préventives et curatives.

Léa Ida Sawadogo/Yougbaré, chargée de programme assistance technique au RAME, a présenté les acquis, défis et perspectives de la lutte contre les MTN

Selon les données présentées au cours de la conférence, une MTN au moins est endémique dans chacun des 47 pays de la région africaine de l'OMS, et cinq MTN ou plus sont co-endémiques dans 36 pays, soit près de 78 % des États africains. La région africaine supporte à elle seule environ 40 % de la charge mondiale de morbidité liée aux MTN, touchant une personne sur six dans le monde.

Des progrès notables, mais des défis persistants au Burkina Faso

Au Burkina Faso, des avancées significatives ont été enregistrées grâce à l'engagement de l'État et à la mise en œuvre du Programme national de lutte contre les Maladies tropicales négligées (PN-MTN). Le pays a souscrit à plusieurs engagements internationaux majeurs, notamment l'Appel d'Accra (2008), la Déclaration de Londres (2012), l'Engagement d'Addis-Abeba (2014), la Déclaration de Kigali (2022) et l'Appel à l'action d'Addis-Abeba 2024 en faveur d'un financement durable pour une Afrique sans MTN.

Parmi les acquis, le RAME a rappelé que la dracunculose (ver de Guinée) a été éradiquée depuis 2011, et que la lèpre a été éliminée en tant que problème de santé publique depuis 1994. Une ligne budgétaire nationale d'environ 50 millions de FCFA par an est également consacrée à la lutte contre les MTN. En 2025, 2 519 interventions chirurgicales d'hydrocèle ont été réalisées, améliorant considérablement la qualité de vie des personnes atteintes de filariose lymphatique.

Robert Batian, représentant de l'Association vision nouvelle (AVN), soulignant l'importance d'un budget national accru pour la lutte contre les MTN

Cependant, 14 maladies tropicales négligées demeurent endémiques au Burkina Faso, parmi lesquelles figurent la dengue, la filariose lymphatique, l'onchocercose, la schistosomiase, le trachome, la leishmaniose, l'ulcère de Buruli, le pian, la gale, la rage, les morsures de serpent, la trypanosomiase humaine africaine et le noma. Certaines MTN restent par ailleurs insuffisamment documentées, compliquant la planification des interventions.

Le rôle clé de la société civile et du RAME

Depuis 2022, le RAME, avec le soutien de Speak Up Africa, œuvre aux côtés du PN-MTN et d'autres organisations de la société civile, notamment l'Association vision nouvelle (AVN) et le SPONG, au sein d'une coalition nationale et régionale de lutte contre les MTN. Ces actions ont permis la mobilisation de leaders communautaires, le renforcement des capacités des acteurs locaux et l'amélioration de l'adhésion des populations aux campagnes de traitement de masse.

Pour Léa Ida Sawadogo/Yougbaré, chargée de programme assistance technique au RAME, la sensibilisation communautaire reste essentielle : « Ce sont des maladies évitables et traitables, mais qui continuent d'appauvrir les populations. Les personnes atteintes subissent souvent la stigmatisation, l'exclusion sociale et des pertes économiques importantes. »

Mahamadi Ouédraogo, champion des MTN, partageant les témoignages des populations touchées et appelant à la mobilisation collective

Un plaidoyer pour un financement durable et une action coordonnée

Malgré les efforts, plusieurs insuffisances persistent, notamment le faible financement du secteur de la santé, encore en deçà des 15 % recommandés par la Déclaration d'Abuja, les contraintes sécuritaires limitant l'accès à certaines zones, ainsi que les retards dans l'approvisionnement en intrants médicaux.

À ce sujet, Robert Batian, représentant de l'AVN, a rappelé : « Nous sommes actuellement autour de 11 % du budget national alloué à la santé. Il faut poursuivre les efforts pour atteindre les 15 % afin d'avoir un impact réel sur la lutte contre les MTN. »

Le témoignage du champion des maladies tropicales négligées, Mahamadi Ouédraogo, a particulièrement marqué les échanges. Revenant sur les réalités vécues par les personnes affectées, il a dénoncé la négligence persistante autour de ces maladies et leurs lourdes conséquences sociales et économiques : « J'ai interviewé une dame à l'hôpital qui m'a confié, en mooré, qu'elle a faim et soif de sa santé. Elle souffre de la filariose lymphatique depuis l'époque de Sankara. Ce sont des maladies qu'on peut soigner, mais qui sont négligées. Dans certaines familles, quand tu as ce genre de maladie, on te chasse de la maison. Cela devient compliqué, et économiquement, tout le monde perd. Nous, journalistes, avons un rôle à jouer pour sensibiliser et accompagner ceux qui luttent contre les MTN, afin qu'ensemble, nous puissions combattre ces maladies. »

Le RAME invite les journalistes à s'impliquer dans la sensibilisation contre les maladies tropicales négligées à travers leurs productions

S'unir pour ne laisser personne pour compte

À l'issue de la conférence, le RAME a renouvelé son engagement à intensifier les actions de plaidoyer, de mobilisation sociale et de collaboration avec l'État et les partenaires techniques et financiers. L'organisation a formulé plusieurs recommandations, dont le renforcement de la recherche, l'intégration des MTN dans les soins de santé primaires, l'amélioration de la pharmacovigilance et la lutte contre la stigmatisation.

Dans un message empreint d'espoir, les organisateurs ont rappelé qu'« aucune maladie ne doit être négligée, aucune communauté ne doit être laissée pour compte », invitant l'ensemble des acteurs à s'unir, agir et éliminer les maladies tropicales négligées au Burkina Faso.

Anita Mireille Zongo
Lefaso.net

Categories: Afrique, European Union

Burkina/Filière coton : L'Inde explore des opportunités de partenariat avec la SOFITEX

Tue, 03/02/2026 - 22:55

L'ambassadeur de la République de l'Inde au Burkina Faso, OM Prakash Meena, a effectué, ce mardi 3 février 2026, une visite de travail au complexe industriel SOFITEX Bobo III, à Kodéni, dans la région du Guiriko. Cette visite s'inscrit dans une dynamique de renforcement de la coopération bilatérale dans le secteur stratégique du coton.

Après avoir pris part à la cérémonie régionale de montée des couleurs nationales organisée au sein du complexe, le diplomate indien a poursuivi sa journée par une visite guidée des installations industrielles de la Société burkinabè des fibres textiles (SOFITEX). La délégation a été conduite par le nouveau directeur général de la SOFITEX, Braïma Barro, entouré de ses collaborateurs techniques.

L'ambassadeur de la République de l'Inde au Burkina Faso, OM Prakash Meena, en visite de travail au complexe industriel SOFITEX Bobo III

Du laboratoire des semences à l'usine d'égrenage, en passant par la salle de conditionnement et le service de classement et de contrôle qualité, l'ambassadeur et sa suite ont pu apprécier l'ensemble du processus de transformation du coton graine en fibre prête à l'exportation.

L'ambassadeur OM Prakash Meena réaffirme la disponibilité de son pays à accompagner l'entreprise burkinabè partout où le besoin se fera sentir.

Une visite placée sous le signe du partage d'expériences

À l'issue de la visite, l'ambassadeur OM Prakash Meena s'est dit satisfait des échanges et impressionné par le niveau d'expertise observé au sein de la SOFITEX. « Nous sommes heureux d'avoir eu l'opportunité de visiter ces installations modernes, guidées par des experts dans des domaines diversifiés. L'Inde est également un grand pays producteur de coton. À travers les discussions avec le directeur général, nous allons explorer les possibilités de collaboration pour renforcer les capacités dans ce secteur », a-t-il confié. Le diplomate a, par ailleurs, consigné ses impressions dans le livre d'or de la SOFITEX, réaffirmant la disponibilité de son pays à accompagner l'entreprise burkinabè partout où le besoin se fera sentir.

L'ambassadeur et sa suite ont pu apprécier l'ensemble du processus de transformation du coton graine en fibre

Des perspectives prometteuses pour la filière coton

Revenant sur l'objet et la portée de cette visite, le directeur général de la SOFITEX, Braïma Barro, a indiqué qu'elle vise à consolider la coopération entre le Burkina Faso et l'Inde dans plusieurs segments de la filière coton. « Nos échanges ont porté sur diverses opportunités, notamment le développement de la recherche pour améliorer la productivité, le transfert de compétences et le renforcement des capacités afin de consolider l'expertise déjà existante au sein de la SOFITEX », a-t-il expliqué.

Le directeur général de la SOFITEX, Braïma Barro, s'est montré optimiste quant aux retombées futures de cette visite

La question de la commercialisation du coton a également été au cœur des discussions. Selon le premier responsable de la SOFITEX, l'Inde représente un marché stratégique, étant l'un des plus grands consommateurs mondiaux de la fibre coton. « C'est une opportunité majeure d'examiner le marché indien dans le cadre de la diversification de nos débouchés », a-t-il souligné. Au terme des échanges, Braïma Barro s'est montré optimiste quant aux retombées futures de cette visite, estimant que de nombreuses opportunités restent à saisir dans le cadre de la coopération entre l'Inde et le Burkina Faso, au bénéfice du développement durable de la filière coton.

