Fondement d'une vie équilibrée, prendre soin de son bien-être psychologique n'est pas un luxe, mais une nécessité. Sans une bonne santé mentale, il est difficile, voire impossible de faire preuve de résilience face aux épreuves. Conscient de cette réalité, le Rotaract Club de Ouagadougou Millenium a sollicité l'expertise de Pamela Miriam Kabré, consultante en développement des personnes et des organisations et en santé holistique. Et cela, pour l'animation d'une conférence sur un sujet dont l'importance n'est plus à démontrer. « Santé mentale et résilience », c'est le thème de cette conférence qui a rassemblé le samedi 28 mars 2026, à Ouagadougou, un public diversifié.
Entre diagnostics scientifiques et clés de reconstruction, la consultante en développement des personnes et des organisations, a su capter l'attention de l'assistance en posant une vérité essentielle : la qualité de votre vie dépend profondément de votre état intérieur.
Dès l'entame de son propos, Pamela Miriam Kabré a tenu à rappeler la définition fondamentale de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Elle affirme que l'OMS définit la santé mentale comme étant un état de bien-être qui permet à chacun de réaliser son potentiel, de faire face aux difficultés normales de la vie, de travailler avec succès et de manière productive, tout en apportant une contribution à sa communauté. « Notre vie est le reflet de ce qui se passe à l'intérieur de nous », a martelé l'experte, posant ainsi le décor d'une réflexion où la psyché devient le moteur de la performance et de l'épanouissement.
Elle a ainsi insisté sur le fait que la santé mentale ne se résume pas à l'absence de maladie, mais constitue un équilibre global entre les dimensions émotionnelle, psychologique et sociale. Dans cette dynamique, elle a proposé une lecture structurée des différents troubles mentaux qui peuvent affecter l'être humain. Parmi ceux-ci, figurent les troubles de l'humeur, les troubles anxieux, les troubles psychotiques, les troubles du comportement alimentaire, les troubles de la personnalité, les troubles du neuro-développement, ainsi que ceux liés aux addictions, au sommeil et aux fonctions cognitives. Une manière de montrer que ces réalités sont multiples et souvent interconnectées.
« Cela me réjouis de savoir que les gens sont de plus en plus ouverts et veulent apprendre davantage sur la santé mentale », Pamela Miriam Kabré, architecte du développement humain et de la performance organisationnelleComprendre TDAH et TDA pour mieux agir
Abordant la question du Trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH ou TDA), la conférencière a détaillé les manifestations caractéristiques de ces troubles. Elle a expliqué que le TDAH se traduit par une agitation constante, une impulsivité marquée, une difficulté à rester en place ou encore une tendance à parler excessivement. À l'inverse, le TDA se manifeste davantage par une inattention chronique, des oublis fréquents, une désorganisation et une incapacité à mener une tâche à son terme.
Lorsque les personnes atteintes du TDH ne sont ni diagnostiquées ni prises en charge dans les meilleurs délais, cela les expose très souvent à des échecs scolaires et professionnels répétés, tout en compromettant leur capacité à s'intégrer pleinement sur le plan social. Toutefois, Pamela Kabré a rassuré son auditoire en évoquant des solutions accessibles, notamment la médication, les thérapies cognitives et comportementales, ainsi que l'utilisation de certaines plantes proposées par la conférencière. Elle a surtout insisté sur l'importance de la compréhension et de l'accompagnement, afin d'éviter les jugements hâtifs et les stigmatisations.
Les participants étaient composés notamment de jeunes, d'étudiants et de professionnels désireux de mieux comprendre les enjeux liés à l'équilibre psychologiqueDépression et stress, des réalités silencieuses mais dévastatrices
La dépression a également été au cœur des échanges. Elle est définie comme un trouble de l'humeur caractérisé par une tristesse persistante, un sentiment de vide intérieur et un profond désespoir. Elle peut se manifester par divers symptômes tels que la fatigue chronique, les troubles du sommeil, les variations de poids, la perte d'intérêt ou encore des difficultés à accomplir les tâches quotidiennes.
La conférencière a insisté sur le fait que ces signes ne doivent jamais être négligés.
Quant au stress, elle en distingue deux formes principales. Le stress conscient, perceptible à travers des manifestations physiques et émotionnelles comme l'augmentation du rythme cardiaque, les tensions musculaires ou l'irritabilité. Et le stress inconscient, plus insidieux, qu'elle qualifie de « tueur silencieux ». Ce dernier agit en profondeur sur l'organisme et peut entraîner des conséquences graves, notamment l'apparition de maladies comme le cancer, le vitiligo, les ulcères, l'alopécie, la constipation chronique, ainsi qu'un risque accru d'AVC.
Pour y faire face, Pamela Kabré recommande des pratiques telles que les exercices de relaxation, l'utilisation de solutions huileuses à base de macérats de plantes qu'elle a développées et mises à la disposition du public. Ces solutions selon elle, contribuent à stabiliser le stress, prévenir l'apparition des maladies chroniques, ralentir le vieillissement, améliorer la productivité au travail et favoriser la perte de poids, ainsi que la régulation des glandes surrénales.
« Cette conférence nous a permis de voir un peu certaines difficultés que nous vivons, notamment les jeunes. J'ai pu ainsi voir ce qui ne va pas et comment y remédier », Abdoul Kabir Dabré, étudiant en informatique et télécoms à l'Institut supérieur de technologiesDes solutions pratiques pour renforcer sa résilience
Loin de se contenter d'un constat, la conférence a ouvert des pistes concrètes vers la résilience. Pour les troubles de l'attention, des solutions allant de la médication aux thérapies cognitives comportementales, jusqu'aux plantes dont elle dispose ont été évoquées. Pour contrer la dépression et le stress, l'accent a été mis sur la régulation du système endocrinien et la stimulation du nerf vague.
Pamela Kabré a encouragé l'auditoire à cultiver des sources naturelles de bien-être, comme la sérotonine (hormone du bonheur) qui s'obtient notamment par la marche en nature, la méditation et la gratitude. La dopamine (système de récompense), elle, s'obtient en célébrant les petites victoires et en prenant soin de soi. L'oxytocine (hormone de l'amour), quant à elle, s'acquiert à travers les conversations profondes et les liens affectifs. Et les endorphines, eux, sont stimulées par le sport et le rire.
La résilience, selon elle, se construit au quotidien à travers de petites actions et une discipline personnelle. Elle repose sur la capacité à transformer les épreuves en opportunités d'apprentissage et de croissance. Dans cette optique, la conférencière a invité chacun à ne pas fuir les difficultés, mais à les affronter avec lucidité et détermination.
Une dimension spirituelle pour compléter l'équilibre intérieur
Fidèle à son approche holistique, Pamela Kabré n'a pas manqué d'intégrer une dimension spirituelle à son intervention. S'appuyant sur des psaumes, elle a rappelé l'importance de la foi et de la paix intérieure dans la gestion des épreuves. Elle a encouragé les participants à se reconnecter à des sources de sérénité et à cultiver une relation personnelle avec le spirituel comme levier de stabilité émotionnelle.
Une initiative saluée et porteuse d'espoir
Interactive et enrichissante, cette conférence du Rotaract club de Ouagadougou Millenium aura permis aux participants de repartir avec une meilleure compréhension des enjeux liés à la santé mentale et des outils concrets pour améliorer leur quotidien.
Étudiante en pharmacie à l'université Joseph Ki-Zerbo, Nejma Traoré, n'a pas caché sa satisfaction à l'issue de la conférence, qui a été pour elle enrichissante et instructive. Elle explique avoir particulièrement apprécié les éclairages apportés sur le TDAH et le TDA, des notions qu'elle connaissait jusque-là de manière superficielle à travers les réseaux sociaux.
« Aujourd'hui, j'ai appris davantage sur la santé mentale grâce à l'approche professionnelle de la conférencière », a confié Nejma Traoré, étudiante en pharmacie à l'université Joseph Ki-Zerbo, saluant la qualité de la conférenceSympathisante de l'association Agir pour la santé mentale, elle affirme également avoir renforcé ses connaissances grâce aux échanges avec des spécialistes du domaine. Pour elle, ce type d'initiative mérite d'être multiplié, surtout auprès des jeunes, car la santé mentale apparaît désormais comme un enjeu majeur qui nécessite davantage de sensibilisation et d'engagement collectif.
Le président du comité d'organisation, Paulin Bassolé, assureur vie de profession et membre du Rotaract Club de Ouagadougou Millenium, a expliqué les motivations profondes ayant conduit à cette initiative sur la santé mentale et la résilience.
Selon lui, la santé mentale constitue une réalité sociologique incontournable qui concerne chaque individu, car nul n'est totalement à l'abri de troubles ou de déséquilibres psychologiques. Partant de ce constat, le club a jugé nécessaire de créer un cadre d'échanges et de sensibilisation afin de mieux orienter les populations et susciter une prise de conscience collective.
