La Confédération paysanne du Faso (CPF) tient, ce lundi 30 mars 2026, à Ouagadougou, l'atelier de clôture du projet « Innovations agroécologiques à partir des savoirs endogènes pour le développement de la chaîne de valeur oignon au Burkina Faso ». Cette rencontre réunit les différents acteurs impliqués afin de partager les résultats majeurs, les innovations développées ainsi que les changements induits par la mise en œuvre de cette initiative depuis 2022.
Mis en œuvre dans le cadre du programme « Recherche et innovation en agroécologie menée par les organisations de producteurs pour des systèmes alimentaires durables (FO-RI) », ce projet est le fruit d'une collaboration entre la Confédération paysanne du Faso, l'Union nationale des producteurs d'oignons du Burkina (UNAPOB), l'INERA, l'IRSAT, avec l'appui de l'association
Agriculteurs français et développement international (Afdi).
Le projet a été déployé dans trois provinces : le Bassitenga dans la région du Plateau-Central, le Yatenga dans la région du Nord et le Sanmatenga dans la région du Centre-Nord. Sur le terrain, les activités ont été conduites par l'UNAPOB au profit de 1328 producteurs, dont 863 femmes, soit 70 % des bénéficiaires, avec une participation d'au moins 30 % de jeunes.
Le présidiumReposant sur une approche participative, l'initiative a valorisé les savoirs locaux et les innovations endogènes. Les organisations paysannes et les structures de recherche ont travaillé en synergie pour développer des pratiques agroécologiques adaptées, visant à améliorer la production et prolonger la conservation des bulbes d'oignons. Cette collaboration a permis d'expérimenter et de diffuser des solutions durables, mieux ancrées dans les réalités des producteurs.
Au-delà des performances techniques, le projet visait également un impact économique. L'objectif principal était d'accroître les revenus des acteurs de la chaîne de valeur oignon grâce à l'adoption de pratiques respectueuses de l'environnement et à une meilleure facilitation de l'accès aux marchés pour les organisations paysannes.
À travers cet atelier de clôture, les parties prenantes entendent capitaliser les acquis, tirer les leçons apprises et envisager les perspectives de mise à l'échelle de ces innovations. Une démarche qui pourrait contribuer durablement à la résilience des systèmes de production agricole et à la sécurité alimentaire au Burkina Faso.
Selon le premier vice-président de la Confédération paysanne du Faso, René Soala, grâce au projet, les membres de l'Union nationale des producteurs d'oignons ont un itinéraire précis pour la production de l'oignon de conservation, de qualité.
Il a indiqué que c'était l'objectif recherché par les membres de l'union nationale. « Ce programme s'inscrit dans une vision commune : bâtir une agriculture qui nous ressemble, qui valorise nos ressources locales et nos savoirs endogènes, et qui se construit avec les producteurs eux-mêmes, à partir de leurs contraintes et de leur expérience. Cette ambition rejoint pleinement la vision portée par la Confédération Paysanne du Faso depuis sa création en 2002 qui est de promouvoir une agriculture familiale et durable, ancrée dans nos ressources et nos connaissances locales, afin de garantir la souveraineté alimentaire au Burkina Faso. À travers ce projet, nous avons démontré que l'agroécologie n'est pas une mode passagère, mais une nécessité stratégique. Elle permet de réduire les coûts de production, d'accroître l'autonomie des exploitations familiales et de renforcer leur résilience face au changement climatique », a indiqué M Soala.
Le premier vice-président de la Confédération paysanne du Faso, René SoalaLe représentant du secrétaire général du ministère en charge de l'Agriculture, Alex Landry Millogo, a rappelé que grâce aux efforts des producteurs et des partenaires, le Burkina Faso est devenu le deuxième pays exportateur d'oignons de l'Afrique de l'Ouest.
« Le Burkina Faso est devenu à ce jour le deuxième exportateur d'oignon en Afrique de l'Ouest après le Niger et a connu une augmentation de sa production d'oignons au cours des dix dernières années, passant de 242 258 tonnes en 2016 à 362 480 tonnes en 2018. En 2025, la production d'oignon est estimée à plus de 750 000 tonnes. La production d'oignons bulbes représente plus de 40% des superficies maraîchères générant un chiffre d'affaires d'environ 123,68 milliards de FCFA en 2019, soit 45% de la valeur totale des ventes des principales cultures maraichères. Les recettes d'exportation d'oignon bulbe varient entre 150 et 245 millions de FCFA selon les années », a fait savoir le représentant du secrétaire général du ministère de l'Agriculture.
Le président de l'Union provinciale des producteurs d'oignons de la province du Yatenga, Hamidou OuédraogoCependant, il a reconnu que malgré les progrès, les producteurs d'oignons font face à plusieurs difficultés dont celles d'assurer une production de qualité et qui se conserve longtemps, l'insuffisance d'infrastructures de stockages et de conservation, l'insuffisance ou le tarissement précoce des points d'eau, la disponibilité des intrants (semences et engrais). Ce qui fait que les producteurs sont alors contraints de vendre rapidement et parfois de brader leur production pour faire face aux besoins urgents lors des récoltes. Avec ce projet, il reste convaincu que les difficultés des producteurs d'oignons seront bientôt un mauvais souvenir.
Le président de l'union provinciale des producteurs d'oignons du Yatenga, Hamidou Oeudraogo, dit qu'avec la mise en œuvre de ce projet, les producteurs du Yatenga utilisent les engrais naturels, ce qui leur permet d'avoir des produits de qualité mais aussi un bon rendement. Il a promis être un relais du projet pour permettre aux producteurs qui n'ont pas bénéficié du projet d'apprendre les nouvelles techniques pour booster leurs productions.
Rama Diallo
Lefaso.net
Les grandes familles TRAORÉ à Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Diossogo et en Côte d'Ivoire ;
Les familles alliées et amies ;
L'épouse, Safiétou NACANABO,
Les enfants : Sié Yassir TRAORÉ, Nesrine Malicka TRAORÉ et Sondé Naïm TRAORÉ,
Très touchés par les nombreuses marques de sympathie et de compassion que vous leur avez témoignées lors du décès et des obsèques de leur regretté fils, frère, époux et père, Diakalia TRAORÉ,
Vous adressent leurs sincères remerciements à toutes et à tous, pour le soutien moral, spirituel et matériel que vous leur avez apporté en cette douloureuse épreuve.
Leurs remerciements vont particulièrement : à la communauté Siamou de Ouagadougou, de Bobo-Dioulasso et d'Orodara ; au ministère de l'Agriculture, de l'Eau et des Ressources animales et halieutiques (MAERAH) ; à l'Agence Faso Mêbo ; à la Société nationale des substances précieuses (SONASP) ; à la communauté de l'Université Nazi BONI ; aux travailleurs de l'Office national des barrages et des aménagements hydro-agricoles (ONBAH) ; ainsi qu'au Génie militaire.
Ils se gardent de citer des noms, de peur d'en oublier.
Ils vous expriment leur profonde gratitude pour vos prières, votre présence à leurs côtés et vos soutiens multiformes.
Puisse Dieu, dans son infinie bonté, rendre à chacun le centuple de ses bienfaits.
Puisse l'âme de Diakalia TRAORÉ, ainsi que celles de tous les fidèles défunts, reposer en paix.
Une soirée de promotion touristique consacrée à l'Inde s'est tenue dans la soirée de ce vendredi 27 mars 2027 à Ouagadougou, à l'initiative de l'ambassadeur de l'Inde, Om Prakash Meena.