Romuald Dofini
Lefaso.net

Categories: Afrique, European Union

Guiriko : La montée mensuelle des couleurs nationales célébrée au complexe Bobo 3 de la SOFITEX

Tue, 03/02/2026 - 22:50

La cérémonie régionale de montée mensuelle des couleurs nationales dans la région du Guiriko s'est tenue ce mardi 3 février 2026 au complexe Bobo 3 de la Société burkinabè des fibres textiles (SOFITEX), sis à Kodéni. Cette cérémonie patriotique, organisée de façon tournante chaque premier mardi du mois, a été présidée par le gouverneur de la région du Guiriko, Mariama Konaté/Gnanou. Elle a connu la participation des corps constitués de la région, du personnel de la SOFITEX ainsi que de l'ambassadeur de l'Inde au Burkina Faso, OM Prakash Meena.

Institutionnalisée depuis plusieurs années déjà, la montée mensuelle des couleurs nationales est désormais bien ancrée dans le quotidien des citoyens de la région du Guiriko. Pour cette deuxième édition de l'année 2026, le choix s'est porté sur le complexe Bobo 3 de la SOFITEX. Autour du mât, une forte mobilisation des corps constitués a été constatée, témoignant ainsi de leur attachement aux valeurs de patriotisme et de cohésion nationale. Au moment solennel de la montée du drapeau, l'assistance a entonné à l'unisson l'hymne national, le Ditanyè.

Les officiels présents à la cérémonie régionale de montée des couleurs à Bobo-Dioulasso

La cérémonie a été ponctuée par plusieurs temps forts, notamment la montée des couleurs nationales, des allocutions, la remise d'attestations de reconnaissance et la collecte de fonds dans le cadre de l'opération « Dèmè Sira ». À cette occasion, des attestations ont été décernées à des acteurs clés qui accompagnent la SOFITEX dans l'accomplissement de ses missions. Parmi les personnalités honorées figurent l'ambassadeur de l'Inde au Burkina Faso et le gouverneur de la région du Guiriko. L'urne de solidarité, installée pour la circonstance, a permis de recueillir des dons en nature et en espèces, traduisant ainsi l'élan de solidarité des participants. Le geste inaugural a été posé par le gouverneur, suivie des corps constitués.

Le DG de la SOFITEX, Braïma Barro, a exprimé sa fierté d'accueillir la cérémonie régionale de montée des couleurs nationales au sein de la SOFITEX

Cette cérémonie revêt une signification particulière pour le directeur général de la SOFITEX, Braïma Barro, qui y participe pour la première fois à ce titre, une semaine seulement après son installation. Dans son allocution, il a ainsi exprimé sa fierté d'accueillir la cérémonie régionale de montée des couleurs nationales au sein de la SOFITEX. Il a salué la présence des autorités administratives, coutumières et diplomatiques, tout en soulignant l'excellence des relations de coopération entre la SOFITEX et la République de l'Inde.

Les corps constitués fortement mobilisés pour la cérémonie régionale de montée des couleurs

Il a également remercié le gouverneur pour l'honneur fait à la SOFITEX, entreprise stratégique pour l'économie nationale, avant de rappeler les orientations majeures de la nouvelle dynamique engagée par la société cotonnière, notamment la valorisation du travail des producteurs, l'augmentation de la production, la transformation locale de la fibre et le soutien aux zones de production confrontées à des défis sécuritaires. Il n'a pas manqué d'exprimer sa reconnaissance aux forces de défense et de sécurité pour leur accompagnement déterminant.

Des attestations ont été décernées à des acteurs clés qui accompagnent la SOFITEX dans l'accomplissement de ses missions

Prenant la parole, l'ambassadeur de l'Inde au Burkina Faso, OM Prakash Meena, a dit tout le plaisir qu'il éprouve à participer à cette cérémonie à Bobo-Dioulasso. Il a souligné la solidité des relations entre le Burkina Faso et l'Inde, qu'il a qualifiées de fraternelles, avant de féliciter le directeur général de la SOFITEX pour sa nomination et de réaffirmer sa disponibilité à renforcer la coopération entre les deux pays.

L'ambassadeur de l'Inde au Burkina Faso, OM Prakash Meena, soulignant la solidité des relations entre le Burkina Faso et l'Inde, qu'il a qualifiées de fraternelles

Le gouverneur du Guiriko, Mariama Konaté/Gnanou, a pour sa part salué la mobilisation des corps constitués autour des couleurs nationales. Elle a rappelé les différentes initiatives gouvernementales en cours dans la région, notamment le fonds de soutien patriotique, les chantiers de l'agence Faso Mèbo, la brigade Labal, les projets d'infrastructures routières, le chantier du stade de 15 000 places de Léguéma ainsi que le projet de construction de logements pour les personnes déplacées internes et vulnérables. Elle a invité les participants à être de véritables serviteurs du peuple, à faire preuve d'intégrité et à adhérer pleinement à la vision portée par les plus hautes autorités du pays, avant d'exhorter chacun à poursuivre les dons.

Le geste inaugural de la collecte de fonds a été posé par le gouverneur Mariama Konaté

Romuald Dofini
Lefaso.net

Categories: Afrique, European Union

Contrats d'objectifs 2025 : Plus de 90 % de taux d'exécution des objectifs globaux des ministres

Tue, 03/02/2026 - 22:30

Au terme de l'évaluation des contrats d'objectifs assignés aux ministres pour l'année 2025, le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a salué une performance globale jugée satisfaisante, tout en appelant à une intensification de l'action gouvernementale afin de renforcer l'impact réel sur la vie des populations en 2026.

‎‎Au total, 19 ministres ont été évalués dans le cadre de cet exercice, qui s'inscrit dans la dynamique de gouvernance axée sur les résultats impulsée par les plus hautes autorités du pays. Il ressort de cette évaluation un taux global d'exécution supérieur à 90 %, en progression de plus de 2,5 points par rapport à 2024, où il s'établissait à 88 %. Cette performance est jugée globalement satisfaisante par le Chef du Gouvernement.

‎« Cela dénote un meilleur accomplissement des contrats d'objectifs en 2025 par rapport à 2024 », a-t-il souligné, saluant l'engagement des ministres et de leurs équipes respectives.

‎Pour le Premier ministre, ces résultats traduisent le sérieux et l'implication des départements ministériels dans l'exécution des missions confiées. Toutefois, il a rappelé que les indicateurs chiffrés ne constituent pas une finalité en soi.

‎« Le plus important, c'est l'impact réel sur la vie des Burkinabè », a-t-il insisté.

‎À cet effet, il a relevé des avancées notables sur plusieurs priorités nationales, notamment la reconquête et la sécurisation du territoire, ainsi que la mise en œuvre des politiques de développement, tout en reconnaissant que des défis importants demeurent.

‎Se référant aux orientations du Chef de l'État, le Capitaine Ibrahim Traoré, le Premier ministre a appelé à une accélération de l'action gouvernementale en 2026, invitant les ministres à intensifier leurs efforts afin d'obtenir des résultats plus visibles et durables.

‎Il a également rendu hommage à l'ensemble des serviteurs du peuple, dont l'engagement quotidien contribue aux progrès enregistrés, tout en rappelant l'exigence d'intégrité, de discipline et d'exemplarité au sein de l'administration publique.

‎Pour l'année 2026, le cap est clair : renforcer la performance, consolider les acquis et combattre sans relâche les pratiques contraires à l'éthique, afin de bâtir une administration plus efficace au service d'un Burkina Faso souverain et prospère.

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‎DCRP/ Primature

Categories: Afrique, European Union

Contrat d'objectifs 2025 : Le Pr Adjima Thiombiano a exécuté 85,03 %

Tue, 03/02/2026 - 22:09

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a procédé le mardi 03 février 2026 à l'évaluation du contrat d'objectifs 2025 du ministère de l'Enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation. À l'issue de cet exercice de redevabilité, le département dirigé par le Pr Adjima Thiombiano enregistre un taux d'exécution global de 85,03 %, marqué par d'importantes avancées structurelles.

‎Pour le ministre Adjima Thiombiano, ce résultat traduit l'engagement soutenu des acteurs du secteur dans un contexte marqué par d'importantes réformes structurelles. Parmi les avancées majeures figure la normalisation progressive des années académiques, avec un taux d'environ 93 % atteint au sein des universités publiques.

‎L'année 2025 a également été marquée par l'adoption de la carte universitaire nationale, qui organise le territoire en pôles d'excellence de formation, ainsi que par l'instauration d'un nouveau cahier des charges des Institutions privées d'enseignement supérieur (IPES), visant à renforcer l'assurance qualité des formations.

‎Sur le plan académique, plusieurs réformes ont été engagées, notamment l'introduction de nouveaux régimes d'études pour les licences, masters et formations d'ingénieurs, la réorganisation des diplômes d'études spécialisées et la création de 27 diplômes nationaux, contribuant à une meilleure harmonisation de l'offre de formation.

‎Dans le domaine de la santé, la mise en œuvre de l'examen classant national a permis le recrutement de près de 2 000 médecins spécialistes, participant ainsi au renforcement du système sanitaire national.

‎La recherche et l'innovation ont également connu une dynamique positive, illustrée par la tenue du Forum national de la recherche scientifique et des innovations technologiques (FRSIT) 2025, en présence du Chef de l'État, le Capitaine Ibrahim Traoré. La création de la Contribution spéciale à la recherche et à l'innovation (CORI) constitue, par ailleurs, un mécanisme structurant pour le financement durable de la recherche.