« Le choix porté sur Pamela Kabré pour animer la conférence, repose sur la richesse de son parcours et la pertinence de son expertise », a précisé Paulin Bassolé, membre du Rotaract Club de Ouagadougou Millenium et président du comité d'organisationEn guise de message à l'endroit des participants et du grand public, Paulin Bassolé a insisté sur l'importance de prendre soin de sa santé mentale avec la même rigueur que sa santé physique. Il a notamment encouragé chacun à ne pas hésiter à consulter des spécialistes, tels que les psychiatres, dès l'apparition des premiers signes de trouble, afin d'éviter toute aggravation.
Pour lui, une prise en charge précoce permet d'apporter des solutions efficaces, tandis que le retard dans les consultations peut compliquer la situation. Il a par ailleurs exprimé sa gratitude envers le psychiatre Dr Alphonse Nikiéma et la présidente de l'association Agir pour la santé mentale en Afrique, Kevine Konkobo, qui ont aussi apporté leur contribution à cette rencontre.
Au-delà des connaissances acquises, c'est un véritable appel à la prise de conscience et à l'action qui a été lancé. Dans un contexte où les défis personnels et professionnels sont de plus en plus complexes, cette initiative apparaît comme une contribution précieuse à la construction d'une société plus équilibrée, consciente et résiliente. Une chose est certaine : les graines semées lors de cette rencontre continueront de porter des fruits dans la vie de nombreux participants.
Hamed Nanéma
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Le commissariat de Police de l'Arrondissement n°2 de Ouagadougou a démantelé deux groupes criminels actifs dans plusieurs localités, nous informe la page Facebook de la police nationale du Burkina Faso. Ces réseaux se livraient notamment au vol, au recel d'engins à deux roues et aux braquages. Ils sont âgés de 17 à 39 ans.
Le premier groupe fonctionnait de manière structurée : certains membres subtilisaient des motos dans des villes et sites aurifères, tandis que d'autres se chargeaient de leur transformation à Ouagadougou avant leur revente à Cinkansé. Le second réseau, constitué de récidivistes, menait des agressions nocturnes à l'arme à feu contre des personnes isolées dans plusieurs quartiers de la capitale tels que Dapoya, Toudbweogo, Saaba et Tanghin.
Le montant des pertes est estimé à plus de 50 millions de francs CFA. L'intervention policière, facilitée par la coopération des citoyens, a permis la saisie d'armes et de plusieurs engins. Les autorités appellent à la vigilance collective.
Lefaso.net
Le nouveau siège de Coris Bank International SA a été officiellement inauguré ce vendredi 3 avril 2026 au quartier Koulouba, à Ouagadougou. La cérémonie a été présidée par le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, en présence de plusieurs membres du gouvernement, d'acteurs du secteur financier et de partenaires.
Implanté sur une parcelle de 3 172 m², l'édifice développe une surface construite totale de 16 760 m². Il se présente sous la forme d'un immeuble de type R+14 avec sous-sol, soit 16 niveaux au total, ce qui le classe parmi les immeubles de grande hauteur (IGH) dans le paysage urbain de la capitale.
Dans son allocution, le Premier ministre, Jean Emmanuel Ouédraogo, a souligné que ce nouveau siège dépasse le simple cadre d'une infrastructure bancaire. Il incarne une ambition nationale qui est celle de bâtir des institutions financières solides, viables et capables d'accompagner durablement la transformation structurelle de l'économie burkinabè.
Le chef du gouvernement a salué le rôle majeur joué par Coris Bank International dans le financement des entreprises, le soutien aux ménages et le renforcement de l'inclusion financière. Une contribution qu'il a qualifiée d'essentielle dans la mobilisation de l'épargne nationale et le financement des secteurs productifs.
Plusieurs membres du gouvernement et partenaires étaient présents à la cérémonie« L'inauguration du nouveau siège de coris bank international constitue en effet une étape importante dans l'évolution du paysage financier de notre pays. Ce siège à l'architecture moderne et futuriste est bien plus qu'une infrastructure bancaire. Il est l'expression concrète de l'ambition nationale celle de bâtir au Burina Faso, des institutions financières solides, viables, capable d'accompagner la transformation culturelle de notre économique. Depuis plus d'une décennie, Coris Bank international s'est imposé comme l'un des acteurs majeurs du secteur bancaire national et sous régional. Il renforce l'inclusion financière de nos population. Elle participe ainsi de manière significative au financement des secteurs productifs, piliers essentiels du développement économique », a indiqué le patron de la cérémonie.
Tout en adressant les félicitations du gouvernement à Coris Bank International, le chef du gouvernement a saisi l'opportunité pour encourager les institutions financières à poursuivre leur rôle dans l'accompagnement de l'investissement et de l'entrepreneuriat, car selon lui, le développement repose sur une synergie entre l'action publique et l'initiative privée.
Le président de la cérémonie a indiqué que ce nouveau siège incarne une ambition nationale qui est celle de bâtir des institutions financières solides, viables et capables d'accompagner durablement la transformation structurelle de l'économie burkinabèLe président du conseil d'administration, Emmanuel Sawadogo, dans sa prise de parole a rappelé que cette inauguration marque l'aboutissement d'une vision portée depuis la création de l'institution.
Selon lui, l'ambition initiale était de bâtir une banque solide, profondément ancrée dans les réalités économiques nationales et capable de soutenir la croissance des entreprises.
« Le siège que nous inaugurons aujourd'hui incarne notre volonté de bâtir une institution encore plus performante, plus innovante et plus engagée au service des Burkinabè. Mais surtout, il rappelle une conviction profonde : celle que le développement économique durable repose sur la confiance, sur la vision et sur la capacité collective à transformer les opportunités en réalisations concrètes. Je voudrais donc profiter de cette tribune pour rendre un hommage appuyé à l'ensemble des collaborateurs du Groupe Coris, dont l'engagement, le professionnalisme et le sens du service constituent la véritable force de notre institution. L'histoire de Coris Bank International est indissociable de celle du Burkina Faso. C'est ici que cette institution est néeet a grandi. Et c'est à partir de ce socle national que nous avons progressivement étendu notre présence dans la sous-région, puis au-delà », a-t-il indiqué.
Aujourd'hui, Coris Bank International s'impose comme un acteur de référence, avec une présence dans 12 pays. Une expansion qui, selon lui, illustre la capacité du Burkina Faso à faire émerger des champions nationaux dans un environnement régional concurrentiel.
Le président du conseil d'administration, Emmanuel Sawadogo a déclaré que le siège a été entièrement financé sur fonds propres, pour un coût global estimé à plus de 19 milliards de FCFAIl a également précisé que le siège, dont la construction a duré 57 mois, a été entièrement financé sur fonds propres, pour un coût global estimé à plus de 19 milliards de FCFA. L'infrastructure comprend notamment des bureaux modernes, des salles de réunion, une salle de formation, une salle de marché, ainsi que diverses commodités destinées à améliorer les conditions de travail. Il a été conçu pour accueillir environ 700 utilisateurs.
Son architecture contemporaine, inspirée de la lettre « C » de Coris, lui confère une identité visuelle forte et en fait un repère dans le paysage urbain.
De son côté, la directrice générale, Gisèle Gumedzoe/Ouédraogo, a indiqué que ce siège traduit la solidité du système bancaire national et la crédibilité de l'économie burkinabè dans un contexte international marqué par de profondes mutations.
Faisant le bilan de l'institution, elle a révélé qu'en fin décembre 2025, Coris Bank International affichait un total bilan de plus de 2 800 milliards de FCFA, avec plus de 1 200 milliards de financements directs à l'économie et plus de 900 milliards d'investissements souverains.
Avec un réseau de 65 agences réparties sur le territoire, la banque poursuit son ambition de proximité et d'inclusion financière, tout en accélérant sa transformation digitale et son soutien aux projets structurants.
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Le personnel de la Primature a entamé, ce 5 avril 2026, une immersion patriotique au Centre du SND à Loumbila, lit-on sur la la page Facebook de la Primature du Burkina Faso. Cette immersion vise à renforcer la discipline, le civisme et l'engagement au service public. Au total, 508 agents participent à cette session qui s'achèvera le 24 avril. Ils sont répartis en groupes afin d'assurer la continuité du service.
Le programme combine activités physiques et formations civiques, avec des modalités adaptées selon les capacités des participants. Les agents aptes suivent l'ensemble des activités, tandis que d'autres catégories bénéficient d'un encadrement spécifique. Tous restent néanmoins casernés.
Selon la directrice des ressources humaines, Mariam Nacanabo/Kalandjibo, "la finalité c'est d'améliorer la contribution des citoyens que nous sommes pour relever les défis actuels de notre pays." Et au directeur général du SND, colonel Haidara Moctar Taboré de renchérir : "Qui mieux que le personnel de la Primature pour montrer l'exemple." Cette initiative s'inscrit dans une dynamique de renforcement des valeurs patriotiques et d'exemplarité administrative.