L'objectif principal de cette rencontre était de faire découvrir aux Burkinabè les nombreuses richesses touristiques de ce pays asiatique, encore peu connu comme destination de voyage par le grand public.
Pour ce faire, les organisateurs ont non seulement présenté les différents sites touristiques de l'Inde, mais aussi encouragé les Burkinabè à s'intéresser davantage à cette destination en leur présentant plusieurs sites touristiques ainsi que les grandes villes indiennes qui attirent le plus de visiteurs.
Environ une centaine de personnes ont participé à cette soirée« Si vous aviez un seul billet pour voyager n'importe où dans le monde, choisiriez-vous les montagnes enneigées, les déserts dorés, les plages tropicales ou les villes antiques ? Et si je vous disais que vous pouviez les découvrir toutes dans un seul pays ? Ce pays, c'est l'Inde, une terre où la géographie, l'histoire et la culture se mêlent pour créer l'une des destinations touristiques les plus fascinantes au monde. L'Inde n'est pas seulement un lieu que l'on visite ; c'est un lieu que l'on ressent. C'est l'arôme des épices dans un marché animé, le rythme des tambours lors d'un festival, les chants paisibles qui s'élèvent des temples anciens et la chaleur des habitants qui accueillent les visiteurs », a déclaré l'ambassadeur de l'Inde au Burkina, Om Prakash Meena.
Il a également indiqué que le tourisme en Inde ne se résume pas aux lieux, il s'agit d'expériences comme déguster un masala, un chai lors d'un voyage en train, participer à une fête de village ou apprendre une danse traditionnelle. Selon lui, chaque voyageur repart avec un morceau d'Inde dans le cœur, et peut-être la promesse d'y revenir.
En plus des sites touristiques présentés dont entre autres le monastère de Tawang, le parc national de Kaziranga, les plages ensoleillées de Goa, les participants ont également pu découvrir d'autres atouts du pays, notamment la qualité de son système de santé.
« Avec le développement du secteur de la santé en Inde, un nouveau terme a émergé ; le « Tourisme Médical ». Il désigne le fait que des personnes du monde entier se rendent en Inde pour y recevoir des soins médicaux et des séjours de détente. La taille du marché indien du tourisme médical devrait passer de 11,14 milliards de dollars en 2025 à 12,32 milliards de dollars en 2026, pour atteindre 22,11 milliards de dollars d'ici 2031, soit une croissance annuelle composée de 12,42 % sur la période 2026-2031. Les touristes médicaux privilégient l'Inde en raison des atouts majeurs de son système de santé, notamment ses infrastructures et technologies performantes. Le marché de l'assurance maladie et le système de santé National y sont bien développés, ce qui facilite leur venue. Ils apprécient également le coût abordable des hospitalisations », a renchéri l'ambassadeur.
Comme meilleurs hôpitaux qui attirent les patients étrangers, les organisateurs ont proposé Apollo Hospitals, Fortis Healthcare, Medanta – the Medicity, Manipal Hospitals, Max Healthcare, Narayana Health et Artemis Hospital.
Ils espèrent que les participants, après avoir découvert les différents sites présentés, seront davantage motivés à voyager en Inde afin de s'imprégner de sa richesse culturelle, touristique et médicale.
Les organisateurs n'ont pas manqué de donner quelques conseils pour ceux qui souhaitent découvrir. A les entendre, la meilleure période pour visiter s'étend d'octobre à mars, lorsque le climat est plus frais et plus agréable dans la majorité des régions. En ce qui concerne les formalités, les touristes étrangers doivent disposer d'un visa. Dans certaines zones réglementées, comme l'Arunachal Pradesh ou le Sikkim, des autorisations supplémentaires, notamment le permis de zone restreinte (ILP), sont également exigées.
Hanifa Koussoubé
Lefaso.net
À l'occasion du Forum national sur le financement de la santé, la Directrice générale de FASO-PHARMA, Dr Liliane Marie Aline Gounabou, a modéré un panel consacré à la production locale de médicaments et à la souveraineté pharmaceutique, ce vendredi 27 mars 2026 à Ouagadougou.
Dans un contexte marqué par une forte dépendance aux importations de produits pharmaceutiques, le Burkina Faso entend renforcer sa souveraineté sanitaire à travers le développement d'une industrie locale capable de répondre efficacement aux besoins des populations. C'est dans cette dynamique qu'experts, décideurs publics, partenaires techniques et financiers se sont réunis autour du thème « Production locale de médicaments et souveraineté pharmaceutique », pour échanger sur les défis et perspectives du développement d'une industrie pharmaceutique nationale.
Au cœur des échanges, les participants ont analysé les défis structurels qui freinent encore l'essor d'une industrie pharmaceutique nationale, notamment les lourdeurs administratives, les exigences réglementaires, les contraintes liées au financement des projets industriels et la nécessité de disposer de ressources humaines qualifiées. Mais au-delà de ces contraintes, les discussions ont surtout permis de dégager des perspectives concrètes pour structurer un secteur capable de répondre aux besoins nationaux tout en s'ouvrant au marché sous-régional.
Dr Liliane Marie Aline Gounabou, Directrice générale de Faso-Pharma, a orienté les discussions vers des solutions concrètes pour renforcer la production locale de médicamentsAssurant la modération du panel, la Directrice générale de FASO-PHARMA, Dr Liliane Marie Aline Gounabou, a su orienter les échanges vers des solutions opérationnelles, en mettant l'accent sur l'accompagnement des investisseurs et la simplification des procédures. « Nous faisons en sorte que l'investisseur n'ait pas à parcourir plusieurs départements ministériels pour obtenir les autorisations nécessaires. FASO-PHARMA sert d'interface avec l'ensemble des administrations concernées afin de faciliter toutes les démarches et permettre une installation rapide des unités industrielles », a-t-elle expliqué. Dans la même dynamique, elle a insisté sur une approche pragmatique portée par la structure, soulignant que « le principal besoin de l'investisseur reste le financement, pour le reste, FASO-PHARMA s'occupe de créer les conditions favorables à son installation et à son exploitation ».
Les échanges ont ainsi mis en lumière le rôle central de FASO-PHARMA, société d'économie mixte créée par décret en décembre 2024, avec pour mission de piloter le développement du technopôle pharmaceutique intégré de Kokologho. Véritable levier de transformation du secteur, la structure se positionne comme un facilitateur global, capable d'accompagner aussi bien les investisseurs que les unités industrielles déjà existantes.
Les échanges ont mis en lumière le rôle de Faso-Pharma comme facilitateur pour l'installation d'industries pharmaceutiquesElle intervient notamment dans le recensement des besoins des industries en activité, l'appui à la maturation des projets en identifiant leurs exigences techniques et financières, ainsi que dans la proposition d'investisseurs, en identifiant et en orientant des partenaires potentiels vers les projets pharmaceutiques.
FASO-PHARMA joue également un rôle de force de proposition en matière de politiques publiques et contribue à la mise en place d'un cadre réglementaire adapté, notamment dans le domaine de la formation et du développement des métiers liés à la pharmacie industrielle.
Au cœur de cette stratégie se trouve le technopôle pharmaceutique intégré de Kokologho, conçu comme un pôle d'excellence dédié à la production de médicaments, de vaccins, de consommables et de dispositifs médicaux. D'une superficie d'environ 78 hectares, le site offre un environnement entièrement viabilisé, avec un accès garanti à l'eau, à l'électricité et aux réseaux de télécommunications, à des coûts étudiés pour les industriels. Il intègre également un ensemble de services mutualisés, parmi lesquels un laboratoire de contrôle qualité, un dispositif de gestion des déchets biomédicaux et industriels, des infrastructures logistiques et d'entreposage, ainsi qu'un accompagnement réglementaire et administratif.