‎Sur le plan social et culturel, le programme « Retour aux sources » a favorisé le rapprochement entre les universités et les autorités coutumières, au bénéfice d'environ 2 000 étudiants et 220 personnels ATOS, tandis qu'une formation civique et patriotique a été dispensée à la première cohorte d'enseignants-chercheurs et de chercheurs.

‎Toutefois, le ministre a reconnu que le taux d'exécution enregistré reste impacté par certaines contraintes, notamment les difficultés liées à la réalisation des infrastructures, en raison de la capacité financière limitée de certaines entreprises attributaires de marchés. Il a exprimé l'espoir que des solutions appropriées puissent être trouvées en 2026 afin de lever ces obstacles.

‎Pour l'année 2026, deux priorités majeures ont été annoncées : la normalisation complète des calendriers académiques et la révision des curricula universitaires afin de les rendre plus endogènes et mieux adaptés aux réalités nationales. Le renforcement de la recherche collaborative, à travers la mise en place d'équipes mixtes ouvertes aux acteurs de l'innovation, figure également parmi les axes stratégiques.

‎À travers cette évaluation, le Gouvernement réaffirme son attachement à une gouvernance fondée sur la performance, la transparence et les résultats au service du capital humain et du développement durable du Burkina Faso.

Lefaso.net
‎DCRP/ Primature

Categories: Afrique, European Union

Décès de KABORÉ née NONGUIERMA Hélène Jacqueline : Remerciements

Tue, 03/02/2026 - 22:00

Dieu t'a rappelée à Lui, nous laissant à jamais la douceur de ton amour, la force de ta protection et la tendresse qui continue de nous envelopper.

Le Lallé Naaba GUIGUEMDE à Koudougou,

La grande famille KABORÉ à Ouagadougou, Lallé, Toésin, Pyssin (Siglé),

Le doyen KABORÉ Abel et sa famille à Ouagadougou,

Les enfants : Josiane Marie Olga, Dakiswende Eude Patrice et son épouse Virginie, Herman Sidibé Alexandre et son épouse Roukiatou Noémie, Oriane Marie Raïssa, à Ouagadougou, Kaya et aux États-Unis,

Les petits-enfants : Michael, Shalom, Lirane, Meira, Giovani, Hadriel, Ornela, Marwan et Liam,

Le Naaba BOULGA II de Komsilga,

La grande famille NONGUIERMA à Komsilga et Ouagadougou,

Madame BANDAOGO/NONGUIERMA Adèle et sa famille au Canada et à Abidjan,

Madame ZONGA/NONGUIERMA Odette, son époux et sa famille à Ouagadougou,

La famille de feue COMPAORÉ/NONGUIERMA Albertine à Ouagadougou et en Belgique,

La famille de feu PAFADNAM Xavier à Bousma, Kaya, Ouagadougou, Abidjan et en France,

Les familles alliées : BANDAOGO, COMPAORÉ, ZONGA, KABORÉ, OUÉDRAOGO, BARRO, NEBIÉ, ZONGO, OUOBA, ROUAMBA et GUISSOU,

Les familles amies : Patoin Albert OUÉDRAOGO, FIAN Daniel, SIB SIE Faustin, le YILGOU Naaba OUÉDRAOGO Alain, le OUIDI Naaba KAARFO Tinga DOUAMBA, Bernard KONYAOLE,

Au Burkina Faso, en France, au Canada, en Belgique, aux États-Unis, en Angleterre, en Côte d'Ivoire et en Tunisie,

Expriment leur profonde gratitude à toutes celles et à tous ceux qui ont bien voulu effectuer le déplacement, par leur présence physique ou spirituelle, pour honorer une dernière fois notre chère Maman KABORÉ née NONGUIERMA Hélène Jacqueline, lors de la veillée du 16 janvier et des funérailles chrétiennes du 17 janvier 2026 à la Paroisse Saint-Pierre de Gounghin.

Institutrice à la retraite, pilier d'amour et bâtisseuse de consciences, elle a marqué nos vies d'une lumière indélébile. Vos messages de compassion, vos visites, vos offrandes et vos prières ont été pour nous un immense réconfort et une source de force dans cette épreuve.

Cet élan de solidarité, venu des quatre coins du monde, honore sa mémoire et affermit notre espérance chrétienne.

Que Dieu vous bénisse abondamment pour avoir porté avec nous, jusqu'au dernier hommage, celle qui demeure à jamais gravée dans nos cœurs et nos âmes.

Dans l'union de la prière,

Repose en paix, Maman Jacqueline.

Categories: Afrique, European Union

Décès de El Hadj Harouna DIANDA : Faire part

Tue, 03/02/2026 - 21:30

< Ô âme apaisée, retourne vers ton Seigneur, satisfaite et agréée. Entre donc parmi Mes serviteurs, et entre dans Mon Paradis.> (Coran 89 : 27-30)

Le Chef de canton de Kapon le Naaba Sonré de Sintenga , le Naaba Siguiri de Ribou , le Tingasaaba de Ribou , la grande famille DIANDA, résidant à Sintenga, Ribou, Tampouy, Yako, Sapouy, Léo, Ouagadougou, Côte d'Ivoire et au Canada, les grandes familles alliées Belem à Tougou et Gourcy , El Hadj Sita à Tougou , Belem Seidou, Belem Boureima à Ouagadougou , Belem Alimata a Nignogolo , la famille Kalaga à Gnonnon et Yako , la veuve Adjarata Belem et les enfants :
Mady , au Canada ;
Issaka , à Yako ;
Souleymane , Kady et Sidiki , à Ouagadougou ,

les petits-enfants et arrière-petits-enfants
expriment leur profonde gratitude à toutes celles et tous ceux qui , de près ou de loin , les ont soutenus moralement , spirituellement , financièrement et matériellement lors du rappel à Allah de leur fils , mari , père, grand-père et arrière- grand-père,

El Hadj Harouna DIANDA ,
décédé le 11 Décembre 2025 au Centre Hospitalier Universitaire de Tengandogo, et inhumé au village à Ribou, conformément à la tradition musulmane et
le doua pour repos éternel de son âme tenu le 25 janvier 2026 à Ouagadougou.

Les familles adressent leurs sincères remerciements :
+ à la communauté musulmane de Nossin ,
+ à la jeunesse de Nossin ,
+ au personnel du Centre Hospitalier Universitaire de Tengandogo ;
+ aux voisins et amis

+ à son Excellence Athanase Boudo, ancien Ambassadeur du Burkina au Canada,
+ au Docteur Amidou Kaboré responsable de la pharmacie Galiam
+ aux amis et collègues au Canada ;
ainsi qu'à toutes les personnes, autorités coutumières , religieuses ,
administratives , associations et bonnes volontés dont les noms n'ont pu être cités, mais dont les marques de compassion, de présence et de solidarité ont été
d'un immense réconfort.

Que Dieu, dans son infinie bonté, vous le rende au centuple.
Que Dieu nous garde ensemble pendant longtemps.
Amine amine

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Collision mortelle sur l'axe Zorgho-Ouagadougou : "Quand je l'ai vu, je ne pouvais plus rien faire", se défend le prévenu

Tue, 03/02/2026 - 20:32

Après avoir relaté les circonstances qui l'ont conduit à la barre du Tribunal correctionnel du Tribunal de grande instance Ouaga 1 ce mardi 3 février 2026, Moctar a été soumis aux questions du procureur. Face au parquet, le prévenu a maintenu sa version des faits, contestant toute conduite à vive allure. Les échanges ont principalement porté sur sa connaissance des lieux, sa vigilance au moment des faits et les possibilités d'éviter le choc mortel.

Le procureur, dans la suite de la narration du prévenu, le questionnera en ces termes pour plus d'éclaircissements : "Était-ce votre première fois d'emprunter cette voie ?" "Non, je l'emprunte depuis un peu plus de 10 ans" a-t-il répondu. "Avez-vous vu la victime sur sa moto ?" a poursuivi le parquet. "Oui, je l'ai vu" a renvoyé le prévenu. "Mais si vous l'avez vu, vous auriez pu freiner. Vous auriez pu éviter le pire", a conclu le procureur, avant que le comparant ne se défende : "je roulais déjà lentement depuis derrière. Je n'étais pas en vitesse."

Il poursuivra : "En fait, je ne l'ai pas vu arriver de loin. Moi j'allais, et lui, il venait. On n'était pas sur la même ligne. Quand je l'ai vu, il avait déjà doublé le véhicule" a-t-il détaillé. "Êtes-vous sûr que vous ne rouliez pas à vive allure ?" a insisté le procureur. "Oui. Et c'est plutôt lui qui était en pleine vitesse. Il n'a d'ailleurs pas pu maitriser son engin. Vu qu'il était à vive allure, il a tenté de rabattre sur le côté et a heurté mon véhicule au côté droit, avant de finir sa course à terre", a-t-il expliqué.