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Source : Primature
Les Étalons U15 filles ont battu la Tanzanie 2 buts à 0 ce lundi 6 avril 2026, pour leur premier match du championnat d'Afrique scolaire dame qui se tient au Zimbabwe.
Les Étalons U15 filles participent actuellement au championnat d'Afrique scolaire dames qui se déroule au Zimbabwe.
Pour leur premier match, les représentantes burkinabè ont remporté une victoire sur le score de 2-0 face au Stars de la Tanzanie, ce matin à Hararé au Zimbabwe.
Logés dans le groupe B avec le Ghana, la Tanzanie et la Guinée, les Étalons U15 filles vont affronter pour leur deuxième match, la Guinée le 7 avril à 7h TU, puis le Ghana dans la même journée à 11h30 TU.
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Ce samedi 04 avril 2026, Laciné Kabré a brillamment soutenu sa thèse de doctorat en informatique, intitulée « Approche de collecte, de stockage et de sécurisation des données massives dans un réseau pair-à-pair Overlay ». À l'issue des délibérations, le jury lui a décerné la mention Très honorable, récompensant ainsi plusieurs années d'un travail rigoureux et ambitieux.
"Je remercie tous ceux qui ont contribué à la réalisation de ce travail", Dr Laciné KabréLe jury, présidé par le Pr Oumarou Sié, était composé de l'examinateur Dr Yaya Traoré et des rapporteurs Pr Damien Magoni, Dr Didier Bassolé et Dr Moustapha Diaby. Tous ont salué la qualité et le sérieux du travail présenté. "Déjà de par la présentation, on sent que vous avez une bonne maîtrise de ce que vous faites. On sent tout le sérieux avec lequel les choses ont été faites. Cela est tout à votre honneur", a déclaré le Pr Sié.
"C'est un thème original, qui mérite d'autres travaux de recherche pour s'inscrire dans la continuité", Pr Oumarou SiéSon directeur de thèse, Dr Télesphore Tiendrebeogo a, quant à lui, souligné à la fois la pertinence du sujet et la résilience dont a fait preuve son étudiant. "Il a travaillé sur un thème assez intéressant, à la frontière entre les réseaux, les bases de données et la sécurité informatique. C'est un thème porteur et sur lequel d'autres acteurs peuvent s'appuyer pour travailler", a-t-il affirmé.
En image, Dr Laciné Kabré, son épouse et les jurés qui ont évalué son travailFort de cette distinction, Dr Kabré entend poursuivre ses recherches sur les perspectives identifiées, convaincu que la maîtrise des données massives constitue un défi majeur pour le développement numérique au Burkina.
Erwan Compaoré
Lefaso.net
Intitulé des emplois
Auditeur Interne et de la Qualité (AIQ)
Nbre
01
Formation, Expérience professionnelle
FORMATION :
– Être titulaire d'un diplôme de niveau BAC+5 en Audit, contrôle et comptabilité ou équivalent.
EXPERIENCE PROFESSIONNELLE :
– Justifier d'une expérience professionnelle avérée d'au moins dix (10) années de service après l'obtention du diplôme en matière d'audit, de contrôle, ou dans les domaines connexes au sein d'un organisme public ou privé.
Intitulé des emplois
Chargé de Communication
Nbre
01
Formation, Expérience professionnelle
FORMATION :
– Être titulaire d'un diplôme de niveau BAC+4 en Communication, journalisme ou équivalent.
EXPERIENCE PROFESSIONNELLE :
– Justifier d'une expérience professionnelle avérée d'au moins cinq (05) années après l'obtention du diplôme dans la mise en œuvre d'une politique de communication, d'une politique marketing ainsi que la mise en œuvre d'une politique de relations publiques.
Intitulé des emplois
Agent de liaison et de reprographie
Nbre
01
Formation, Expérience professionnelle
FORMATION :
– Être titulaire d'un Brevet d'Etude du Premier Cycle (BEPC).
EXPERIENCE PROFESSIONNELLE :
– Justifier d'une d'expérience professionnelle avérée d'au moins trois (03) années de service en matière d'Agent de liaison et de reprographe ou d'agent coursier (liaison) au sein d'un organisme public ou privé.
1. Conditions Générales :
– Être de nationalité Burkinabè ;
– Être âgé de 18 ans au moins et de 45 ans au plus au 31 décembre 2026 pour les postes d'Auditeur Interne et de la Qualité et de Chargé de Communication ;
– Être âgé de 18 ans au moins et de 37 ans au plus au 31 décembre 2026 pour le poste d'Agent de liaison et de reprographie ;
– Jouir de ses droits civiques et être de bonne moralité ;
– Être apte à travailler en équipe et sous pression.
2. Lieu d'affectation : Ouagadougou
3. Composition du dossier :
– Une lettre de motivation, datée et signée adressée à Madame la Directrice Générale du cabinet ;
– Un curriculum vitae sincère, assorti des contacts de trois (03) noms de personnes de référence ;
– Une copie légalisée du diplôme exigé ;
– Une copie légalisée de la Carte Nationale d'Identité Burkinabè ou Passeport en cours de validité ;
– Une copie du (des) attestation (s)/certificat (s) de travail.
4. Dépôt des dossiers de candidature : les dossiers sont réceptionnés uniquement sur la plateforme www.criburkina.com en créant son compte et joindre les fichiers demandés.
5. Date limite de dépôt des dossiers : Vendredi 10 avril 2026.
6. Procédure de recrutement : présélection sur dossier, test écrit et entretien oral.
7. Limitation : seuls les cinquante (50) premiers dossiers seront réceptionnés pour le poste d'agent de liaison et de reprographie.
NB :
-L'avis de recrutement détaillé est également disponible sur le site www.criburkina.com ;
– Pour toute information complémentaire, appeler le +226 25 47 64 01 ou 51 22 46 39.
« Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s'il meurt, vivra » Jean 11, 25
Sa Majesté Naaba Zoom-Wobgo de Andemtenga,
La grande famille KABORÉ à Andemtenga, Koupéla, Pouytenga, Ouagadougou et en Côte d'Ivoire,
Les familles BONEGO et BANGRE à Zonatenga, Fada N'Gourma, Ouagadougou, Kampouaga, Tenkodogo et Abidjan,
La famille GUIGUI à Tiébélé, Ouagadougou et Bobo-Dioulasso,
Les familles alliées,
Le Docteur KABORÉ Issa et ses enfants,
Le Colonel-major à la retraite BONEGO Maxime, son épouse et leurs enfants,
Profondément touchés par les nombreuses marques de compassion, de fraternité et de solidarité qui leur ont été témoignées à l'occasion du rappel à Dieu, le 05 février 2026, puis de l'inhumation, le 06 février 2026, de leur épouse, fille, belle-fille, sœur, mère et tante bien-aimée,
Docteure KABORE née BONEGO Marthe
adressent leurs sincères et pieux remerciements à toutes les personnes qui, de près ou de loin, leur ont apporté un soutien moral, spirituel, matériel et financier en cette douloureuse circonstance.
Ils expriment particulièrement leur reconnaissance :
• aux autorités du Ministère de la Santé ;
• au personnel du CHU Yalgado Ouédraogo ;
• au Conseil National de l'Ordre des Médecins du Burkina Faso ;
• à la délégation de l'Institut National de Santé Publique ;
• au personnel de RESADE ;
• au clergé de la paroisse Saint Charles Lwanga de Wayalghin ;
• aux Communautés Catholiques de Base (CCB) Saint Kisito et Sainte Cécile de Wayalghin ;
• aux promotionnaires, amis et collègues de Dr KABORÉ Issa et de Dr KABORÉ née BONEGO Marthe ;
• aux voisins et à la jeunesse de Wayalghin.
À tous ceux dont les noms n'ont pu être cités ici, mais dont la présence, les prières, les gestes de réconfort et les diverses manifestations de soutien ont été d'un grand secours, les familles renouvellent leur profonde gratitude.
Que le Seigneur, dans son infinie miséricorde, rende à chacun au centuple ses bienfaits.
Union de prières !
*Mercredi 8 avril 2026 : 20h veillee au domicile familiale
*Jeudi 9 avril :
* 6h30 : levée du corps à la morgue pour le domicile familiale
* 8h30 : départ pour l'absoute a l'eglise
Paroissiale Saint Charles Lwanga de wayalghin
* 9h00mn : Absoute
* Enterrement au cimetière de Borgo.