En marge des échanges, le ministre de la Santé s'est rendu au stand de FASO-PHARMA pour encourager les équipesLe technopôle met en place un guichet unique destiné à centraliser toutes les formalités commerciales, fiscales, douanières et de transit, permettant ainsi de réduire considérablement les délais d'installation des unités industrielles. Les investisseurs bénéficient par ailleurs d'un accès à des parcelles aménagées et sécurisées sous forme de bail emphytéotique, ainsi que d'infrastructures complémentaires telles qu'un centre médical pour la prise en charge des travailleurs, un dispositif de sécurité intégrant les risques industriels et incendie, des entrepôts sous douane certifiés et un système organisé de gestion des flux de personnes et de marchandises.
Sur le plan de la qualité et de la régulation, le technopôle s'appuie sur une structure nationale issue de la fusion de l'Agence nationale de régulation pharmaceutique (ANRP) et de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'environnement, de l'alimentation, du travail et des produits de santé (ANSSEAT), désormais regroupées pour former FASO-FDA. Cette entité accompagne les industriels dans les processus de certification et de conformité, garantissant ainsi la compétitivité des produits fabriqués localement.
Le site bénéficie également d'un positionnement géographique stratégique, situé à environ 45 kilomètres de Ouagadougou, 55 kilomètres de Koudougou et 300 kilomètres de Bobo-Dioulasso. Il est connecté à des infrastructures logistiques majeures, notamment la voie ferroviaire Ouagadougou-Abidjan, un port sec en cours de réalisation et des axes routiers structurants, facilitant l'acheminement des matières premières et la distribution des produits finis. Cette position au cœur de l'Afrique de l'Ouest offre un accès à un marché potentiel estimé à près de 70 millions d'habitants dans l'espace AES et à plus de 120 millions dans l'espace UEMOA.
Pour renforcer son attractivité, le technopôle s'inscrit dans le cadre du régime des pôles de croissance, offrant des avantages fiscaux et douaniers particulièrement incitatifs. En phase d'investissement, les entreprises bénéficient notamment d'exonérations sur les droits de douane, la TVA et plusieurs taxes, ainsi que d'allègements sur les impôts. En phase d'exploitation, des exonérations totales de l'impôt sur les sociétés, de l'impôt sur les revenus des valeurs mobilières et d'autres charges fiscales sont accordées durant les sept premières années, suivies d'un régime dégressif pouvant s'étendre jusqu'à quinze ans. Ces mesures visent à réduire les coûts d'installation et à sécuriser la rentabilité des projets industriels.
Par ailleurs, le technopôle prévoit un centre de formation d'excellence destiné à renforcer les compétences locales et à accompagner le développement des métiers de l'industrie pharmaceutique, répondant ainsi à l'un des défis majeurs du secteur, à savoir la disponibilité d'une main-d'œuvre qualifiée.
En marge du panel, les participants ont eu l'occasion de visiter le stand de FASO-PHARMA, où ils ont pu découvrir de manière concrète les opportunités d'investissement et les offres proposées par la structure. Cette immersion a permis de mieux appréhender le potentiel du technopôle et les ambitions portées par FASO-PHARMA.
Le stand de Faso-Pharma a permis aux visiteurs de découvrir les opportunités offertes par le technopôle pharmaceutique de KokologhoAu terme des échanges, une conviction s'est imposée : le développement d'une industrie pharmaceutique locale constitue un pilier essentiel pour garantir la résilience du système de santé burkinabè. À travers FASO-PHARMA et le technopôle de Kokologho, le Burkina Faso affirme sa volonté de construire une souveraineté pharmaceutique durable, fondée sur un environnement attractif, une réglementation adaptée, un accompagnement structuré des investisseurs et une vision industrielle à long terme.
Dr Liliane Marie Aline Gounabou, Directrice générale de Faso-Pharma, a orienté les discussions vers des solutions concrètes pour renforcer la production locale de médicaments
Les échanges ont mis en lumière le rôle de Faso-Pharma comme facilitateur pour l'installation d'industries pharmaceutiques
En marge des échanges, le ministre de la Santé s'est rendu au stand de FASO-PHARMA pour encourager les équipes
Le stand de Faso-Pharma a permis aux visiteurs de découvrir les opportunités offertes par le technopôle pharmaceutique de Kokologho
Anita Mireille Zongo
Lefaso.net
L'Amicale de la promotion 1981-1983 des cours normaux(APCN) a tenu son Assemblée générale (A G) statutaire les 25 et 26 mars 2026 au Lycée provincial de Koudougou (ex CNK). Les membres qui ont pu faire le déplacement au nombre d'une trentaine, ont passé en revue le bilan d'une année d'activités. Cette A G a été rehaussée à l'ouverture, par les présences du directeur provincial de l'enseignement secondaire Hyacinthe Yaméogo, du proviseur du lycée provincial de Koudougou Athanase Yaméogo, de Sa Majesté le chef de Yssouka le Naaba Saaga , des personnes ressources du monde de l'éducation.
L'Amicale de la promotion 1981-1983 des cours normaux(APCN) est composée d'enseignantes et d'enseignants, issus des ex Cours normaux de Koudougou(CNK) et des jeunes filles de Ouagadougou(CNJFO). Elle compte une quarantaine de membres. Cette journée de retrouvailles au Lycée provincial de Koudougou, n'est pas fortuite. C'est dans l'antre même où ils ont fait leur formation d'éducateur, c'est là-bas que tout a commencé, c'est tout un symbole. Cette opportunité a permis à des gens qui se sont vu il y a longtemps, 20 ans, 25, voire plus de 30 ans de se revoir. On s'étreignait, on se taquinait, et des souvenirs revenaient. Dans son mot de bienvenue et dans son discours, le président de l'APCN, Augustin Yilké Koudougou, a d'abord demandé une minute de silence en la mémoire des collègues disparus.
Le président de l'APCN, Yilké Koudougou(micro) s'est dit satisfait de la mobilisation des membres pour l'A G.Il a tenu à remercier toutes les personnalités qui ont répondu à l'invitation, et bravo aux membres qui ont fait le déplacement de Koudougou pour cette A G. Il a fait un briefing de l'Amicale, qui a célébré les trentenaire et quarantenaire d'activités professionnelles, puis après la retraite, s'est muée en bonne et due forme en une Amicale, appelée APCN, avec récépissé, des textes et des statuts de fonctionnement. L'APCN c'est des promotionnaires qui sont ensemble depuis 1981, a-t-il rappelé. Avant de se retirer, des personnalités dans leurs interventions ont félicité l'initiative de la création de l'APCN, son dynamisme, les vertus de solidarité, de cohésion, que prône la structure, avec du reste sa devise, « Le bonheur dans l'union ».