"S'il est vrai que vous n'etiez pas en vitesse, vous auriez pu l'éviter en rabattant sur le côté pour éviter le choc", a fait observer le parquet. "Quand je l'ai vu, je ne pouvais plus rien faire. Tout s'est passé très vite. Je n'ai pas eu le temps de réagir. Il ne pouvait pas rabattre sur sa droite parce que le véhicule était stationné là. L'espace qui me séparait de ce véhicule-là ne dépassait plus 5 à 10 mètres. Même si j'essayais de l'éviter en serrant à ma droite, je serais peut-être monté sur lui, vu que lui même a serré sur mon côté" a-t-il retorqué.

Plus de détails à venir

Erwan Compaoré
Lefaso.net

Categories: Afrique, European Union

Burkina : La FAIB instaure la prière du Qunut pour implorer la paix et la stabilité

Tue, 03/02/2026 - 17:55

Le Président du Présidium de la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB) informe l'ensemble des fidèles musulmans de l'instauration de la prière du Qunut, une invocation, lors des prières du vendredi, ainsi qu'au cours des prières quotidiennes de Fadjr, Maghreb et Ichaa. L'information a été donnée à travers un communiqué signé ce 03 février 2026, par le Président du Présidium de la FAIB.

Selon le communiqué, outre la récitation du Qunut, toute invocation recommandée est permise au cours de ces prières. Ces actes d'adoration et d'invocation visent à implorer Allah afin qu'Il accorde la paix, la sécurité et la stabilité au Burkina Faso.

La mise en œuvre de cette décision prend effet à compter du jeudi 05 février 2026 et se poursuivra jusqu'à la fin du mois béni de Ramadan, dans l'ensemble des mosquées du pays.

La FAIB invite l'ensemble des fidèles musulmans à se conformer à cette instruction et à s'y associer avec ferveur et sincérité, conformément à l'exhortation divine : « Et invoquez-Moi, Je vous répondrai. »

Lefaso.net

Categories: Afrique, European Union

Collision mortelle sur l'axe Zorgho-Ouagadougou : Le conducteur livre sa version des faits

Tue, 03/02/2026 - 17:04

Poursuivi pour défaut de maîtrise, homicide involontaire et dégradation involontaire de bien à la suite d'un accident de la circulation survenu à Mogtédo, le conducteur, Moctar (nom d'emprunt) a comparu devant le Tribunal correctionnel de Ouaga 1, ce mardi 3 février 2026. À la barre, il a livré un récit des faits, marqués par une collision mortelle sur fond de circulation dense et de tombée de la nuit. Les premières minutes de l'audience ont permis de revenir sur les circonstances du drame.

C'est un prévenu visiblement démoralisé qui a comparu devant la barre du Tribunal correctionnel, au Tribunal de grande instance Ouaga 1, ce mardi 3 février 2026. Les faits qu'on lui reproche sont de trois ordres : défaut de maîtrise, homicide involontaire et dégradation involontaire de bien. Invité à retracer les circonstances qui le conduisent devant le Tribunal, c'est dans un ton neutre et une voix à peine audible qu'il s'executa.

"J'ai quitté Zorgho pour Ouaga. Arrivé à Mogtedo, juste après le barrage, il y avait du monde. C'est fréquent d'ailleurs à cet endroit précis, surtout qu'il se faisait un peu tard. La nuit s'apprêtait à tomber. Naturellement, j'ai donc ralenti. Plus loin, il y avait un véhicule sur la gauche, qui était stationné. En avançant, j'ai juste eu le temps de voir quelqu'un doubler le véhicule avant de heurter mon phare côté droit", a-t-il résumé.

Invité à fournir plus de détails sur ce qui s'est passé par là suite, le prévenu explique qu'en descendant du véhicule, le constat était sans appel : "la victime était couchée inerte. Les gens ont accouru sur les lieux. Il y avait la gendarmerie à quelques pas de là. Les agents sont arrivés. Ils ont tenté de faire un massage cardiaque à la victime, mais il était déjà décédé. C'est ainsi que j'ai été conduit à la gendarmerie le même soir, puis, envoyé au commissariat le lendemain."

Plus de détails à venir
Erwan Compaoré
Lefaso.net

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Dédougou : Un concours proposé à l'école pour stimuler le patriotisme environnemental

Tue, 03/02/2026 - 15:11

Le lycée provincial de Dédougou a abrité la cérémonie de montée tournante des couleurs nationales dans les établissements post primaires et secondaires et les centres de formation professionnelle de la province du Mouhoun, ce lundi 2 février 2026. A l'occasion de cette activité devenue un rituel mensuel, le haut-commissaire de la province, Bassouleymane Ouattara, a donné le top départ du concours inter établissements dénommé « Espace mât vert ». L'objectif est de promouvoir et de récompenser les institutions scolaires qui se distinguent par l'embellissement et la propreté qu'elles réservent au cadre environnemental du drapeau.

C'est devenu une habitude que d'observer la montée solennelle des couleurs nationales chaque premier lundi du mois dans les établissements d'enseignement du post primaire, du secondaire et des centres de formation professionnelle dans la province du Mouhoun. Ce rituel, institué par la Direction provinciale de l'enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique, a été respecté ce lundi 2 février 2026. Le lycée provincial de Dédougou (LPD) a, en effet, été le théâtre de la montée des couleurs du mois. La cérémonie a été présidée par le haut-commissaire de la province, Bassouleymane Ouattara. Elle a connu la participation des autorités provinciales et régionales en charge de l'enseignement secondaire, des notabilités coutumières et religieuses, des autorités militaires et paramilitaires, des responsables d'établissements de la ville et surtout les élèves du LPD, mobilisés pour la circonstance.

Pour le haut-commissaire, Bassouleymane Ouattara, le concours prône la formation d'une jeunesse responsable

Au-delà de la montée des couleurs, la cérémonie a consacré le lancement, à l'échelle de la province du Mouhoun, du concours inter établissements dénommé « Espace mât vert ». Si la compétition est ouverte aux collèges, aux lycées et aux centres de formation professionnelle du Mouhoun, il faut relever que cette première édition concerne exclusivement ceux des chefs-lieux des sept communes de la province. Les inscriptions étant déjà ouvertes, elles doivent être faites avant le 10 février prochain et sont recevables à la direction provinciale à Dédougou.

Les élèves entendent s'impliquer pour le succès de ces activités éducatives

Le concours « Espace mât vert » invite chaque éventuel établissement candidat à concevoir et à aménager un espace écologique autour du mât de son drapeau. Ce cadre doit être embelli et allier « patriotisme et respect de l'environnement », a précisé la directrice provinciale en charge de l'enseignement secondaire du Mouhoun, Aude Claudine Ki/Ouédraogo. Elle a souligné que ce concours demeure une activité ludique, compétitive et pédagogique. Le concours entre également dans le cadre de la mise en œuvre de l'arrêté interministériel portant création de clubs écologiques au sein des lycées et collèges, des institutions d'enseignement supérieur et de recherche et des centres de formation professionnelle, a ajouté Mme Ki.

La directrice provinciale, Aude Claudine Ki, a indiqué que « espace mât vert » allie éducation, patriotisme et écologie

Former des jeunes responsables

De l'avis de la directrice, les établissements d'enseignement secondaire sont des cadres indiqués pour sensibiliser les jeunes sur des problématiques liées au développement durable et promouvoir des initiatives alliant éducation, civisme, patriotisme et écologie. Un jury sera mis en place. Il va se charger de sillonner les différents établissements qui candidateront, à partir de mars 2026, afin de les évaluer, a-t-elle expliqué. Les critères d'évaluation seront, entre autres, axés sur des aspects environnementaux, la prise en compte des symboles nationaux, l'implication communautaire et l'esthétique. Indiquant que les matériaux recommandés sont ceux recyclés, locaux, les plantes ornementales et la fumure organique, Aude Claudine Ki a confié que les résultats seront proclamés courant avril prochain. Des prix principaux seront remis aux trois meilleurs mâts selon leur classement. Des prix spéciaux seront décernés à ceux qui donneront à voir une bonne symphonie entre symboles nationaux et écologie.

Le lancement du concours s'est effectué en présence des autorités éducatives, administratives, religieuses et coutumières, militaires et paramilitaires locales

A la fois parrain et représentant le chef de canton de Dédougou par ailleurs patron de cette édition, le directeur régional en charge de l'enseignement secondaire de Bankui et du Sourou, Raoul Sanon, a estimé que c'est une initiative pleine d'espérance. « Le concours invite à valoriser le lieu du drapeau et à s'attacher aux valeurs républicaines », a-t-il poursuivi.

Pour le directeur régional chargé de l'enseignement secondaire, Raoul Sanon, cette initiative est pleine d'espérance

Quant au président de la cérémonie, Bassouleymane Ouattara, il a souligné que ce projet vise à modeler « une jeunesse patriote, responsable et respectueuse de son environnement ». Le haut-commissaire du Mouhoun a fait remarquer que face aux défis environnementaux auxquels le pays fait face, il faut des réponses concrètes, durables et inclusives. A ces réponses, dit-il, il convient d'associer le concours « Espace mât vert » qui est un outil pédagogique favorisant l'apprentissage par la pratique, le développement de la créativité et l'engagement communautaire au sein des écoles.