2 Timothée 4,2 : J'ai combattu le bon combat, j'ai achevé la course
La grande famille SINARE à Zitenga, Ouagadougou et Abidjan,
– Monsieur SINARE Karim à Ouagadougou,
– Monsieur SINARE Ablassé à Koudougou,
– Monsieur SINARE Ablassé à Fada N'Gourma,
– Monsieur KONSIEMBO Valentin à Ouagadougou,
La grande famille ZABSONRE à Tenkodogo et Ouagadougou,
– Monsieur YELBI Inoussa Claver et son épouse Marie Béatrice ZABSONRE à Ouagadougou,
– Colonel Major ZAMPALIGRE Harouna à Ouagadougou,
– Monsieur ZABSONRE Rodrigue Marie Stéphane à Ouagadougou,
– Monsieur ZABSONRE Rayangnewendé Yanick à Téma/Ghana,
Les familles alliées : NASSA, NANEMA, OUEDRAOGO, SORGHO, BERE, BAMBARA, YELBI, MINOUNGOU, ZAMPALIGRE,
Monsieur SINARE Omer Abdoul Dramane à Ouagadougou-Secteur 1,
Les enfants : Yann Frédéric Gautier Paling-Wendé, Astrid Marie Violaine, Maryse Gloria Wend-Kuuni,
Très touchés par vos nombreuses marques de compassion, d'affection, d'amitié et de réconfort, vous réitèrent leurs sincères remerciements et leur reconnaissance, pour vos soutiens multiformes que vous leur avez témoignés lors de la maladie, du rappel à Dieu le 28 mars 2026 et de l'inhumation le 30 mars 2026, de leur fille, nièce, sœur, belle-fille, belle-sœur, tante, épouse, mère :
Mme SINARE/ZABSONRE W. Diane Clémence
Ils se réservent le droit de citer des noms de peur d'en oublier. Que Dieu le Tout-Puissant récompense chacun au centuple ses bienfaits.
Par ailleurs, ils vous informent que la grande messe de requiem aura lieu le dimanche 12 avril 2026 à 09H00 à la Cathédrale de l'Immaculée Conception de Ouagadougou.
Que par la miséricorde de Dieu, l'âme de SINARE/ZABSONRE W. Diane Clémence repose en paix.
« Je ne meurs pas, j'entre dans la vie » Sainte Thérèse de l'enfant Jésus.
NAABA SONRÉ, Chef du Canton de Ouéguédo et ses notables,
Le Zangue-Naaba de Ouéguédo,
Les épouses KOUDOUGOU Antoinette et KÉRÉ Goudouma,
MINOUNGOU Sanré Christian à Ouagadougou,
Ses frères, sœurs, cousins et cousines, neveux et nièces, enfants et
petits-enfants ;
Ont la profonde douleur de vous annoncer le décès de leur cousin,
père, beau-père, grand-père, arrière-grand-père ;
Le Kosnaaba de Ouéguédo MINOUNGOU Bila Donatien le 1 e r avril
2026 au CHU de Bogodogo à 81ans dans sa 53ième année de règne.
Le programme des obsèques s'établit comme suit :
MINOUNGOU Bila Donatien
Kosnaaba de Ouéguédo Levée du corps suivie du transfert à Ouéguédo, Commune de
Tenkodogo, province du Boulgou le lundi 6 avril 2026 à 13h à la
1945 - 1 e r avril 2026 morgue du CHU de Bogodogo
Veillée de prières le lundi 6 avril 2026 à partir de 20 h au
La famille MINOUNGOU à Ouéguédo, Zanghin, Kougsabla, domicile familial ;
Tenkodogo, Gomissi, Bittou, Lioulgou, Ouagadougou, en Côte Messe d'absoute à l'église saint Camille de la paroisse de
Ouéguédo le mardi 7 avril 2026 à partir de 10h ;
d'Ivoire, au Ghana, au Luxembourg, en Belgique et au Canada ;
Enterrement à partir de 11h en famille.
Les familles alliées : SAMANDOULGOU, ZANGA , KOUDOUGOU ,
KÉRÉ , BALIMA, SANA, YAMYAOGO, KORGHO, SORGHO, Que par la miséricorde de Dieu l'âme de papa Donatien repose en
TARNAGDA, YAMMA, NOKBAONGO, OUÉDRAOGO, SÉONÉ , paix.
KAFANDO, SORGHO, TARZÉMA, OUBDA, SÉCRÉ et ZABSONRÉ ;
Union de prières.
Tâches
– organisation événementielle
– prospections commerciales
– community management
Diplôme de licence en Marketing/ Communication
Pour postuler : CV + Lettre de motivation à envoyer à l'adresse info.arobasecommunication@gmail.com avec comme objet "stage en Marketing / Communication
(avant le 05 avril 2026)
Dans un continent où la rapidité d'exécution, la transparence des flux et la confiance institutionnelle sont devenues des déterminants majeurs de compétitivité, United Bank for Africa (UBA) a fait le choix stratégique d'ancrer sa transformation dans le numérique. Plus qu'une modernisation technologique, il s'agit d'un repositionnement structurel qui redéfinit le rôle de la banque dans l'architecture économique africaine.
Une puissance digitale à l'échelle du continent
Avec 32,6 millions de clients actifs sur ses canaux digitaux, UBA affiche l'un des niveaux d'adoption technologique les plus élevés du paysage bancaire africain. Cette massification ne relève pas d'un simple effet de modernité. Elle traduit la mise en place d'une infrastructure robuste, capable d'absorber des volumes importants de transactions tout en évoluant dans des environnements réglementaires multiples et parfois complexes.
Les performances financières confirment cette orientation stratégique. En 2024, les revenus digitaux du Groupe ont progressé de 91,9 %, illustrant le basculement du numérique d'un outil d'optimisation vers un véritable moteur de création de valeur. Le digital n'est plus un canal complémentaire : il constitue désormais le cœur du modèle économique.
Un acteur clé de l'intégration financière africaine
Le leadership digital de UBA prend toute sa dimension dans le contexte de l'intégration économique du continent. Grâce à ses plateformes numériques et à son interconnexion avec des mécanismes panafricains tels que le Pan-African Payment and Settlement System, la banque participe activement à la fluidification des paiements transfrontaliers.
Cette intégration technologique contribue à réduire les délais de règlement, à abaisser les coûts de transaction et à limiter la dépendance aux circuits financiers extra-africains. Dans le sillage de la Zone de libre-échange continentale africaine, le numérique devient ainsi une infrastructure stratégique au service du commerce intra-africain. En facilitant la circulation des capitaux et en améliorant la liquidité régionale, UBA s'inscrit dans une dynamique de consolidation de l'espace économique continental.
L'intelligence artificielle comme vecteur d'inclusion
Au centre de cette stratégie technologique figure Leo, l'assistant bancaire intelligent du Groupe, qui traite plus de 12 millions de transactions chaque mois. Accessible via les principales messageries et canaux digitaux, Leo permet aux clients d'effectuer des opérations en temps réel, 24 heures sur 24, sans contrainte géographique.
Au-delà de la performance opérationnelle, l'intelligence artificielle devient ici un outil d'inclusion financière. Dans des marchés où l'accès physique aux agences demeure inégal, la capacité à offrir des services bancaires instantanés par voie digitale contribue à élargir l'accès aux services financiers et à réduire les barrières traditionnelles d'entrée.
Transparence, conformité et crédibilité internationale
L'environnement financier africain a longtemps été marqué par la fragmentation des systèmes de paiement, la lourdeur des correspondances bancaires internationales et des délais de règlement étendus. En automatisant ses processus et en intégrant des systèmes de règlement quasi instantanés, UBA apporte une réponse structurelle à ces contraintes.
La digitalisation renforce la traçabilité des opérations, améliore la gestion des risques et consolide la conformité réglementaire dans un cadre multi-juridictionnel. Cette capacité à allier innovation technologique et rigueur prudentielle renforce la crédibilité du Groupe auprès des investisseurs et partenaires internationaux, dans un contexte où la confiance constitue un actif stratégique.
Une ambition au-delà de la performance
La transformation digitale de UBA ne se limite pas à l'optimisation des coûts ou à l'amélioration de l'expérience client. Elle s'inscrit dans une vision plus large : bâtir une infrastructure financière africaine moderne, capable de mobiliser l'épargne domestique, d'attirer des flux d'investissement internationaux et de soutenir durablement le commerce intra-africain.
En se positionnant à l'intersection de la technologie, de la finance et de l'intégration régionale, UBA illustre l'évolution de la banque africaine contemporaine. Celle-ci n'est plus seulement un intermédiaire financier, mais une plateforme technologique intégrée, au service des flux continentaux et de la transformation économique.
À grande échelle, avec des performances mesurables et une vision structurée, UBA confirme ainsi son positionnement d'« Africa's Global Bank », portée par l'innovation et engagée dans la construction d'une souveraineté financière africaine durable.
Au Burkina Faso, comme dans de nombreux autres pays, les périodes de canicule riment avec une forte demande en énergie, qui se manifeste chez les consommateurs, par de fortes attentes également et des initiatives de recherches de solutions. Dans cet entretien sur le sujet, l'électrotechnicien, Franck Carl Nikiéma, promoteur de « Gad General Electric » fait appel notamment à la responsabilité du consommateur lui-même dans ces défis énergétiques. Lecture… !
Lefaso.net : L'électricité est un bien commun, et aujourd'hui, de première nécessité. Par quelle manière peut-on (ou doit-on) optimiser sa consommation, surtout en cette période de forte demande ?