Le praesidium à l'ouverture de l'A G, extrême droite, le proviseur du Lycée provincial du Koudougou, Athanase Yaméogo, et à l'extrême gauche, le directeur provincial de l'enseignement secondaire Hyacinthe Yaméogo.Elles ont formulé des vœux de longévité à l'Amicale, et souhaité qu'elle fasse tache d'huile au sein des jeunes générations. Des personnes ressources de l'éducation ont partagé d'émouvants souvenirs d'avant et pendant les débuts d'indépendances, de carrière avec l'assemblée. Avec le retrait des invités, les membres sont entrés de plain-pied dans les travaux de l'A G. Les travaux ont constitué en la lecture du bilan moral d'activités de l'année écoulée, le bilan financier, des échanges, les membres ont adopté par acclamation le travail abattu, toute chose qui ne pouvait que réjouir le président de l'Amicale, « Des sentiments de satisfaction m'animent, nous avons relevé le défi de la tenue de l'A G ici à Koudougou, je dis bravo à tous les camarades, surtout la gent féminine, pour cette mobilisation, des membres sont venus de Bobo, Banfora, Fada, Léo, Ouaga, La –Toden, Koudougou », a-t-il indiqué.
Présence remarquée des amazones de l'APCN à l'A G.Les membres ont beaucoup échangé sur la vie de l'Amicale. À la fin des échanges, il était question de la désignation de la localité pour la tenue de la prochaine A G. Trois localités ont été proposées, Ouahigouya, Kaya, Tenkodogo, et c'est cette dernière qui a retenu le choix de la majorité des membres. L'A G a été une réussite, l'assemblée a fait un banc spécial pour les camarades de Koudougou, Kroma Modou, Zoma Adama, qui ont abattu un grand travail en amont. Elle a aussi félicité le président et son bureau pour leur dynamisme, et son S G Sylla s'est vu offert un portrait, c'est la boîte noire de l'APCN.
Les membres de l'APCN, en marge de l'A G, ont rendu visite à l'Agence Faso Mebo Koudougou, où ils ont eu à offrir du rafraîchissement.En marge de l'A G, l'APCN, la veille a rendu une visite à l'Agence Faso Mebo Koudougou, pour marquer son adhésion, ses encouragements pour ce qui s'y mène pour la construction du Faso. En guise de soutien, du rafraîchissement a été offert et réceptionné par le sergent-chef Nana. Par ailleurs l'APCN a fait une virée touristique en allant visiter le palais royal de Yssouka et son musée. Tout est bien qui finit bien, au revoir Koudougou 2026, et cap sur Tenkodogo 2027.
Barthélemy KABORE
« Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra quand même il serait mort. » Jean 11 :25
Les familles SAWADOGO, OUEDRAOGO , SIMPORE à OUAGADOUGOU, Kaya ,Kongoussi , Nabitenga , Monsieur SAWADOGO Charles agent des T.P à la retraite et Madame SIMPORE Solange remercient du plus profond de leur cœurs , les parents, amis , collègues , association et connaissances qui leur ont témoigné , les nombreuses marques de compassion et de soutient lors du rappel à Dieu de leur fille SAWADOGO Carine Amélie précédemment étudiante à L'ESTPO , décès survenu le samedi 22 et l'inhumation le dimanche 23 mars 2026.
Elles remercient tout particulièrement :
• La Coordination Sainte Élisabeth de Hongrie et ses différentes structures ;
• Le DG de BECA-Consult et tout son personnel ;
• Mr OUANDAOGO Poussi, Directeur Technique de BECA -Consult ;
• Mr le PDG de l'entreprise AMP et son personnel ;
• Le DG des Infrastructures de Transport (D.G.I.T) et tout son personnel ;
• Les retraités du Ministère des Infrastructures et du Désenclavement (ARMI) ;
• Mr TIENDREBEOGO Paul, Commissaire de police à la retraite et sa famille ;
• Les parents et amis de l'A.B.N. S à Ouagadougou ;
• Monsieur SAWADOGO Abdou et Barké et leurs familles ;
• Les professeurs, les promotionnaires, amis et collègue de la défunte ;
• Les voisins, les jeunes, et tous ceux dont les noms n'ont pu être cités.
Que Dieu tout puissant récompense tout chacun au-delà de ses espérances.
Le Centre hospitalier universitaire Yalgado Ouédraogo a présenté, ce 30 mars 2026, ses principaux investissements réalisés en 2025 en matière d'équipements médicaux et de réhabilitation des services. À travers une visite guidée suivie d'une conférence de presse, la direction générale a mis en lumière les acquis techniques et infrastructurels destinés à améliorer la qualité de la prise en charge des patients.
Le directeur général du Centre hospitalier universitaire Yalgado Ouédraogo (CHU-YO), Ousmane Néré, a d'abord conduit les journalistes à travers plusieurs services rénovés ou récemment équipés avant de rappeler l'ampleur de l'activité de l'hôpital au cours de l'année 2025 et de conduire “ Le devoir de redevabilité nous impose de rendre compte à la hiérarchie et à la population des grandes activités réalisées au cours de l'année écoulée”, a déclaré le directeur général qui a souligné que l'établissement demeure “l'hôpital leader” du Burkina Faso. Selon les données présentées, le CHU Yalgado Ouédraogo a enregistré 140 157 consultations, 12 728 interventions chirurgicales et 577 650 examens en 2025, dont 543 325 examens de laboratoire et plus de 34 000 examens en imagerie médicale.
Dans le détail, les performances en radiologie montrent 11 725 examens scanner réalisés sur l'année, avec des pics hebdomadaires atteignant 350 examens, ainsi que 1 276 IRM. Pour la direction, la réduction des coûts de ces examens a permis aux ménages d'économiser plus de 586 millions de FCFA.
Mais au-delà du bilan statistique, c'est surtout la modernisation du plateau technique qui a retenu l'attention des journalistes. La visite guidée a débuté au service d'hépato-gastroentérologie, où le spécialiste Abel Sawadogo a présenté un appareil de dernière génération également appelé FibroTouch. Cet équipement permet d'évaluer de manière non invasive l'élasticité du foie et la quantité de graisse qu'il contient, facilitant ainsi le diagnostic des pathologies hépatiques. “Cet appareil nous permet aujourd'hui de mieux apprécier l'état du foie sans recourir immédiatement à des procédures plus invasives”, a expliqué le médecin, précisant que l'examen est accessible et subventionné à 17 500 FCFA, un tarif destiné à favoriser l'accès du plus grand nombre.
“Au cours de l'année 2025, le CHUYO a procédé au recrutement de 89 agents, contribuant ainsi à la réduction de la non employabilité des jeunes”, a indiqué Ousmane NéréLa délégation s'est ensuite rendue au service de cardiologie, où le professeur Valentin Yameogo a présenté un nouvel échographe de haute performance. Là aussi, le coût de l'examen est subventionné à 17 500 FCFA. Pour le chef de service, cet équipement renforce considérablement les capacités de diagnostic. “Il permet une lecture plus fine des anomalies cardiaques et réduit les délais de prise en charge”, a-t-il expliqué.
A lire : Santé/CHU Yalgado Ouédraogo : Le bilan des innovations et des actions en 2024 dévoilé
Le parcours des journalistes s'est poursuivi au service de chirurgie générale et digestive, dirigé par le professeur Edgar Ouangré. Ici, les journalistes ont découvert une nouvelle salle opératoire entièrement rénovée et équipée. Cette infrastructure porte à cinq le nombre total de salles opératoires du service. Selon les responsables, cet investissement doit permettre de mieux absorber le volume des interventions programmées et de réduire les délais d'attente des patients. La chirurgie générale et digestive demeure en effet l'un des pôles les plus sollicités de l'établissement.
Au service de chirurgie maxillo-faciale, le professeur Tarcissus Konseim a présenté des locaux entièrement réhabilités, avec une capacité d'accueil renforcée et un meilleur confort pour les malades. “Ce type de confort n'est pas exceptionnel, mais si vous ne l'aviez pas et que vous l'obtenez, ça devient exceptionnel”, a-t-il commenté, en insistant sur la portée concrète de ces améliorations pour les patients hospitalisés.