Alphonse Dakuyo
Lefaso.net

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Célébration de l'amour : La Fraternité Cana organise la Nuit du couple 2026 ce 14 février au SIAO

Tue, 03/02/2026 - 13:16

À l'initiative de la Fraternité Cana, la Nuit du couple s'impose depuis plusieurs années comme un cadre privilégié de célébration et de ressourcement pour les couples et les fiancés. L'édition 2026, prévue pour le samedi 14 février à partir de 19h dans la salle Kilimandjaro du SIAO, promet une soirée riche en émotions et en partage. Dans cet entretien, Christian et Fabienne Somda, membres de la Fraternité Cana et principaux organisateurs de l'événement cette année, reviennent sur les objectifs, les préparatifs et la portée de cette nuit dédiée à l'amour conjugal.

Lefaso.net : Pour commencer, parlez-nous de la Fraternité Cana

Couple Somda : La fraternité Cana œuvre pour l'évangélisation de couples et de la famille. Sa mission est d'aider à poser les fondements d'une union durable et féconde, d'approfondir la vocation du mariage et de la famille comme pilier de la construction de l'individu et de la société et comme lieu d'accueil de la vie et d'apprentissage de l'amour. Elle est ouverte à tous les couples.

Les membres de la Fraternité Cana sont les couples qui ont vécu une semaine Cana (recollection de six jours pour couples). À l'issue de cette recollection, un cheminement d'une année est proposé à travers les week-ends, les rencontres de fraternité, etc.

Les activités de la fraternité Cana peuvent être regroupées autour de plusieurs axes, à savoir la formation spirituelle centrée sur la vie conjugale sous forme de rencontres (semaines, week-end, journées) pour grandir en couple ; la vie fraternelle à travers des rencontres mensuelles ainsi que la mission et l'évangélisation (activités en paroisse, organisation de la Nuit du couple).

Que représente la Nuit du couple pour la Fraternité Cana ?

Cette activité est d'une grande importance pour la fraternité Cana car nous travaillons à poser les fondations d'une union durable et féconde dans la vie de couple et de famille. Dans cette optique, tous les membres de la fraternité Cana se mobilisent pour permettre à chaque participant de vivre une expérience unique.

Quels sont les principaux objectifs de la Nuit du couple 2026 ?

La Nuit du couple 2026 a pour principal objectif de célébrer l'amour conjugal vrai car il y a de la joie dans cet amour. Pour cela nous offrons un cadre pour permettre aux couples de prendre un temps de qualité en couple. La Nuit du couple est donc ouverte à tous les couples et fiancés sans distinction de religion. Nous mettons tout en œuvre pour que ce temps soit unique. Elle se tient cette année à la même date à Ouagadougou, Bobo Dioulasso, Koudougou et Dédougou.

À quel niveau en sont actuellement les préparatifs de l'événement ?

Tout est fin prêt du point de vue organisationnel. La salle Kilimandjaro du SIAO, les artistes invités, l'orchestre et le DJ pour le grand bal. De multiples surprises sont concoctées pour agrémenter et rendre cette soirée unique et inoubliable.

Quel impact espérez-vous que la Nuit du couple 2026 aura sur les participants ?

Nous espérons que cette soirée permettra aux couples participants d'instaurer et de renforcer la communication en intégrant dans leur quotidien des moments d'évasion en couple de temps en temps. Nous espérons que la soirée permettra aux couples de se souvenir de leur premier amour. L'évènement permettra aux couples participants de partager des moments de complicité et de gaieté en vue de renforcer leurs liens d'amour. Pour notre part, notre cheminement a commencé par la participation à une nuit du couple en 2015 et aujourd'hui nous rendons grâce à Dieu pour les fruits dans notre couple.

Quel message souhaitez-vous adresser aux couples qui hésitent encore à participer ?

Aux couples qui hésitent encore à participer, nous les encourageons à choisir de célébrer l'amour avec la Fraternité Cana. Nous les invitons à s'offrir ce cadeau, à s'inscrire car ils sont attendus !
Les inscriptions et le paiement se font en ligne à travers une plateforme. Vous pouvez vous inscrire en cliquant sur le lien suivant : https://ndc.ligdicash.tickets/achat/ticket
Vous pouvez aussi contacter les numéros ci-après en cas de besoin : 76 52 65 04 / 78 94 11 72.

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Célébration du Na-Baasga à Issouka : Le « Rêve » au cœur de la 21ᵉ année de règne de Naaba Saaga Iᵉᵛ

Tue, 03/02/2026 - 12:17

Le 31 janvier 2026, Sa Majesté Naaba Saaga Ier, chef traditionnel d'Issouka, quartier historique de Koudougou dans la province du Boulkiemdé, a célébré son 21ᵉ anniversaire de règne. Cette commémoration, qui s'est tenue à la place Naaba Boulgo, haut lieu de mémoire et de tradition, a été marquée par une profonde sobriété.

C'est sous le thème du « Rêve » que s'est déroulé le Na-Baasga cette année. Devant un parterre de chefs traditionnels, d'autorités administratives, de notables et d'une population mobilisée, Sa Majesté a rappelé une vérité essentielle : « Celui qui ne rêve pas meurt avant de mourir ». Pour le souverain, le rêve constitue la pierre angulaire de toute édification, qu'elle soit individuelle, communautaire ou nationale.

Fidèle à la tradition, la cérémonie a été rythmée par trois sorties rituelles, chacune délivrant un message symbolique fort. La toge rouge, symbole de protection, d'autorité et de la détermination du chef à défendre son peuple. La toge blanche, rappel de son rôle de médiateur et d'artisan de paix. La tenue multicolore, Illustration de la diversité, de la cohésion sociale et de la richesse des différences au sein de la communauté.

Plusieurs chefs traditionnels de la ville sont venus honorer cette 21e cérémonie de Nabasga.

Une sobriété solidaire

Cette édition s'est distinguée par l'absence des habituels coups de fusil traditionnels. Sa Majesté a présenté ce choix comme un acte de conscience et de paix face au contexte national sensible. « L'esprit du fusil demeure », a-t-il précisé, soulignant que la vigilance, la résilience et la dignité sont, elles aussi, des formes de combat. Cette retenue volontaire – moins de troupes et de festivités – traduit une solidarité avec les défis actuels du pays : « Notre joie n'est pas encore totale », a confié le chef.

Il fallait que mes paroles ne s'envolent pas,… Dixit Naaba Saga 1er, chef d'Issouka

L'autre moment fort a été la dédicace du premier ouvrage de Sa Majesté : « Recueil des messages des Na-Baasga intérieurs ». Après deux décennies de discours, le chef a souhaité consigner ses paroles par écrit. « Il fallait que mes paroles ne s'envolent pas, mais qu'elles soient conservées pour que chacun puisse se les approprier », a-t-il expliqué. Ce livre se veut une bibliothèque de valeurs, retraçant sa vision pour le Burkina Faso. Il a également annoncé la rédaction d'un second ouvrage consacré à son parcours personnel et à la compréhension de l'institution de la chefferie traditionnelle.

Première sortie du chef en toge rouge, symbole de protection, d'autorité et de la détermination du chef à défendre son peuple.

En conclusion, Naaba Saaga Ier a exhorté chaque Burkinabè à rêver pour soi, pour sa famille et pour la nation. Le Na-Baasga demeure, à ses yeux, un acte de mémoire indispensable pour honorer les ancêtres. Cette édition 2026 restera comme un vibrant appel à l'espérance et à la construction collective d'un Burkina Faso « vert, grand et prospère ».

Prince Omar
Lefaso.net

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Décès de Gaston Noel TIENDREBEOGO : Remerciements

Tue, 03/02/2026 - 09:30

Le Larlé Naba Tigré, les grandes familles TIENDREBEOGO, SOURWEMA, OUEDRAOGO, SANFO, TAPSOBA à Larlé, Kossodo, Dabaré, Monemtenga, Tempèlga et Kologh-Kom.
Les familles alliées GAMENE, NITIEMA, CONGO, FORO, TAMINI, BARRY, CISSE, SAWADOGO, DAYAMBA TRAORE à Garango, Béré, Toma, Nouna, Ouahigouya, Kongoussi et Ouagadougou,

Les enfants Melvyne et Miguèl,
Très touchés par les nombreuses marques de compassion, de solidarité et de soutien multiforme qui leur ont été manifestées lors du décès de leur fils, frère, beau-frère, époux et père, TIENDREBEOGO Gaston Noël, survenu le 27 janvier 2026, et de son inhumation le 28 janvier 2026.

Ils expriment leur sincère gratitude et leurs remerciements à :
• Au personnel de la clinique CANDAF ;
• Au Directeur général du CHU Bogodogo et à son personnel ;
• Au Directeur général du Centre national de transfusion sanguine (CNTS) et à son personnel ;
• À la CCB Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus de la paroisse Saint François d'Assise ;
• Aux promotionnaires et anciens collaborateurs du défunt ;
• Aux voisins, connaissances et à tous ceux qui, de près ou de loin, ont apporté leur soutien multiforme lors de cette douloureuse épreuve.
Que le Tout-Puissant bénisse chacun et rende au centuple ses bienfaits.

Union de prières.