Carl Franck Nikiéma : La question est essentielle, parce qu'elle résume à la fois beaucoup d'aspects. D'abord, je dirai que pour économiser l'énergie, au service ou à domicile, il faut avant tout penser à son portefeuille. Cela doit nous pousser à avoir des réflexes qui siéent en matière de consommation d'énergie. De façon pratique, quand je quitte la maison ou mon lieu de travail, je dois couper tout ce qui consomme l'électricité, des ampoules aux appareils électroménagers. Il faut couper les ampoules au niveau des interrupteurs. Les gens ont des difficultés le plus souvent avec les appareils électroménagers, où la plupart se contentent de couper avec la télécommande, au lieu d'arrêter carrément au niveau de l'interrupteur, appelé couramment contact (plus souvent placé derrière le régulateur, où c'est écrit 0-1, il faut le ramener au point 0).
Pour le climatiseur, on doit couper au niveau du bouton, et non arrêter seulement par la télécommande. Quand on éteint uniquement par la télécommande, l'appareil est en standby (ça veut dire que vous consommez toujours, même si c'est relativement faible). Aussi quand on n' arrête pas carrément par le contact, votre appareil peut avoir un choc avec les coupures ; c'est ce qui arrive parfois chez certains consommateurs qui rejettent la faute à la SONABEL, en prétextant n'avoir pas de courant, alors que ce n'était pas le cas.
Y-a-t-il un matériel-type en cette période de chaleur ?
Il n'y a pas de matériel-type. En réalité, il faut simplement inviter les gens à être vigilants dans l'achat de leur matériel. Il faut être très prudent, parce qu'on est souvent piégé par ce qu'on appelle les « au-revoir France ». Si je prends par exemple les réfrigérants, les « au-revoir France » qu'on paie ici, fonctionnent avec du gaz à effet de serre. C'est du matériel mis à la poubelle de l'autre côté, que nous acquérons ici. Ça contient du gaz polluant (contrairement au gaz sans effet de serre qui est recommandé). Ces réfrigérants sont du matériel lourd, donc, leur consommation est quasiment au double. Comme à l'achat, il est moins cher, les gens se disent qu'ils gagnent. C'est en cela que vous voyez des gens faire des comparaisons avec d'autres personnes, comme quoi ils ont un tel matériel plus petit par rapport à l'autre mais ils paient plus, que cela n'est pas normal, la SONABEL les vole, etc.
Même pour le matériel neuf, il faut être vigilant en ce qui concerne les paramètres. Si vous ne tenez pas compte des paramètres, vous pourrez être déçu, vous ne comprendrez rien dans ce qui vous arrive. Au niveau des motos et des véhicules, les gens sont regardants. Par contre, en ce qui concerne l'électroménager, ils ne sont pas autant regardants. Nous avons un climat particulier, l'ensoleillement et notre réseau électrique, est propre à nous. Ce n'est pas parce que l'autre a payé un matériel similaire et n'a pas eu de problème qu'il faut en faire une référence.
Le matériel est fabriqué avec des normes internationales, alors que nous avons nos propres réalités ; est-ce que le matériel que vous voulez acheter supporte les surtensions, par exemple ? Donc, quand vous voulez payer un matériel électrique ou de l'électroménager, vous devez voir les caractéristiques. Sur un matériel, vous verrez par exemple : 110 250. Cela veut dire qu'à partir de 110 volts, le matériel fonctionne (le minimum de tension pour que ça fonctionne) et le maximum (à ne pas dépasser), c'est 250 volts. A contrario, vous verrez le même équipement où c'est écrit : 220. Ici, à 220 volts, le matériel fonctionne. Mais en-dessous, il n'aura pas de rendement et au-dessus, il va brûler. Quand les gens paient, ils ne regardent pas ces éléments, ils ne regardent que le prix. Or, il faut tenir compte de notre réseau électrique.
Est-ce la chaleur également qui explique les courts-circuits ou les incendies, qui semblent aussi récurrents en cette période ?
Ce problème se situe à deux niveaux. D'abord, au Burkina, c'est celui qui a eu le marché pour construire la maison, le bâtiment, qui installe les circuits électriques. Or, qui parle de construction d'un édifice, doit penser à faire appel à plusieurs compétences : un spécialiste du génie civil, un spécialiste en énergie, un spécialiste en menuiserie métallique et aluminium, il faut un soudeur pour la charpente, un spécialiste en finition pour le carrelage et la peinture, etc.
Mais ici, on donne tout ce travail à une seule personne : celle du BTP, chargée de la construction de la maison, de l'édifice. Et c'est cette dernière qui va dire qu'elle connaît des gens qui peuvent bien faire ces travaux, qu'il va les contacter. Mais, c'est à quelle qualité ? En plus, il n'est pas expert de ces domaines, même s'il a des notions. Lorsqu'une personne vous contacte pour la construction d'un édifice, le technicien doit avoir des entretiens avec le client, pour comprendre non seulement ce qu'il veut tout de suite, mais également ses perspectives. A partir de là, le technicien doit faire ce qu'on appelle un dimensionnement à l'issue duquel, il fait une proposition en fonction du budget du client.
Le technicien doit se mettre en tête qu'au moment où le client le sollicite pour le travail, il n'a pas tous les moyens, il fait en fonction de son budget. Mais lui, technicien, ne doit pas tomber dans le piège ; il doit se dire que lorsque le client aura des moyens, il va forcément procéder à une extension (ajouter du matériel, des installations, des commodités, etc.). Mais au moment où il est en train de discuter de son projet avec toi, technicien, il va te dire que lui, il a son petit budget, qu'il veut juste un endroit où il peut entrer et dormir : la lumière, l'éclairage pour permettre aux enfants d'étudier, un ventilateur, et c'est tout.
Il y en a, quand vous parlez même de téléviseur, ils vous disent qu'ils n'en ont même pas besoin, qu'avec les téléphones-portables, ils regardent tout là-bas. En ce moment, si tu cèdes à ses explications, c'est que tu es un mauvais électricien. Vous devez lui concevoir un plan avec des réservations, parce qu'il a sans doute des perspectives dans la tête, en attendant d'avoir les moyens. Ensuite, il faut savoir faire le choix des équipements et projeter dans le futur. Il faut être véridique envers le client, il ne faut pas voir que le marché à gagner.
Cette période de forte chaleur rime également avec le recours accru aux sources d'énergie solaire, dont l'efficacité semble être remise en cause par nombre de citoyens. Finalement, où se situe le problème du solaire : la qualité du matériel, de la ressource humaine ou les deux à la fois ?
Pour l'énergie solaire, on peut faire le même constat : on voit des gens qui paient des plaques « au-revoir France », se disant que c'est bien, c'est venu de tel ou tel autre pays. Mais, le problème ici également, c'est ce qu'on appelle la « plage température ». Vous lirez par exemple sur une plaque : -5 à 20°. Cela veut dire que la plaque, à partir de -5, commence à débiter et elle supporte seulement 20°. Or, nous sommes à plus de 45°, parfois.
Donc, le consommateur qui va payer la plaque, doit regarder le seuil de température. Il faut payer des plaques d'au moins 40°. Mais ce qu'on voit sous nos cieux, c'est que les gens partent payer seulement, et après, ils disent que le technicien ne connaît pas, que X a payé au même endroit, mais ça a été bien. Il y a aussi la capacité de la batterie à se recharger. Toutes ces caractéristiques doivent être prises en compte dans tous les aspects. Il y a aussi les onduleurs ; il y en a qui sont faits par des plaquettes électroniques et d'autres par des bobines, il faut savoir comment fonctionne chacune de ses sources.
Aussi, lorsque les gens décident de faire des installations, ils ont le réflexe d'éviter les entreprises qui ont leurs agréments, qui ont donc des compétences avérées, ils disent que c'est cher. Donc, ils vont aller voir un des ouvriers sur le terrain, qu'ils vont prendre parce qu'ils le trouvent moins cher. Et quand ce dernier va aller faire le travail, ils vont tout de suite se heurter à des difficultés et certains reviennent maintenant là où il faut.
Les consommateurs n'ont-ils pas raison parfois, quand on sait que certains techniciens sont plus soucieux du gain ?
Je reviens au savoir-être, à la sincérité et à l'esprit civique qu'il faut mettre dans son travail. Les compétences certes, mais il faut de l'amour, de la fierté à faire un travail irréprochable et penser à quelle société on veut laisser à nos enfants, à la postérité. Voilà pourquoi, chez nous ici, les enfants que nous formons, ou qui viennent en stage, n'apprennent pas seulement les compétences, ils apprennent aussi des valeurs de civisme et d'ardeur au travail. C'est cela qui va déterminer notre société de demain. Si on a des hommes, des techniciens de valeurs, on va bâtir une société de valeurs, solide, où tous les Burkinabè, toutes les populations vont se sentir dedans.