L'appareil de dernière génération appelé FibrosTouch permet d'évaluer l'élasticité du foie et la quantité de gras sur le foiePlus de 400 millions de FCFA en matériels médico-techniques en 2025
Dans son intervention devant les hommes de média, le directeur général du CHU-YO a également rappelé que le CHU a bénéficié en 2025 de matériels médico-techniques d'une valeur de plus de 400 millions de FCFA, acquis grâce à l'Initiative présidentielle pour la santé. L'extension des arrivées d'oxygène sur 118 lits dans les services d'urgence et d'hospitalisation fait également partie des avancées mises en avant. Cette mesure vise à réduire les délais de transfert et à améliorer la prise en charge des patients nécessitant une assistance respiratoire. Ousmane Néré a aussi répondu aux critiques souvent adressées à l'hôpital, notamment sur la saturation des services. “Quoique l'hôpital Yalgado soit critiqué, ce sont les travailleurs de Yalgado qui acceptent de traiter les patients à terre pendant qu'ils sont rejetés ailleurs quand il n'y a pas de place”, a-t-il affirmé au cours des échanges.
Par cette déclaration, il a voulu rappeler la pression permanente qui pèse sur le principal centre hospitalier universitaire du pays, souvent dernier recours pour les cas graves ou complexes. Dans le même registre, il a défendu le niveau d'expertise du personnel médical. “Les meilleurs spécialistes sont à Yalgado. Nous le disons et nous mettons au défi les autres hôpitaux, qu'ils viennent démontrer le contraire”.
Un nouveau bloc opératoire au service de chirurgie générale et digestiveL'année 2025 a également été marquée par l'élargissement de l'unité de dialyse avec quatre générateurs supplémentaires, permettant la prise en charge régulière de 331 patients, même si plus de 400 personnes restent en attente. En oncologie, 550 nouveaux cas ont été enregistrés et 952 séances de chimiothérapie réalisées. Le CHU a aussi accompagné 2 370 patients indigents et personnes déplacées internes à travers son service social.
Pour 2026, la direction annonce plusieurs priorités : poursuite de la réhabilitation des infrastructures, modernisation de l'odontostomatologie, de la pneumologie et de l'oncologie, informatisation progressive des services et développement du paiement électronique. L'aménagement de la cour de l'hôpital figure également parmi les projets annoncés, tout comme l'extension de la dispensation individuelle nominative des médicaments.
Farida Thiombiano
Lefaso.net
La première édition de la soirée des auteurs de Mercury Édition, organisée le 27 mars 2026, n'a pas seulement été un cadre de distinction et de reconnaissance. Elle a aussi offert aux auteurs présents l'occasion de revenir sur leur expérience avec la maison d'édition, à travers des témoignages recueillis à la fin de la cérémonie. Au micro de Lefaso.net, ils se disent satisfaits du professionnalisme de la maison d'édition et de l'encouragement qu'elle adresse à ses auteurs.
Wenlasida Constance Kaboré, auteure du recueil de nouvelles Les 7 Harmattans, récompensée par le Grand Prix FILO de la Nouvelle en 2025, a insisté sur la qualité de l'accompagnement éditorial reçu depuis son premier contact avec Mercury.
« C'est en 2024 que j'ai contacté monsieur Thierry Millogo, pour faire d'abord le projet de livre. Et ils ont trouvé vraiment que c'était intéressant, et par la suite, on a décidé de collaborer ensemble avec un contrat. Je trouve que la maison d'édition Mercury est sérieuse, parce que le livre a été lu plusieurs fois, et vraiment bien corrigé, et la qualité que j'avais exigée a été respectée. J'ai été très satisfaite. La soirée qu'ils ont organisée en notre honneur aussi, j'apprécie vraiment qu'une maison d'édition pense à convier ses auteurs, à les remercier, et à présenter les innovations. Je pense que c'est très bien pensé. Et ça nous motive à revenir encore vers cette maison d'édition. »
Wenlasida Constance Kaboré, auteure du recueil de nouvelles Les 7 Harmattans, récompensée par le Grand Prix FILO de la Nouvelle en 2025Le journaliste et auteur Youssef Ouédraogo, qui compte deux ouvrages publiés chez Mercury, a pour sa part retracé une collaboration engagée depuis 2020, à partir d'un travail de réflexion entamé après son retour de Côte d'Ivoire.
« Je pense que j'ai commencé ma collaboration avec les éditions Mercury en 2020. Alors, j'étais revenu de la Côte d'Ivoire, après un Master sur la communication et les médias. Et j'avais donc fait une réflexion sur la contribution des médias dans la survenue de l'insurrection au Burkina Faso. Parce que le constat est parti du fait que lorsque l'insurrection s'est produite dans notre pays, toutes les entités se sont réclamées la paternité de l'insurrection. Et les médias n'avaient pas été cités comme étant un acteur important dans la survenue de l'insurrection. C'est comme ça que quand je suis arrivé de la Côte d'Ivoire, je suis rentré en contact avec Thierry Millogo et je lui ai fait part de mon envie de produire un ouvrage. Et il a demandé de corriger le texte parce qu'un document scientifique n'est pas forcément un document qu'on peut publier. Et donc l'ouvrage a été remis et l'ouvrage a suivi un processus. D'abord la lecture, ensuite les corrections. Et nous avons cheminé jusqu'à ce que le premier ouvrage sorte. Et le titre de cet ouvrage est "Rôle des médias dans l'insurrection publique 2014"
Il poursuit en évoquant son deuxième livre.
Le journaliste Youssef Ouédraogo est auteur de trois ouvrages dont deux publiés chez Mercury édition« Le deuxième ouvrage c'est Retour au pays des ancêtres qui est une œuvre autobiographique. Et je crois que je suis rentré toujours en contact avec lui. Et j'ai estimé que nous qui sommes nés hors de Burkina Faso, nous avons pratiquement la même histoire. Et mon histoire peut être une histoire partagée par d'autres. Et il a lu l'histoire que j'ai racontée dans cet ouvrage et il a estimé que la maison d'édition Mercury pouvait donc en faire un ouvrage. Et c'est comme ça que le livre a suivi le même processus, c'est-à-dire la lecture, la correction. Et finalement le livre a été édité. Donc j'ai à ce jour deux ouvrages avec les éditions Mercury. Et je crois que cette soirée qui est consacrée aux auteurs est la bienvenue. Et nous espérons que c'est une soirée qui va se poursuivre tout en donnant de l'espace aux auteurs, tout en faisant la promotion afin que le livre puisse être véritablement, on va dire, un outil de sensibilisation, un outil d'éducation pour les masses. Alors je crois qu'il y a de cela quelques années, et ça a été dit au cours de cette cérémonie, on n'avait vraiment pas de maison d'édition au Burkina Faso. L'arrivée de Mercury, ou du moins la professionnalisation de Mercury, vient donner une sorte de soulagement aux écrivains burkinabè. »
Pour Fatim Touré Konkobo, coach professionnelle certifiée en coopérative et live coaching, la publication d'un livre a révélé la complexité du métier éditorial.