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Décès de Irène Adélaïde H. Bondé : Faire-part

Tue, 03/02/2026 - 09:00

« Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur » Apocalypse 21,4

Les Grandes familles : Ouattara, Coulibaly, Kam, Palm, Sou, Somda et alliées à Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Diébougou, Dolo, Bondigui

Les Grandes familles : Bondé et Bonou à Ouagadougou, Boni, Bobo-Dioulasso et Vy

Les famille alliées et amies : Mihin, Ymien, Bambio, Ouattara, Bani, Compaoré, Lanou, Gnoumou, Houmboué, Cissé, Koné, Levry, Traoré, Coulibaly, Konaté, Kwendé, Doannio, Liehoun, Botoni, Zoundi et Bado à Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Houndé, Boni, Côte d'Ivoire, Canada et Etats Unis d'Amérique.

Les enfants :
• Seborema Jean Emmanuel dit PV et son épouse Déborah,
• El'Dianwa Janine,
• Daourou Jérémie et son épouse Youma

Les petits enfants : Ariel, Aurelia, Hayden-Loic, James, Aurel, Annaelle, Jordan, Marie-Ange

Ont la profonde douleur de vous annoncer le décès de leur Mère, Epouse, Grand-mère, Belle-mère, Sœur, Tante, Cousine et Amie

Madame Irène Adélaïde H. Bondé,
épouse de Feu Colonel Syé Joseph Ouattara,
Secrétaire de Direction à la retraite,
décès survenu le 29 Janvier au CHU de Bogodogo.

Programme des obsèques
Jeudi 05 février
• 15h 00 : Levée du corps à la morgue du CHU de Bogodogo
• 19h 00 : Veillée de prière a son domicile sis à Zogona

Vendredi 06 février
• 8h 30 : Levée du corps à son domicile
• 9h 00 : Absoute en l'église Paroissiale St Camille suivie de l'inhumation au cimetière municipal de Gounghin.

« J'ai combattu le bon combat, j'ai achevé la course, j'ai gardé la foi »
2 Timothée 4:7

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Paix, pardon et sécurité : Les dozos mobilisés à Bobo-Dioulasso pour le Dankoun 2026

Mon, 02/02/2026 - 23:42

À l'occasion de la célébration annuelle du Dankoun, rituel majeur de la confrérie dozo, l'Union nationale des dozos du Burkina a organisé une série d'activités à Bobo-Dioulasso. Le vendredi 30 janvier 2026, une importante délégation de dozos, conduite par le « dozoba » Aly Konaté, a effectué une tournée auprès des autorités coutumières et religieuses de la ville. Objectif : accomplir des sacrifices et des rituels de pardon entre dozos, tout en implorant le retour de la paix et de la sécurité au Burkina Faso.

L'Union nationale des dozos du Burkina a organisé, du 28 au 31 janvier 2026 à Bobo-Dioulasso, la 13e édition du Dankoun. Cet évènement majeur de la confrérie a été ponctué par plusieurs activités dont le rituel d'immolation pour la paix et la sécurité au Burkina Faso. C'était le vendredi 30 janvier dernier. Cette journée a ainsi permis à la confrérie d'effectuer une tournée chez des chefs coutumiers et religieux. La délégation s'est rendue chez le grand imam de la mosquée de Dioulasso, chez le Golotigui, le chef de Kibidoué, le chef de Dagasso, le chef dioula, etc.

Le clou de cette activité a eu lieu à Kibidoué à travers l'immolation d'animaux, dont une partie s'est faite loin des caméras et appareils photo. Après cette tournée symbolique chez les chefs coutumiers, le président de l'Union nationale des dozos du Burkina a animé un point de presse au cours duquel il a longuement expliqué l'organisation, les valeurs et la mission de la confrérie dozo, souvent au cœur de controverses et de perceptions négatives.

Le clou de cette activité a eu lieu à Kibidoué à travers l'immolation d'animaux

« Le dozo, c'est d'abord une école et une confrérie »

Pour Aly Konaté, les amalgames autour du « dozoya » sont nombreux. « Un dozo est un guerrier, un tradipraticien, un protecteur de son village, de son quartier et de son pays. Il est aussi un protecteur de l'environnement », a-t-il expliqué. Selon lui, il est important de distinguer la confrérie dozo, qui repose sur des règles traditionnelles et initiatiques, de l'Union nationale des dozos, créée pour des raisons administratives afin d'exister légalement vis-à-vis de l'État burkinabè.

« Dozo, ce n'est pas une association au sens moderne du terme. Un chef dozo n'est ni voté ni imposé. Il est intronisé selon des règles connues des initiés, et il meurt chef dozo », a insisté le « dozoba » Aly Konaté. Il précise que l'Union nationale regroupe aujourd'hui environ une centaine d'associations, avec 208 chefs dozos reconnus à travers le pays. À l'en croire, « dozoya », souvent mal compris, est présenté comme une école. « On devient dozo par initiation. Mais pour pratiquer le « dozoya », il faut aller à l'école du « dozoya ». Ceux qui ont suivi cette école sont appelés les « dozoden » (littéralement : enfant-dozo) », explique Aly Konaté.

Les dozos n'ont pas marchandé leur participation aux différentes activités

Financement du Dankoun : « Nous n'avons jamais mendié »

Interrogé sur le financement des activités, notamment du Dankoun, le président de l'union se veut catégorique : « Nous n'avons jamais mendié pour organiser nos rituels. » Selon lui, chaque dozo participe avec ses propres moyens. « Le président ne paye pas de poulet. Chaque dozo vient avec son poulet, son matériel rituel et son transport », affirme-t-il.

Il ajoute que la majorité des rituels se déroulent en brousse, loin des regards du public et des médias. « Ce que vous voyez, ce n'est que la façade. Le cœur de la cérémonie est ailleurs », précise-t-il, soulignant que la capacité d'accueil et de prise en charge des initiés fait partie des responsabilités d'un chef dozo. « Un chef dozo n'est jamais un pauvre. Il doit avoir le savoir, la connaissance et les moyens », martèle-t-il.

Dozoba, dozoden, soma : lever la confusion

Le « dozoba » Aly Konaté est également revenu sur la différence entre « dozoba, dozoden et soma », des appellations souvent confondues. « Chef dozo est une appellation française. En dioula, on dit « dozoba » », explique-t-il. Le terme renvoie symboliquement à la relation mère-enfant dans l'initiation, la “mère dozo” étant celle ou celui qui enseigne les premiers pas dans la confrérie. Concernant les « soma », il précise qu'il s'agit généralement de dozos plus âgés, qui ne vont plus en brousse et se consacrent aux soins par les plantes et les savoirs traditionnels. « Un jeune initié de deux ou trois ans ne peut pas se proclamer soma ou chef dozo », tranche-t-il.

Le présidium lors de la conférence de presse

Les coups de feu, « le nom de famille des dozos »

La question des coups de feu lors des cérémonies dozos, source d'inquiétude pour certaines populations, a également été abordée. « Quand on dit dozo, on parle d'armes et de fusils. Les coups de feu, c'est le nom de famille de la confrérie », laisse entendre Aly Konaté. Il explique que d'autres groupes traditionnels, comme les « soma ou les doma », ne procèdent pas de la même manière, même si les tenues peuvent se ressembler aux yeux des non-initiés.

« On devient dozo par initiation. Mais pour pratiquer le « dozoya », il faut aller à l'école du « dozoya » », selon Aly Konaté

Sur la lutte contre le terrorisme, le président de l'union souligne une contribution significative des dozos à la sécurisation du territoire, notamment dans l'Ouest du pays. « Il n'y a pas de différence aujourd'hui entre les FDS et les dozos. C'est la même lutte que nous menons », a-t-il affirmé, soulignant la collaboration étroite avec les forces de défense et de sécurité. Il met également en avant les actions en faveur de la cohésion sociale, citant la rencontre avec le grand imam de Bobo-Dioulasso comme un signal fort. « Ce n'est ni une guerre religieuse ni une guerre ethnique », insiste-t-il, appelant les médias à jouer pleinement leur rôle dans la communication en temps de guerre.

« Nous n'avons jamais mendié pour organiser nos rituels », a indiqué Aly Konaté

Un rituel de pardon et de transmission

Le Dankoun, rappelle Aly Konaté, est avant tout un moment de communion, de pardon et de transmission des savoirs. Chaque année, les dozos se retrouvent pour demander pardon, partager leurs connaissances et soigner ceux qui ont rencontré des difficultés dans l'exercice de leurs missions. Cette année, plus de 3 000 initiés sont déjà recensés, et les initiations se poursuivent. Au cours de cette conférence de presse, le « dozoba » Aly Konaté n'a pas manqué de lancer un appel aux hommes de médias et à l'ensemble des Burkinabè pour leur implication dans la lutte contre le terrorisme. « Chaque jour, demandons-nous ce que nous avons fait pour aider notre pays qui est en guerre », a-t-il lancé.

Romuald Dofini
Lefaso.net

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Burkina/Innovation : Issouf Korogo, le concepteur autodidacte qui crée des solutions pour l'agriculture locale

Mon, 02/02/2026 - 23:40

Dans un espace encombré de ferrailles, de tôles et de machines en gestation, Issouf Korogo façonne bien plus que des machines. À force d'observation, d'essais et d'échecs, cet autodidacte est un personnage important du monde agricole. À ses côtés, certains de ses enfants et des jeunes apprentis perpétuent son savoir qu'il a forgé loin des bancs de l'école, mais profondément enraciné dans les besoins des agriculteurs et des transformateurs. Portrait d'un homme pour qui créer, c'est d'abord être indépendant et utile.