Tous les chefs d'entreprise, je le dis toujours, doivent être des enseignants de civisme au sein de leur entreprise. Voyez aujourd'hui, quand les enfants viennent en stage, la plupart, ce qui les intéresse, c'est combien ils vont gagner. Et pire, même les parents pensent à cela. Et les parents ne cherchent même pas à savoir où leur enfant fait son stage, comment ça se passe, etc. C'est dommage ! Mais je le réitère, c'est à nous, chefs d'entreprise également, de changer cette perception.
Il faut travailler à mettre fin à l'esprit de course effrénée au gain ; si on ne le fait pas, ne nous plaignons pas demain d'avoir des hommes, des techniciens qui n'ont de préoccupation que le gain, au détriment de certaines valeurs chères à l'ensemble de la société. Mais tout cela est une question de volonté, de la cellule familiale au niveau de l'Etat, en passant par ceux qui animent la vie publique, comme les organisations et autres. C'est en cela je dis que les politiques ont échoué ; malgré le nombre pléthorique de partis politiques qu'on avait, combien faisaient par exemple des conférences sur les orientations scolaires pour éclairer les jeunes sur des filières ou au plan professionnel ? Combien de partis politiques faisaient de la communication sociale ?
Si je ne me trompe, ce sont : Pr Laurent Bado, Dr Ablassé Ouédraogo et le regretté Norbert Tiendrébéogo. Ce sont ces trois qui faisaient beaucoup de communications sur ces sujets. En tout cas, pour ce que je connais et pour des gens de ma génération. J'ai assisté à de nombreuses communications de ces hommes politiques (peut-être qu'il y en a d'autres, mais moi, ce sont ces trois que je connais en la matière). Les autres, quand ils venaient, c'était pour parler de questions liées aux élections ou pour parler de pure politique. Or, c'est à ce niveau qu'il faut préparer ce que nous voulons pour demain.
Un autre aspect également, et pour revenir au volet énergie, il faut que l'Etat arrive à davantage nommer des gens qui maîtrisent ce domaine technique. Je ne dis pas que ceux qui sont nommés ne maîtrisent pas, je veux dire simplement que le système qui a toujours existé dans notre pays est celui qui est basé sur les diplômes. Or, il y a les diplômes certes, mais il y a l'expertise. Nous avons par exemples des gens qui sont à la SONABEL, qui n'ont pas de gros diplômes, mais qui peuvent vous dessiner le réseau électrique de toute une région. Dans ce cas, qu'est-ce qu'on peut faire, c'est d'organiser des renforcements de capacités de l'expert dans son domaine ; après un certain nombre d'années, le monsieur ou la dame peut présenter une étude et on fait certifier par un jury. Ce sont des choses scientifiques, mesurables, c'est du concret. Ce sont des ressources humaines comme cela qu'il faut savoir utiliser, elles sont-là.
Pensez-vous que le Burkinabè est un bon consommateur, c'est-à-dire un bon citoyen en matière de consommation d'énergie ?
Il faut relativiser. D'abord, il y a quelque chose que nous, Burkinabè, ignorons ; on ne sait pas que l'énergie est une denrée rare. Pour ceux qui n'ont pas encore quitté le pays, ils ne savent pas que chez nous, on a moins de coupures. Il y a des pays, dont je ne vais pas citer le nom, il faut y arriver pour comprendre de quoi on parle. J'ai dit qu'on doit relativiser, parce qu'en matière de gestes citoyens, certains font mieux, mais d'autres, ça laisse à désirer. Ce n'est pas seulement dans le service public, même chez nous dans le privé.
Tout de suite, nous étions sur le terrain, on vient de rentrer, mais quand nous sommes arrivés, on a constaté que nos lumières étaient allumées (l'interview a eu lieu autour de 17h). Quand tu vas parler, ils vont dire que le patron parle beaucoup. Ça veut dire que, pour certains, dans leur tête, tant que ce n'est pas eux qui paient le courant, ils ne se préoccupent pas de l'économiser. Ils se disent que c'est l'entreprise qui paie.
Or, que ce soit l'Etat ou le privé, il faut que chacun se soucie de ces aspects. Tant que nous n'acceptons pas que l'entreprise doit gagner en économisant ce qui peut l'être, nous n'allons pas pouvoir être de bons citoyens. Il faut vraiment économiser l'énergie, avoir le réflexe d'éteindre tout ce qu'il faut, quand on sort de son bureau, de son lieu de travail, de chez soi à la maison. Cela évite même les incendies, les courts-circuits. Donc, il faut se soucier de son service, de son entreprise, c'est très important. C'est la même chose en matière d'eau. Tout cela constitue des charges pour les services, pour la fonction publique, les entreprises, etc.
Certains pensent aussi que, c'est parce que ce sont eux qui paient les factures, ils peuvent utiliser l'énergie ou l'eau comme ils veulent, pourvu qu'ils puissent s'acquitter !
Effectivement, vous dites juste. J'en ai même été témoin, il n'y a pas longtemps. Je suis allé pour une réparation chez un client, où j'ai constaté que la climatisation était allumée dans la chambre, je l'ai donc éteinte. Quand la femme s'est rendue compte que j'ai arrêté, elle s'est exclamée, en me disant que si son mari arrive, il va se plaindre que ce n'est pas bien frais. Effectivement, il est arrivé pendant que j'y étais toujours. Le climatiseur était resté éteint, il est rentré puis est ressorti pour me dire que la température de sa chambre n'est pas bien fraîche. Je lui ai dit que c'est moi qui ai éteint.
Et j'ai ouvert des échanges avec lui sur le sujet. Je lui demande est-ce qu'il pense que c'est un bon exemple qu'il offre aux enfants. Il a basculé dans parenté à plaisanterie. Mais une semaine après, il m'a appelé et m'a dit merci ; parce qu'il dit qu'il est rentré dans la chambre de son enfant de 11 ans et a trouvé que la télé allumée, les ampoules allumées, le brasseur tournait, le climatiseur en marche, un ordinateur branché. La grande-soeur faisait la remarque au petit et c'est devenu la bagarre entre les deux. Et le petit dit à sa grande-soeur que « je fais comme papa ».
Que papa a dit que lui il a l'argent, de ne rien couper. Il dit qu'effectivement, ce sont des propos que lui, il a tenus, mais en plaisanterie avec sa femme, parce qu'elle se plaignait qu'on devait couper. Donc, l'enfant a entendu et a dit à sa sœur que lui il fait comme papa. C'est dire que, lorsque nous posons un acte en famille, nous devons penser à nos enfants : quelle éducation nous laissons derrière ? Au service, demandons-nous quel message nous laissons et qu'est-ce que nous inculquons aux autres ? Sommes-nous des chefs accomplis ou des chefs intelligents, mais sans sagesse ? Ce n'est pas parce qu'on a les moyens, qu'on doit gaspiller ce qui est bien public, non. Il faut éviter cela. Il y a des biens qui sont communs à tout le monde, alors, ce n'est pas parce qu'on est en mesure de s'en servir comme on veut, qu'il faut le faire.
Que vous reste-t-il ou que souhaiteriez-vous que les gens retiennent en conclusion ?
Sur le sujet à proprement dit, je recommande aux consommateurs de toujours aller à l'information. Lorsque vous voulez faire des installations, acquérir du matériel, il faut prendre les bonnes informations avec les structures qui sont spécialisées dans le domaine. Souvent, on a des idées arrêtées, on est assis et on tire nos propres conclusions et cela nous induit en erreur. Il y a des structures dans chaque secteur d'activités, approchez-les pour être mieux orientés.
Ensuite, je demanderai à chaque citoyen, qui qu'il est, de toujours penser au futur, quand il pose ses actes. Ce sont des hommes de valeur qui font la grandeur d'un pays. Par exemple, les gens parlent aujourd'hui de l'Iran. Mais, l'Iran, c'est un pays qui a misé dans le capital humain, il a produit de grands et nombreux ingénieurs, il a de la ressource humaine de qualité dans les domaines de la vie. C'est un pays qui s'est bâti sur des valeurs, des valeurs propres à lui. Vous voyez que, malgré l'élimination des leaders au sommet de l'Etat, l'Iran reste débout ! Tout simplement parce que ce pays a construit des adultes accomplis.
Pour dire que nous aussi, nous devons faire un retour à nos sources. Pourquoi ? Parce que dans nos cultures, le fils a sa place, l'enfant sa place, le père sa place, la jeune fille sa place, la mère a sa place. On ne classait pas les enfants, les gens, en fonction de leurs richesses. Les enfants seront dans la société de demain, ce qu'on leur inculque aujourd'hui comme valeurs. Il faut y penser. Si nous sommes convaincus de nos valeurs traditionnelles, nous allons avancer. Mais, tant que nous ne retrouverons pas notre ADN, celle qui a fait que nos ancêtres se sont levés comme un seul homme pour reconstituer le Burkina Faso (la Haute-Volta, à l'époque), on ne pourra pas s'en sortir. Nos grands-parents avaient à la fois le savoir-faire et le savoir-être. Nos grands-parents ont été un peuple résilient, un peuple de savoir-faire et de savoir-être, qui a bravé tous les obstacles.