« Ma collaboration avec cette maison d'édition s'est bien passée. C'est après avoir écrit que j'ai compris tout le parcours de l'édition, et il me fallait un professionnel du métier, en tout cas une maison d'édition. Je tenais à ce que ce soit une maison d'édition burkinabè, donc je connaissais déjà Thierry Millogo, et les autres livres, et la librairie ici. C'est vrai que je connaissais plus la librairie que la maison d'édition, et c'est comme ça, en me demandant, en me renseignant, et parce que le livre de mon père, Adama Touré, a été réédité par Mercury, que bon, logiquement, je suis venue vers lui pour faire l'édition de mon premier livre. Je dirais que l'édition est un parcours du combattant, et que c'est important d'avoir des professionnels. Je suis contente que Mercury aussi évolue, innove, s'agrandisse, modernise sa manière d'accompagner. Donc oui, je recommanderais pour un premier éditeur de passer par Mercury pour pouvoir déjà avoir les clés, les bases, et la sécurité d'un accompagnement professionnel. Je trouve que c'est bien, déjà, de nous réunir, de nous voir. On voit les livres des uns et des autres quand on vient déposer les nôtres. On se voit dans certains événements, mais on ne se connaît pas forcément. Et cette reconnaissance-là, déjà, de sa maison d'édition, ça fait quelque chose d'autre en plus. Et donc j'ai aimé l'esprit de la cérémonie. Je crois que c'est la première édition et j'espère qu'il y en aura beaucoup d'autres. »
Fatim Touré Konkobo a édité un livre à MercuryDr Sié François d'Assise Coulibaly revient sur une rencontre progressive avec Mercury, d'abord par les livres, puis par la relation avec l'éditeur.
« Disons que j'ai connu d'abord les éditions Mercury à travers mes lectures, les lectures de différentes œuvres publiées par les éditions Mercury. Ensuite, j'ai eu la chance de connaître monsieur Millogo Thierry, responsable de Mercury, lors d'une dédicace à la Maison de la culture de Bobo-Dioulasso. C'est là que j'ai pu fixer, j'ai pu connaître la personne et savoir que c'est lui le responsable des éditions Mercury. Depuis lors, on s'est perdu de vue jusqu'à ce qu'on se rencontre encore à Ouagadougou, où j'avais déjà fini de publier un écrit, d'abord sous forme d'article, d'article scientifique et ensuite enrichi. Je cherchais effectivement une occasion pour pouvoir publier. Lorsque nos pas se sont croisés au niveau de l'assemblée législative de transition, je lui ai parlé immédiatement du projet, de la production que j'avais faite. Il a trouvé le sujet très intéressant. Il s'est aussi montré très intéressé par la proposition de pouvoir publier, éditer au niveau de Mercury. C'est ainsi que j'ai envoyé le texte pour qu'il soit vu à leur niveau par le comité de lecture avant d'être validé. Après lecture, on a trouvé que c'était un texte très intéressant et qu'il pouvait être réédité aux éditions Mercury. Et voilà comment nous sommes parvenus à éditer ce premier ouvrage qui s'intitule Le Dytaniè, l'hymne national du Burkina Faso, une idéologie forte pour un Burkina Faso qui triomphe. »
Dr Sié François d'Assise a écrit un ouvrage sur le “Dytaniè”Il précise le contenu de son ouvrage. « Comme son titre l'indique, il s'agit d'une analyse beaucoup plus historique du Dytaniè. Un chant que beaucoup de Burkinabè aiment bien, mais dont beaucoup ne connaissent pas le contenu. Nous avons trouvé qu'il était bien de faire une analyse approfondie du Dytaniè, de montrer ce qu'il contient et de pouvoir montrer en quoi il peut être un outil aujourd'hui pour la révolution progressiste populaire dans laquelle nous sommes et surtout pour le développement du Burkina Faso de façon générale et de manière durable. »
Propos recueillis par Farida Thiombiano
Lefaso.net
Le ministère de la Justice a pris la tête d'une importante opération de salubrité publique au quartier Petit Paris de Ouagadougou, le samedi 28 mars 2026. Cette action s'inscrit dans le cadre de la première phase de la 3e édition des Journées nationales d'engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC 2026). L'information a été rendue publique par ledit ministère, ce lundi 30 mars.
Selon le département de la Justice, l'initiative a mobilisé une véritable coalition patriotique regroupant des agents du ministère, des équipes de la commune de Ouagadougou, des acteurs de la société civile, des riverains et des citoyens engagés. Grâce à cette mobilisation collective et à l'appui logistique de Faso Mebo, une rue et un espace public jusqu'alors envahis par des ordures ménagères ont été totalement métamorphosés, illustrant de manière édifiante la force de la responsabilité collective.
Lefaso.net
Source : Ministère de la Justice et des droits humains
Adoptée le 27 mars 2026 par l'Assemblée législative de transition (ALT), la charte de la révolution a fait l'objet d'un examen approfondi en amont par la Commission des affaires générales, institutionnelles et des droits humains (CAGIDH). Dans son rapport, la commission revient sur les principales clarifications apportées par le gouvernement lors de son audition.
Contrairement à la Charte de la Transition adoptée en 2024, qui précisait l'éligibilité du président du Faso, du Premier ministre et du président de l'ALT aux élections de fin de transition, la nouvelle Charte de la Révolution ne reprend pas ces dispositions.
Elle introduit toutefois plusieurs innovations importantes, notamment la transformation de l'ALT en Assemblée législative du peuple (ALP) ; la nouvelle appellation du gouvernement ; la consécration juridique de la Révolution progressiste populaire (RPP) ; la suppression de la composante partis politiques au sein de l'organe législatif, avec une réaffectation des sièges ; la prise en compte de la nouvelle organisation territoriale dans la représentation des régions.
Lors de l'audition, les membres de la CAGIDH ont soulevé une préoccupation majeure. Comment désigner les représentants des nouvelles régions alors que les autorités administratives régionales ne sont pas encore en place ?
À cette interrogation, le gouvernement a apporté des assurances. « Des dispositions sont prises pour la désignation des autorités administratives régionales devant conduire ces désignations ».
Le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, a précisé que la charte de la révolution se substitue à la charte de la transition, tout en conservant l'essentiel de ses dispositions.
Autre point soulevé par la commission est la pertinence de l'article 27, qui prévoit l'abrogation de l'acte fondamental du 5 octobre 2022, déjà remplacé par la Charte de la Transition.
En réponse, le gouvernement a expliqué que « Dès lors que la charte de la révolution se substitue à la charte de la Transition ainsi qu'à son modificatif, il y a lieu de conserver toutes les dispositions pour éviter un vide juridique ».
S.I.K
Lefaso.net
Les Colombes de la révolution et les Petits chanteurs aux poings levés, figures emblématiques de la Révolution démocratique et populaire (RDP) du capitaine Thomas Sankara, signent leur retour sur scène sous la Révolution progressiste populaire (RPP) portée par le capitaine Ibrahim Traoré. Les deux groupes ont presté à l'occasion de la cérémonie de dédicace de l'album « Voix du passé-voie du futur », vendredi 27 mars 2026 à Ouagadougou, en présence de membres du gouvernement, dont les ministres en charge de la Culture et de la Famille.
Composé de treize jeunes filles, le groupe des Colombes de la Révolution a effectué sa première sortie au Centre national des arts du spectacle et de l'audiovisuel (Cenasa), devant un public enthousiaste. À sa suite, les Petits chanteurs aux poings levés ont enflammé la salle, ravivant les souvenirs d'une époque marquante de l'histoire du Burkina Faso.