La première chose qui frappe chez Issouf Korogo, c'est sa présence discrète en tant que patron. Drapé dans une tenue relaxe, il se déplace lentement dans son atelier, observe, touche, corrige ce qui doit l'être d'un geste précis. Autour de lui, le vacarme du métal, les étincelles de la soudure, l'odeur de fer chauffé, créent une atmosphère d'usine à ciel ouvert. Chaque pièce, chaque machine inachevée semble attendre son heure. Issouf Korogo est fabricant de machines mécaniques.

Des moulins, des décortiqueuses, des vanneuses, des équipements pour l'agriculture, l'élevage et la transformation agroalimentaire. Mais réduire son métier à une simple fonction serait insuffisant. Issouf Korogo est avant tout un concepteur. Sur une simple explication, parfois quelques explications gesticulées par un client, il est capable d'imaginer et de fabriquer une machine adaptée à un besoin précis. Il a un esprit tourné vers le contexte local, les habitudes de consommation et les réalités du terrain burkinabè.

Son atelier porte un nom qui résume à lui seul sa philosophie, “Sougr Nooma”, en langue mooré, pour exprimer la force du pardon. « Selon moi, il faut du pardon, de la tolérance et de la patience dans tout ce que l'on entreprend », explique-t-il. Et la patience, Issouf Korogo en a fait une vertu cardinale car il lui a fallu plusieurs décennies pour construire et en arriver là.

Après de nombreuses années comme acteur principal de son atelier, Issouf Korogo délègue les tâches. Mais malgré son âge, il participe toujours et supervise les travaux

Ces connaissances, il ne les a pas acquises à l'école. Il le dit sans détour mais avec humilité. « Je ne suis jamais allé à l'école, mais je crée des instruments utiles que certaines personnes ayant fait l'école avec de gros diplômes ne peuvent pas faire. » Son parcours commence par la mécanique, un domaine qu'il exerce pendant près de vingt ans. Puis vient le déclic d'observer, de comprendre, d'adapter puis de créer. « Je n'ai pas appris la conception avec quelqu'un. J'ai juste décidé d'observer et de faire des machines adaptées à notre contexte », dit-il.

Aujourd'hui, cela fait 42 ans qu'il travaille dans cet univers. Quarante-deux ans de combats silencieux, d'essais ratés, de machines mal conçues avant d'atteindre l'efficacité. « Le nombre de machines que j'ai mal faites avant d'en arriver à de bonnes machines est difficile à dénombrer. » Mais Issouf Korogo ne s'est jamais laissé décourager, même lorsque personne ne croyait en lui. « Quand j'ai décidé de créer moi-même des machines, les gens n'y croyaient pas », raconte l'homme.

Ce qui l'a poussé à concevoir au début, ce ne sont ni les marchés ni la reconnaissance, mais la souffrance observée dans les champs et les concessions du monde rural. « Nos agriculteurs et nos femmes souffrent après les récoltes. » Il cite le maïs, l'arachide, le karité, le soumbala. Des produits du quotidien dont la transformation, souvent manuelle, est pénible et chronophage. « C'est souvent parce que les femmes travaillent manuellement qu'elles disent que certaines amandes n'ont pas de beurre. » Même logique pour le soumbala, où le décorticage à la main pousse parfois à des pratiques pénibles. Pour Issouf Korogo, chaque machine est une réponse concrète à une difficulté du quotidien.
Il raconte comment il a conçu des machines capables d'égrainer le maïs ou de décortiquer l'arachide sans y mêler des débris. Pour le beurre de karité, il propose une machine qui, en cinq minutes, peut extraire l'amande, l'écraser et extraire le beurre.

Assami Korogo, en gilet jaune, a quitté l'école pour rejoindre son père dans l'aventure

Dans son atelier, l'homme n'est pas seul. Son fils, Assami Korogo, porte un gilet jaune et évolue avec assurance entre les machines. Cela fait une dizaine d'années qu'il travaille aux côtés de son père. Contrairement à Issouf Korogo, Assami est allé à l'école avant de rejoindre l'atelier. Une double formation qui renforce la transmission. « Mon père est un patron flexible, mais rigoureux », confie-t-il. Rigueur dans le travail, exigence sur les délais, mais Issouf Korogo reste un homme compréhensif selon ses collaborateurs.

Une volonté de transmettre

Il reconnaît ne plus être très valide pour certains travaux physiques, mais son esprit, lui, reste en éveil permanent. C'est pourquoi Issouf Korogo forme de nombreux jeunes. « Pour réussir à fabriquer ces machines, il faut de l'intelligence, un esprit vif et surtout la volonté », conseille-t-il, mettant en garde contre l'envie, la colère, l'impatience. « Si tu es envieux, tu ne peux pas créer. C'est la comparaison qui va dominer ton travail et non la volonté d'être utile. »

Il porte aussi un regard critique mais lucide sur la jeunesse. « À la première remarque, certains abandonnent. » Pourtant, il croit à la formation, à la création locale, à l'entrepreneuriat comme rempart contre le chômage et l'exil. « S'il y a du travail qui rapporte vraiment, aucun jeune ne va quitter volontairement son pays pour l'inconnu », pense-t-il. La dynamique actuelle d'appui aux agriculteurs et aux éleveurs le réjouit. Il évoque la vision présidentielle d'une production endogène pour fabriquer ici ce qui était importé hier. Pour lui, c'est une évidence. « Si j'ai une commande de machines, je ne peux pas travailler seul. Je suis obligé de recruter et de former. Et cela contribue à réduire le chômage. »

« Dans mon atelier de travail, certains découpent le fer, d'autres soudent et il y en a qui font la peinture. Moi seul je ne peux pas travailler et être efficace. Ainsi, je crée des futurs entrepreneurs mais aussi une main-d'œuvre expérimentée. »

Le rêve de l'autodidacte est d'ouvrir un centre de formation. « Si beaucoup de jeunes sont formés, ça va beaucoup aider l'entrepreneuriat. » En attendant de réaliser ce rêve, son atelier fait office de salle de classe, de laboratoire pour les personnes désireuses d'apprendre. Il indique d'ailleurs être disponible pour mettre ses connaissances à profit pour former les jeunes.

Farida Thiombiano
Lefaso.net

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Burkina/Télévisions privées : L'urgence d'un nouveau modèle économique face aux mutations numériques

Mon, 02/02/2026 - 23:36

Réunis à Ouagadougou les 4 et 5 décembre 2025 à l'initiative de l'Union burkinabè des éditeurs privés de services de télévision (UBES TV), les acteurs de l'audiovisuel privé ont engagé une réflexion stratégique majeure sur l'avenir de leur secteur. Placé sous le thème « L'avenir des télévisions privées au Burkina Faso : résilience économique et innovation en contexte de crise », cet atelier a mis en lumière les défis existentiels auxquels font face les chaînes privées. La communication d'Abdoul-Aziz Bamogo, ancien président du Conseil supérieur de la communication (CSC) et expert en stratégie médiatique, s'est imposée comme l'un des temps forts de ces échanges. Intitulée « Marketing et économie des médias : stratégies de diversification des revenus et modèles économiques innovants », sa thématique a posé un diagnostic sans complaisance. Cela en proposant des orientations concrètes pour permettre aux télévisions privées de sortir d'une logique de survie pour entrer résolument dans une dynamique d'innovation et de création de valeur.

D'entrée de jeu, l'ancien président du Conseil supérieur de la communication, Abdoul-Aziz Bamogo, plante le décor en soulignant la problématique centrale. Celle de l'avenir des télévisions privées burkinabè face à la difficulté croissante à assurer leur viabilité économique et leur compétitivité, dans un environnement désormais marqué par une triple pression structurelle.

La première pression évoquée par Abdoul-Aziz Bamogo est d'ordre économique. La crise sécuritaire et la fragilisation du tissu productif national ont entraîné selon lui, une contraction des budgets publicitaires, principale source de revenus des télévisions privées. Cette dépendance quasi exclusive à la publicité classique rend les chaînes extrêmement vulnérables aux chocs conjoncturels.

La deuxième pression, elle, est d'origine structurelle et concurrentielle. De son point vue, l'avènement de la Télévision numérique terrestre (TNT) a favorisé une multiplication des chaînes, sans que cette croissance quantitative ne s'accompagne d'une réelle diversification éditoriale. Résultat, une concurrence frontale sur des segments similaires, une dilution des audiences et un marché publicitaire saturé.

La troisième pression mentionnée par le conférencier relève du registre technologique et numérique, un bouleversement profond qui redéfinit les modes de production, de diffusion et de consommation des contenus audiovisuels. Monsieur Bamogo explique ainsi que les plateformes globales comme YouTube, Facebook ou TikTok captent désormais une part importante de l'attention du public, notamment des jeunes, de même que les budgets publicitaires. Ces plateformes ne sont plus de simples canaux de diffusion, mais de véritables concurrents qui échappent largement aux contraintes réglementaires locales.

Un enjeu de souveraineté et de cohésion sociale

Pour l'expert en stratégie médiatique, la fragilisation des télévisions privées ne relève pas uniquement d'un problème économique. Elle pose un enjeu stratégique national. Les médias audiovisuels jouent un rôle central dans la production d'une information fiable, la cohésion sociale, l'éducation citoyenne et la lutte contre la désinformation.