Entretien réalisé par O.L.
Lefaso.net
Inspirée par son père, qui fut lui-même cycliste, Adèle Guissou a nourri son amour pour le cyclisme depuis toute petite. Un rêve d'enfant, que l'actuelle cycliste de l'AS Bessel formée au Vélo Club de Koudougou a réussi à réaliser en arrivant à se tracer un chemin, faisant d'elle une des espoirs de la petite reine burkinabè avec des performances qui la tirent vers le haut. En parallèle des pistes, la jeune sportive pratique également la couture depuis 2018. Portrait !
Comme un héritage, Adèle Guissou a reçu l'amour pour le cyclisme de son père. Fille de cycliste, depuis son jeune âge, elle regardait son père pratiquer le cyclisme avec beaucoup de passion. Ayant compris l'amour de sa jeune fille pour le cyclisme, Gilbert Guissou a décidé en 2019 de l'accompagner afin qu'elle puisse réaliser son rêve de pratiquer le vélo. En effet, Adèle Guissou a, grâce à son père, intégré le Vélo Club Koudougou, une étape qui va marquer le début de son aventure dans la petite reine.
Passionnée, elle va saisir sa chance d'avoir un cadre adapté pour se former et prendre connaissance du vélo. C'est ainsi qu'avec l'appui de son père, qui a été l'un de ses premiers soutiens elle a fait ses débuts en cyclisme. « Mes débuts, c'est vrai que c'est grâce à mon papa que j'ai commencé, mais j'avais déjà l'amour du vélo. Depuis toute petite, j'avais cet amour pour le vélo. A chaque fois que je voyais mon papa sortir à vélo, je lui disais que je voulais faire comme lui jusqu'à mon inscription à VCK », a-t-elle relaté.
Adèle Guissou a été classé 2e au Grand Prix du Fonds National pour la Promotion des Sports et des Loisirs en avril 2024.Ainsi, à partir de ses débuts en 2019, Adèle Guissou a commencé à s'entraîner et à participer aux différentes compétitions de sa catégorie. Entre tournois de cyclisme marqués par des courses dans sa catégorie qui sont entre autres le championnat national et des prix spéciaux de cyclisme, elle a pris part à de nombreuses compétitions sans réussir vraiment à s'imposer à cette époque.
« De 2019 à 2024, j'ai eu à participer aux compétitions de ma catégorie mais je n'arrivais pas à obtenir un classement », a-t-elle fait savoir.
Le tournoi majeur de la carrière d'Adèle Guissou sera en février 2024 quand elle s'est engagée avec l'AS Bessel. Une signature qui réussira à propulser la carrière de la jeune fille. En effet, au cours de la même période, elle réalise l'un de ses meilleurs classements lors du Grand Prix 14 qui s'est tenu durant le même mois de février. Elle obtient ainsi son premier classement en se positionnant à la troisième place de cette course. Une course qui servira de référence à la cycliste de l'AS Bessel.
En 2024, ses performances lui ont même permis d'être dans l'équipe burkinabè qui a participé à la 4ᵉ édition du Tour international du Burundi. Un tour international remporté par le Burkina Faso avec Awa Bamogo comme maillot jaune. Une expérience qui a servi à former encore plus Adèle Guissou. En effet, elle a participé au sacre de son équipe à cette compétition et a même obtenu la 7ᵉ place au classement final du tournoi.
Âgée aujourd'hui de 25 ans, la cycliste de l'AS Bessel, avec des entraînements collectifs et individuels poussés, continue à prendre ses marques pour réussir à s'imposer.
« Dans la semaine, par équipe, je m'entraîne trois fois en groupe. Et en plus de ça je fais des entraînements individuels. Par entraînement, je parcours au minimum 100 km », a expliqué la jeune cycliste.
Son parcours sera en effet marqué par des apparitions sur le podium, dont une troisième place au Grand Prix cycliste SINIÉNA à Banfora en 2024. Une course qu'elle viendra remporter une année plus tard en 2025.
Au Grand Prix Essakane, elle a remporté la première place en 2024 et 2025, confirmant ainsi ses ambitions de devenir une grande cycliste et la première du même tournoi en 2026. En 2024 et 2025, elle s'est classée troisième au Grand Prix du Fonds national pour la promotion des sports et des loisirs.
Adèle Guissou a fait savoir que l'un de ses objectifs est de pouvoir être championne au Tour du Faso féminin. La jeune coureuse de l'AS Bessel rêve également de participer aux Jeux olympiques afin de pouvoir fièrement représenter son pays. Pour cela, il faut travailler pour atteindre ses objectifs. « À l'approche des compétitions, je sors m'entraîner tous les jours et je fais de longues distances et des distances courtes avec bien d'autres exercices pour me perfectionner », a expliqué la jeune cycliste de 25 ans.
En parallèle de sa carrière sportive, Adèle Guissou a une autre activité qui est la couture. Depuis 2018 elle s'est formée dans la couture qu'elle pratique depuis quelques années. Une activité qu'elle allie à sa passion pour le cyclisme, car depuis ses débuts, elle arrive grâce à une organisation personnelle à se faire une place dans chacun des domaines. « À mes débuts, quand je quitte l'entraînement, je continue à l'atelier pour faire la couture. Les jours où je suis fatiguée, je rentre à la maison et je reviens le lendemain pour me concentrer sur la couture », a clarifié la cycliste qui précise mettre tout en œuvre pour jongler entre les deux activités.
Elle s'est estimée heureuse de pouvoir subvenir à certains de ses besoins et de se prendre en charge grâce à sa deuxième activité qui est la couture.
En attendant de pouvoir réaliser son rêve de participer à des jeux olympiques et de pouvoir représenter son pays à l'international, Adèle Guissou continue à se donner à la fois dans la couture et dans le cyclisme.
Jean Elysée Nikiéma (stagiaire)
Lefaso.net
Les grandes familles TAPSOBA, OUEDRAOGO, KABRE, COMPAORE, ILBOUBO, YANOGO, NACOULMA à Dagnoen, Katr-yarr, Dapoya, Saint-Léon, Dallas aux Etats Unis, Gounghin, Bilbalogho, Ouidi, Tampouy ; le Dagnoén Naaba SAANEM et ses chefs coutumiers ; le BALOUM Naaba de Dagnoén ; le OUEDANG Naaba de Manga ;
Les familles alliées : TAMINI, YODA, N'KERBU, SAWADOGO, KINDA, OUEDRAOGO, ILBOUDO ;
La veuve TAPSOBA/TAMINI Marie Emilie ;
Les frères et sœurs : Roger Marie, Giséle Marie Alice, Clotaire Marie ;
Les enfants : Ange Patrick, Anthony Rodrigue Galyam, Cédric Clovis Sidwendkieta, Stéphane Davy Ghislain ;
Les petits enfants : David Evan Claver, Anaelle Maria Grace, Melvin Nathanael Elishama, Soléa Adrielle ;
Très touchés par vos marques de soutien multiples et multiformes lors du rappel à Dieu de leur époux, frère, père, beau-père, grand-père, oncle, TAPSOBA Omer Marie Bruno, précédemment Colonel – major à la retraite, survenu dans la nuit du dimanche 01 au lundi 02 mars 2026, tenons à vous exprimer notre profonde reconnaissance et notre sincère gratitude.
Par ailleurs, nous avons été profondément émus par vos actes de compassion, de prières, de visites, de messages ainsi que par la présence de chacun et chacune lors de la veillée de prière, de la messe, de l'absoute et de la première messe demandée le dimanche 08 mars 2026 en sa mémoire à la paroisse Saint Camille de Ouagadougou.
Nous remercions chaleureusement :
Monsieur le Ministre d'Etat, Ministre de la Guerre et de la Défense Patriotique et l'ensemble de son personnel ;
Madame la Ministre de la Famille et de la Solidarité ;
Monsieur le Grand Chancelier des Ordres Burkinabè ;
Monsieur le Général de Brigade, Chef d'Etat – Major Général des Armées et son personnel ;
Monsieur le Chef d'Etat – Major de la Gendarmerie Nationale et l'ensemble de son personnel ;
Monsieur le Commandant de l'Institut de l'Enseignement Militaire Supérieur TIEFO Amoro et l'ensemble de son personnel ;
Monsieur le Délégué aux Anciens Combattants et Anciens Militaires,
Le Commandant du Commandement des Ecoles et Centres de Formation de l'Armée de Terre ainsi que tous son personnel ;
Les anciens frères d'armes du défunt ;
L'Amicale des Anciens Enfants de Troupes et particulièrement la promotion 74 du PMK ;
Les amis, voisins et connaissances ;
Les représentants des communautés religieuses et coutumières ;
Ainsi que toutes celles et tous ceux, militaires et civils qui nous ont accompagnés.
Nous nous gardons de citer des noms de peur d'en oublier.