Les Colombes de la Révolution en prestation.À l'issue des prestations, le ministre de la Culture, Gilbert Ouédraogo, a souligné la portée symbolique de ce retour. « Ce n'est pas simplement un retour sur scène, mais la preuve que la Révolution progressiste populaire n'est pas une rupture avec la Révolution d'août 1983, mais une continuité. Redonner vie à ces colombes, c'est convoquer l'esprit lumineux de Sankara pour éclairer les sentiers de nos luttes actuelles », a-t-il confié.
Le ministre de la Culture, Gilbert Ouédraogo, a annoncé que les Colombes de la révolution et les Petits chanteurs aux poings levés se sont donné rendez-vous à la Semaine nationale de la culture.« Voix du passé – voie du futur », une œuvre de transmission
Piloté par le Cenasa, l'album « Voix du passé - voie du futur » rassemble douze grandes voix du patrimoine musical burkinabè issues de différentes régions du pays. Les artistes y interprètent des titres en langues nationales et en français, mettant en avant des valeurs telles que le patriotisme, l'intégrité, la cohésion sociale, la solidarité et l'engagement citoyen.
Le directeur général du Cenasa, Abraham Wêzéna Abassagué, a invité les Burkinabè à s'approprier l'album.Selon le directeur général du Cenasa, Abraham Wêzéna Abassagué, l'album comprend treize œuvres, dont douze titres individuels et une œuvre collective. « Ce n'est pas simplement un album, c'est une œuvre de transmission, de conscience et d'engagement », a-t-il affirmé, invitant les Burkinabè à se procurer l'album disponible sur clé USB au prix de 5 000 francs CFA.
Un appel à l'appropriation par la jeunesse
Le ministre de la Culture a abondé dans le même sens, appelant les populations à s'approprier cette œuvre. Pour lui, l'album n'est pas « un simple écho nostalgique », mais une boussole pour le présent et l'avenir.
Marraine de la cérémonie, la ministre en charge de la Famille, Pélagie Kaboré, a salué la sortie de l'album, estimant qu'il retrace « l'histoire d'un peuple debout et résilient ». Elle a exprimé le vœu qu'il inspire la jeunesse burkinabè.
L'album réunit plusieurs artistes de renom, parmi lesquels Abdoulaye Cissé, Ki Boussi Zerbo, Amity Meria, Zéphirin Hein, Amadou Dicko, Zemba Souley, Idak Bassavé, Lobo Dicko, Bakary Dembélé, Zaksoba, Marie Gayeri et Camille Bazié.
Serge Ika Ki
Lefaso.net
Dans le cadre de la 3e édition des Journées d'engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC), un panel a été animé au sein de l'Université Joseph Ki Zerbo, à Ouagadougou, ce lundi 30 mars 2026. Comme participants à cette activité, on dénombrait des chercheurs et des étudiants.
C'est autour du thème : « Participation à la promotion du consommons local : zoom sur les filières et laboratoires », que les différentes communications ont été menées. Dans son discours lu par Pr Adama Sanou, vice-président chargé de la recherche et de la coopération universitaire, le président de l'Université Joseph Ki-Zerbo est revenu sur la pertinence du thème choisi. Pour lui, la thématique interpelle car, au-delà de l'acte citoyen, elle pose la question essentielle de la contribution de la recherche et de l'innovation au développement, et à la valorisation des ressources locales.
« Nos laboratoires, nos travaux et nos expertises doivent être des leviers pour transformer nos potentialités en solutions concrètes, adaptées à nos réalités », a-t-il fait savoir.
Dans sa communication intitulée « Contribution des sciences sociales à la promotion du consommons local au Burkina Faso », Dr Boukaré Zidouemba, membre du laboratoire groupe de recherche sur les initiatives locales, est revenu sur les objectifs qui, ne sont pas négligeables. Il s'agit d'analyser les conditions sociales de l'appropriation du consommons local et des facteurs qui sont susceptibles d'assurer une consolidation durable de cette pratique sociale. De manière spécifique, explique-t-il, il est question d'analyser le consommons local comme une dynamique sociale émergente ; identifier les facteurs socio-économiques qui influencent le consommons local, mais aussi proposer des perspectives pour une consolidation durable et locale.
En entrant dans le vif du sujet, il explique que pendant longtemps, le concept du consommer local était mal perçu et les produits importés étaient considérés comme supérieurs. Il prône pour ainsi dire, une autre perception des produits locaux par les populations. « Autrefois, lorsqu'on parlait de produit local, c'était vu comme ce qui est moins bon. Tandis que ce qui vient de l'extérieur était synonyme de qualité. Il faut travailler sur la reconfiguration de la vision populaire envers les produits burkinabè », a-t-il expliqué.
« Le consommer local, c'est notre engagement avec notre patrie. C'est l'expression de notre solidarité envers les autres Burkinabés », Boukaré ZidouembaPour lui, l'émergence du consommer local rime avec la transformation progressive des normes locales. Pour lui, le consommer local au Burkina Faso est porté par les autorités du pays, qu'il considère comme des acteurs d'appropriation progressive du consommons local. À l'entendre, ils jouent un rôle prépondérant dans le processus de construction de la consommation des produits locaux, à travers les politiques agricoles, les campagnes de sensibilisation et les initiatives liées aux engagements patriotiques.
En termes de perspectives pour une consolidation du consommer local, Boukaré Zidouemba encourage le renforcement de la confiance des consommateurs à travers l'amélioration de la qualité nutritionnelle et sanitaire des produits ; la reconfiguration des représentations sociales notamment la modernité, la santé, l'identité, etc. Il propose également la mobilisation du territoire et des acteurs locaux.
Muriel Dominique Ouédraogo
Lefaso.net
Le Commissariat central de Police de la ville de Léo a mis fin aux agissements d'un groupe de malfaiteurs spécialisés dans les vols à main armée et les cambriolages, ce lundi 30 mars 2026. Ce réseau ciblait principalement les domiciles et les commerces, profitant de l'absence des occupants ou de la nuit pour y accéder à l'aide de cisailles et de barres de fer.
L'intervention des forces de l'ordre, largement facilitée par la collaboration citoyenne, a permis d'appréhender le membre le plus actif du groupe, un multirécidiviste, et de récupérer un important lot d'objets volés comprenant une moto, des bidons d'essence, des bidons d'huile, des chaises en plastique. Tout en saluant cette coopération exemplaire, la Police nationale exhorte les populations à maintenir cette vigilance en signalant tout individu suspect via les numéros verts 17, 16 et 1010.
Lefaso.net
Source : Police nationale du Burkina Faso
Le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a conduit la délégation burkinabè au 11e sommet des chefs d'État et de gouvernement de l'Organisation des États d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP), du 27 au 29 mars 2026, en Guinée Équatoriale. Cette participation visait non seulement à consolider l'excellence des relations bilatérales avec le pays hôte, mais surtout à porter la voix de la Confédération AES au sein de cette organisation regroupant 79 États.
En marge des sessions plénières, les émissaires du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont été reçus par le secrétaire général de l'OEACP, Moussa Salet Batraki, pour présenter la dynamique d'intégration sahélienne. En réaffirmant sa volonté de coopérer avec l'organisation, le Burkina Faso a également participé au forum des affaires où les panelistes ont plaidé en faveur d'une valorisation locale des ressources naturelles et d'un renforcement du capital humain, piliers essentiels du développement durable pour les peuples du Sud.
Lefaso.net
Source : Ministère des Affaires étrangères
À l'occasion de la conférence TEDx Ouagadougou tenue le samedi 28 mars 2026 à Ouagadougou, Nestlé Burkina Faso a réaffirmé son engagement en faveur de la jeunesse, en facilitant l'accès à cet événement inspirant qui s'est tenu sur le thème « Le chemin des possibles ».