La perte de viabilité économique des médias nationaux ouvre un boulevard aux narratifs exogènes et aux contenus non vérifiés, mettant en péril la maîtrise de l'information et à terme, la stabilité sociale. Assurer la résilience économique des télévisions privées devient ainsi, insiste-t-il, un impératif de souveraineté médiatique.

L'impératif du repositionnement stratégique

Face à cette situation, la première recommandation forte de la communication d'Abdoul-Aziz Bamogo porte sur la nécessité d'un repositionnement stratégique lucide et courageux. Pour lui, le marché audiovisuel ne se limite plus aux seules chaînes de la TNT. La concurrence est désormais une lutte pour l'attention. Les Web TV locales, mais surtout les plateformes numériques mondiales, doivent être intégrées dans toute analyse stratégique. Chaque minute passée sur un réseau social est une minute perdue pour la télévision classique.

Le conférencier rappelle que les habitudes de consommation évoluent rapidement pour tendre vers des formats courts, avec de la mobilité, de l'interactivité, et la participation du public. Le téléspectateur n'est plus passif, il devient acteur. Ignorer ces mutations revient, poursuit-il, à marginaliser durablement le modèle linéaire.

Capitaliser sur les actifs uniques des télévisions traditionnelles

Malgré cette concurrence accrue, l'expert soutient que les télévisions privées disposent d'atouts que les plateformes numériques ne peuvent aisément reproduire. Le premier selon lui, est la crédibilité éditoriale. Dans un environnement saturé de fake news, la confiance du public reste une valeur forte et monétisable, notamment auprès des annonceurs institutionnels.

Le second atout réside dans le patrimoine de contenus et de figures médiatiques, comme les archives, les émissions phares, les animateurs populaires. Ces actifs, souvent sous-exploités, peuvent être numérisés et monétisés, conseille-t-il, notamment auprès de la diaspora.

Monsieur Bamogo souligne également que l'ancrage territorial constitue un avantage décisif. Il affirme que la proximité avec les communautés locales, les ONG et les institutions de développement, permet de capter des financements liés à des programmes d'intérêt public.

La spécialisation comme levier de différenciation

L'un des messages centraux de cette communication est l'abandon progressif du modèle généraliste. Dans un marché fragmenté, vouloir faire du tout, estime Abdoul-Aziz Bamogo, conduit à la dilution. Ainsi, la spécialisation thématique (économie, jeunesse, agriculture, culture, éducation), recommande-t-il, permet de bâtir une identité forte, de fidéliser une audience qualifiée et d'attirer des annonceurs de niche.

Ce passage d'une télévision de masse à une télévision d'influence ciblée constitue, selon monsieur Bamogo, l'une des clés majeures de la résilience économique.

Diversifier les revenus au-delà de la publicité classique

À ce niveau, le conférencier signale que le repositionnement stratégique n'a de sens que s'il se traduit par une diversification effective des sources de revenus. Il indique que la publicité classique ne doit pas être abandonnée, mais profondément transformée. Il s'agit ici, souligne monsieur Bamogo, de passer à une publicité ciblée, data-driven et intégrée, capable d'offrir aux annonceurs des campagnes mesurables et pertinentes.

Les formats innovants comme le native advertising, le placement de produit ou le brand content permettent, précise-t-il, une intégration plus naturelle des marques, tout en respectant l'expérience du public. Par ailleurs, les partenariats institutionnels et les contrats pluriannuels autour de programmes d'intérêt général, offrent à son avis, une stabilité financière bienvenue.

Monétiser efficacement les audiences numériques

L'ancien président du CSC mentionne que la migration des publics vers le numérique représente une opportunité majeure. Les plateformes dans leur globalité doivent être considérées non comme des ennemies, mais comme des canaux de distribution et de revenus.

Une stratégie numérique offensive implique pour lui, la production de contenus spécifiques, l'optimisation des algorithmes et l'activation systématique des mécanismes de monétisation. À cela s'ajoutent les modèles freemium, les abonnements premium, le replay sans publicité et les services interactifs payants via le Mobile Money, dans le respect du cadre légal.

Créer une économie hors média

Pour réduire la dépendance aux aléas publicitaires, l'expert en stratégie médiatique préconise que les télévisions doivent développer des activités complémentaires. L'événementiel, la production audiovisuelle pour des tiers, le consulting en communication ou encore le merchandising constituent selon lui, des sources de revenus additionnelles.

En devenant des entreprises de contenus et de services, et non plus de simples diffuseurs, les télévisions privées transforment leurs coûts fixes en opportunités économiques.

Modèles innovants, data et intelligence artificielle

La transformation durable passe par l'adoption de modèles économiques innovants centrés sur le public. Le modèle freemium/premium permet de convertir une audience gratuite en abonnés fidèles. Les plateformes hybrides TV + digital, appuyées par des applications mobiles intégrant le paiement numérique, renforcent la relation directe avec le public.

La data devient un actif stratégique. La connaissance fine des audiences permet à la fois de personnaliser l'offre, de mieux vendre la publicité et de justifier des tarifs plus élevés. L'intelligence artificielle, quant à elle, offre des gains considérables en productivité, en réduction des coûts de production et en amélioration de la qualité éditoriale.

Mobiliser la communauté et la diaspora

Abdoul-Aziz Bamogo met également en avant le potentiel du financement communautaire. Le crowdfunding et le mécénat digital permettent de financer des projets précis à forte valeur sociale ou journalistique, tout en renforçant l'engagement du public et de la diaspora. Ce modèle participatif, explique-t-il, consolide la crédibilité des médias et crée un cercle vertueux entre qualité du contenu, engagement citoyen et viabilité économique.

La réussite de cette mutation repose sur des fondations internes solides. Une gouvernance rigoureuse et transparente est indispensable pour attirer partenaires et investisseurs. Parallèlement, l'investissement dans les compétences numériques et la formation continue des équipes devient incontournable.

Enfin, l'expert estime que la résilience économique ne peut être uniquement individuelle. De ce fait, l'ancien président du CSC encourage la mutualisation des infrastructures, le partage d'outils technologiques, et le plaidoyer collectif porté par l'UBES TV, toutes choses qui sont essentiels à l'amélioration de l'environnement économique et réglementaire du secteur.

Construire la souveraineté médiatique de demain

Ainsi, la communication d'Abdoul-Aziz Bamogo trace une voie claire et limpide, selon laquelle, les télévisions privées burkinabè doivent impérativement sortir d'une logique de survie pour embrasser une dynamique d'innovation, de spécialisation et de diversification.

Au-delà des entreprises, l'enjeu est national. Assurer la viabilité économique des médias audiovisuels privés, c'est préserver la qualité de l'information, renforcer la cohésion sociale et protéger la souveraineté médiatique du Burkina Faso. L'avenir de l'audiovisuel privé ne se subit pas. Il se pense, se construit et s'assume collectivement.

Hamed Nanéma
Lefaso.net

Categories: Afrique, European Union

Contrats d'objectifs 2025 : Environ 400 à 500 villages reconquis

Mon, 02/02/2026 - 23:33

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a lancé ce lundi 02 février 2026, l'évaluation des contrats d'objectifs 2025, des membres du gouvernement. Premier département audité, le ministère de la Guerre et de la Défense patriotique enregistre une performance globale de 92,32 %, portée par les avancées sécuritaires, la reconquête territoriale et le renforcement des capacités des forces engagées dans la lutte contre le terrorisme.

À l'issue de cette évaluation, le département en charge de la Guerre et de la Défense patriotique a enregistré un taux d'exécution physique de 92,32 %, traduisant une performance globalement satisfaisante au regard des objectifs assignés.


‎Ce résultat est issu de la mise en œuvre d'une trentaine d'activités majeures, principalement axées sur la montée en puissance des forces combattantes, la reconquête du territoire national, la stabilisation des localités, le retour progressif des populations déplacées, ainsi que la prise en charge psychologique et psychosociale des forces engagées.


‎Selon le Ministre d'État, l'intensification des opérations militaires a permis le contrôle intégral de près de 74 % du territoire national, correspondant à environ 400 à 500 villages reconquis, renforçant ainsi la dynamique de sécurisation et de restauration de l'autorité de l'État.


‎Le Général de division Célestin Simporé a, à cette occasion, rendu un vibrant hommage aux Forces de défense et de sécurité, aux Volontaires pour la défense de la Patrie, ainsi qu'aux vaillantes populations, pour leur engagement déterminé dans le combat pour la liberté, l'indépendance et la souveraineté véritable du Burkina Faso et de l'espace confédéral AES.


‎Le Premier ministre a félicité le Ministre d'État et l'ensemble de son département pour les efforts soutenus consentis dans la lutte contre le terrorisme et la sécurisation du territoire national.

‎Se projetant sur l'année 2026, le Chef du Gouvernement a réaffirmé l'engagement ferme de l'État à accompagner les forces armées, notamment à travers le recrutement, la formation, le renforcement de la logistique et des équipements, ainsi que la consolidation des mécanismes de prise en charge sanitaire et psychosociale des combattants blessés et des personnes affectées par le terrorisme.


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Source : DCRP Primature

Categories: Afrique, European Union

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