Vos marques de soutien et vos paroles empreintes de réconfort ont constitué pour nous une précieuse source de force et de consolation, reflétant admirablement l'esprit de solidarité et d'humanité qu'il portait si cher dans son cœur.
Que Dieu vous le rende au centuple !
"J'ai, en effet, éprouvé beaucoup de joie et de consolation au sujet de ta charité, car par toi, frère, le cœur des saints a été tranquillisé". Philémon 1 :7
Programme des messes demandées pour le repos de l'âme de Feu colonel – major à la retraite TAPSOBA Omer Marie Bruno
Date Heure Lieu
Dimanche 29 mars 2026 8 h 00 St Sébastien – St Gabriel de Goanghin
9 h 00 St Camille – St André – Sacré cœur de Dapoya – st François d'Assise
Dimanche 19 avril 2026 8 h 00 St Sébastien– st Gabriel de Goanghin
07 h 00 Cathédrale
9 h 00 Cathédrale - St Camille – St André – Sacré cœur de Dapoya – St François d'Assise
Dimanche 17 mai 2026 8 h 00 St François d'Assise
Dimanche 31 mai 2026 8 h 00 St Sébastien– st Gabriel de Goanghin
07 h 00 Cathédrale
9 h 00 Cathédrale - St Camille – St André – Sacré cœur de Dapoya
Dimanche 14 juin 2026 8 h 00 St Sébastien– st Gabriel de Goanghin
07 h 00 Cathédrale
9 h 00 Cathédrale - St Camille – St André – Sacré cœur de Dapoya – St François d'Assise
Dimanche 26 juillet 2026 8 h 00 St Sébastien– st Gabriel de Goanghin
07 h 00 Cathédrale
9 h 00 Cathédrale - St Camille – St André – Sacré cœur de Dapoya – St François d'Assise
Mardi 28 juillet 2026 5 h 30 St Gabriel de Goanghin – Sacré cœur de Dapoya
5 h 45 St François d'Assise
18 h 30 St Sébastien
18 h 30 Cathédrale - St Camille – St André
Dimanche 20 Septembre 2026 8 h 00 St Sébastien– st Gabriel de Goanghin
07 h 00 Cathédrale
9 h 00 Cathédrale - St Camille – St André – Sacré cœur de Dapoya – St François d'Assise
Dimanche 11 octobre 2026 8 h 00 St Sébastien– st Gabriel de Goanghin
Date Heure Lieu
Dimanche 29 mars 2026 8 h 00 St Sébastien – St Gabriel de Goanghin
9 h 00 St Camille – St André – Sacré cœur de Dapoya – st François d'Assise
Dimanche 19 avril 2026 8 h 00 St Sébastien– st Gabriel de Goanghin
07 h 00 Cathédrale
9 h 00 Cathédrale - St Camille – St André – Sacré cœur de Dapoya – St François d'Assise
Dimanche 17 mai 2026 8 h 00 St François d'Assise
Dimanche 31 mai 2026 8 h 00 St Sébastien– st Gabriel de Goanghin
07 h 00 Cathédrale
9 h 00 Cathédrale - St Camille – St André – Sacré cœur de Dapoya
Dimanche 14 juin 2026 8 h 00 St Sébastien– st Gabriel de Goanghin
07 h 00 Cathédrale
9 h 00 Cathédrale - St Camille – St André – Sacré cœur de Dapoya – St François d'Assise
Dimanche 26 juillet 2026 8 h 00 St Sébastien– st Gabriel de Goanghin
07 h 00 Cathédrale
9 h 00 Cathédrale - St Camille – St André – Sacré cœur de Dapoya – St François d'Assise
Mardi 28 juillet 2026 5 h 30 St Gabriel de Goanghin – Sacré cœur de Dapoya
5 h 45 St François d'Assise
18 h 30 St Sébastien
18 h 30 Cathédrale - St Camille – St André
Dimanche 20 Septembre 2026 8 h 00 St Sébastien– st Gabriel de Goanghin
07 h 00 Cathédrale
9 h 00 Cathédrale - St Camille – St André – Sacré cœur de Dapoya – St François d'Assise
Dimanche 11 octobre 2026 8 h 00 St Sébastien– st Gabriel de Goanghin
07 h 00 Cathédrale
9 h 00 Cathédrale - St Camille – St André – Sacré cœur de Dapoya – St François d'Assise
La Confédération syndicale burkinabè a organisé ce samedi 28 mars 2026, une journée de sensibilisation sur les violences basées sur le genre (VBG) en milieu de travail, au profit de la population de Koudougou. La cérémonie d'ouverture a été placée sous la présidence du Gouverneur de la région du Nando (représenté).
L'objectif de cette journée est de sensibiliser un large public à l'importance de la lutte contre les VBG, particulièrement dans le milieu professionnel. Selon les organisateurs, il s'agit également de présenter le processus d'adoption de la Convention 190 (C190) de l'OIT, d'en expliquer la portée et de détailler la stratégie pour sa ratification.
« Nous allons fournir des informations sur les mécanismes de lutte contre la violence basée sur le genre. Notre souhait est que la femme soit respectée sur son lieu de travail », a indiqué Xavier Bambara, secrétaire général adjoint de la confédération syndicale burkinabè.
Cette journée a été animée par la Plateforme Genre. Pour Inès Kaboré/Mano, coordonnatrice adjointe de la plateforme, l'enjeu est de promouvoir un environnement de travail sain et de défendre les droits des femmes. Les thématiques abordées incluent la lutte contre le harcèlement en milieu professionnel ainsi que la Convention 190 et sa recommandation 206. « La sensibilisation est essentielle au changement ; elle nous permet de comprendre nos défis, de connaître nos forces et de saisir les opportunités. Cette séance est une occasion de nous informer, de nous inspirer et de nous renforcer mutuellement », a-t-elle souligné.
Inès KABORE/MANO Coordonnatrice adjointe de lGouverneur de la région de NandoReprésentant le Gouverneur, Silamane Zongo a rappelé que les VBG constituent une atteinte flagrante aux droits humains : « Cette journée se veut un cadre d'échanges, de réflexion et de renforcement de capacités. Elle nous offre l'opportunité de comprendre les causes et les conséquences des VBG, tout en identifiant des stratégies concrètes pour les prévenir et y répondre efficacement », a déclaré le chargé d'études.
Le presiduim de la conférenceUne cinquantaine de participants, majoritairement des femmes, ont pris part aux échanges. Parmi elles, Aïcha Coulibaly, point focal du réseau genre à Ouagadougou, a témoigné de l'importance de l'événement : La Convention 190, adoptée en 2019, vise à protéger les travailleurs contre toutes formes de violences. D'où son engagement a rester un acteur de transmission. « À l'issue de cette campagne, mon rôle sera de servir de relais au sein de ma structure pour sensibiliser celles qui n'ont pas pu effectuer le déplacement. »
Aïcha Coulibaly, point focal du réseau genre à Ouagadougou,Cette initiative s'inscrit dans la continuité de la célébration de la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, observée chaque 25 novembre.
Cette initiative s'inscrit dans le prolongement des actions liées à la journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes prévue le 25 novembre de chaque année.
Prince omar
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La Loterie nationale burkinabè (LONAB) a procédé, dans la matinée de ce dimanche 29 mars 2026, à la remise officielle d'un gros lot de 13 863 998 FCFA à un heureux gagnant au Pari sportif. La cérémonie s'est tenue en marge de la 9e édition de la course cycliste dénommée Grand Prix 14.
L'heureux gagnant, Abdoul Kader Ouédraogo, technicien électricien, n'a pas caché sa joie après avoir reçu son chèque. Selon lui, tout est parti d'une simple tentative sur la plateforme en ligne LONABET.
« J'ai téléchargé la plateforme LONABET pour voir comment ça se passe. Et avec une mise de 500 FCFA, j'ai remporté 13 863 998 FCFA. C'est vraiment un sentiment de joie. Cette somme est un coup de pouce qui va me permettre de réaliser mes objectifs », a-t-il confié.
Avec une mise de 500 FCFA, Abdoul Kader Ouédraogo repart avec 13,8 millions FCFAProfitant de l'occasion, le gagnant a également lancé un message à ceux qui hésitent encore à tenter leur chance.
« A l'endroit de tous ceux qui hésitent pour jouer, je leur dis au moins dans la vie dans toute chose, il faut essayer. Mais si on n'essaie pas, on n'a pas une possibilité d'espérer quelque chose. Il faut toujours essayer », a-t-il expliqué.
Du côté de la LONAB, le représentant du directeur général, Yamba Jean Zida, a indiqué que ce montant constitue, à ce jour, le plus gros lot enregistré sur la plateforme LONABET depuis sa mise en place il y a trois ans.
La remise officielle du chèque s'est tenue lors du Grand Prix 14La structure a également justifié le choix du Grand Prix 14 pour procéder à cette remise. Selon elle, cette initiative vise à associer la promotion du jeu en ligne au développement du sport, en particulier le cyclisme.
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