La septième édition de TEDx Ouagadougou a réuni près de 500 participants autour d'un objectif commun : partager des idées, susciter des déclics et encourager l'engagement individuel et collectif. Organisée par l'association Yikré, cette rencontre s'inscrit dans la dynamique du label TED, qui promeut la diffusion d'idées à fort impact.
Partenaire de l'événement, Nestlé Burkina Faso a placé la jeunesse au cœur de son action en facilitant l'accès à la conférence pour plusieurs jeunes. À travers sa marque Nescafé et son programme Nestlé Needs YOUth, l'entreprise a offert des places gratuites, habituellement payantes, afin de permettre à des jeunes motivés de vivre cette expérience.
Des participants attentifs lors de la 7ᵉ édition de TEDx Ouagadougou, un rendez-vous dédié au partage d'idées et à l'inspiration.Cette initiative s'inscrit dans une démarche plus large visant à créer des passerelles concrètes entre formation, inspiration et insertion professionnelle. Pour bénéficier de ces tickets, les participants ont été invités à suivre un module de formation en entrepreneuriat via la plateforme Nestlé YEP, avant de valider leurs acquis.
Pour le directeur de la communication de Nestlé Burkina Faso, cette collaboration répond à une vision claire. « Nestlé s'associe à TEDx Ouagadougou, une initiative qui vise à inspirer et à partager des messages porteurs de changement. Ces messages ont pour cœur de cible la jeunesse. C'est une belle opportunité pour nous de permettre aux jeunes de bénéficier de contenus qui créent des déclics et les encouragent à passer à l'action », a-t-il expliqué.
Omaro Kané, directeur de la communication de Nestlé Burkina Faso, a réaffirmé l'engagement de l'entreprise en faveur de la jeunesse.Il a également souligné que plus de 25 000 jeunes sont déjà impactés par les programmes d'employabilité de Nestlé au Burkina Faso.
Porté par l'association Yikré, TEDx Ouagadougou se veut un espace d'expression accessible à des profils variés. Pour son responsable, Lionel Tientega, l'ambition est claire : « TEDx Ouagadougou est une plateforme qui permet de partager des idées locales capables d'impacter positivement notre société. Nous voulons montrer que, malgré les difficultés, chacun peut tracer son chemin et inspirer les autres ».
À travers cette initiative, l'association entend créer un cadre où les expériences individuelles deviennent des leviers d'inspiration collective.
Lionel Tientega, responsable de l'association Yikré, a souligné l'importance de valoriser les idées locales.Sur scène, huit intervenants aux parcours divers ont partagé leurs expériences, illustrant des trajectoires marquées par l'audace, la persévérance, les remises en question et la capacité à se réinventer. À travers leurs témoignages, ils ont mis en lumière des réalités auxquelles de nombreux jeunes peuvent s'identifier.
Loin d'un modèle unique de réussite, les échanges ont insisté sur l'importance de faire des choix, d'accepter les échecs et de continuer à avancer. Un message qui résonne particulièrement dans un contexte où la jeunesse est en quête de repères et d'opportunités.
Elfried Samira Nikiema/Drabo, participante, a confié que chaque intervention lui a donné envie d'agir.Dans la salle, les participants ont exprimé leur satisfaction face à la qualité des échanges et à la pertinence des thématiques abordées. Pour Elfried Samira Nikiema/Drabo, participante, l'expérience a été particulièrement marquante : « On se reconnaît dans les parcours présentés. Cela nous pousse à réfléchir et à croire davantage en nos propres capacités ».
Même son de cloche du côté du dramaturge Aristide Tarnagda, qui insiste sur la portée de ce type d'initiative : « Ce sont des espaces essentiels pour nourrir la réflexion et encourager chacun à prendre sa place dans la société ».
Aristide Tarnagda, dramaturge, a encouragé les participants à oser créer leur propre chemin.Comme lui, plusieurs participants et intervenants ont salué une initiative qui leur permet non seulement de s'inspirer, mais aussi de se projeter dans l'avenir avec plus de confiance.
En s'associant à TEDx Ouagadougou, Nestlé Burkina Faso ne se limite pas à un rôle de sponsor, mais s'inscrit dans une logique d'accompagnement durable de la jeunesse. En combinant formation via Nestlé YEP et inspiration à travers TEDx, l'entreprise contribue à renforcer les capacités des jeunes et à stimuler leur envie d'agir.
Les huit speakers réunis après leurs interventions, porteurs de messages inspirants.Ce partenariat avec l'association Yikré traduit une ambition commune : offrir aux jeunes des outils, des idées et des opportunités pour construire leur avenir.
Anita Mireille Zongo
Lefaso.net
Après trois jours d'échanges, le 10e congrès ordinaire du Mouvement sunnite du Burkina Faso (MSBF) a refermé ses portes ce dimanche 29 mars 2026 à Ouagadougou. El Hadj Oumarou Zoungrana a été reconduit à la présidence du mouvement pour les cinq prochaines années.
Après trois jours de réflexions autour du thème « La contribution du mouvement sunnite à la consolidation de la paix dans un contexte de défis sécuritaires et sociaux », les sunnites ont sonné le glas de leur congrès dans la matinée de ce dimanche 29 mars, au sein de leur grande mosquée sise à Ouagadougou. Du 27 au 29 mars 2026, les congressistes ont mené plusieurs activités.
Ils ont notamment dressé le bilan du mandat écoulé du bureau sortant, relu les textes fondamentaux du mouvement et mis en place un nouveau bureau national.
Dans son allocution, le président du comité d'organisation, El Hadj Ousmane, s'est réjoui de la réussite de l'évènement, qui a connu la participation de Togolais, Nigériens, Maliens, et de la diaspora burkinabè. Il a aussi félicité les membres de bureau au nombre de 53.
El Hadj Oumarou Zoungrana reconduit
Le président sortant, El Hadj Oumarou Zoungrana, a été reconduit pour un dernier mandat de cinq ans. Dans sa déclaration, il s'est dit honoré de la confiance renouvelée et a pris l'engagement d'assumer ses responsabilités « avec dignité et détermination ».
Pour les cinq années à venir, le président du MSBF a décliné ses priorités : promouvoir la paix ; renforcer la tolérance religieuse, consolider la cohésion sociale. Il a également annoncé sa volonté de renforcer la présence du mouvement sur le terrain, afin de mieux répondre aux attentes des fidèles.
Par ailleurs, le nouveau bureau entend s'investir davantage dans l'éducation, la santé, la jeunesse, la solidarité et le développement économique.
Pour relever ces défis, Oumarou Zoungrana a lancé un appel à l'engagement collectif. « Le chemin sera long et difficile, mais nous sommes convaincus que nous pouvons réussir ensemble », a-t-il déclaré, invitant les fidèles à la mobilisation.
Le président du MSBF a également exhorté les Burkinabè à prier pour la paix, dans un contexte national marqué par des défis sécuritaires. Il a, enfin, salué l'accompagnement des autorités nationales ainsi que la disponibilité de la chefferie coutumière et traditionnelle tout au long du congrès.
Serge Ika Ki
Lefaso.net
Le secrétaire général de la Confédération africaine de football (CAF), Véron Mosengo-Omba, a annoncé sa démission officielle le dimanche 29 mars 2026, au Caire. Après plus de 30 ans de carrière internationale, il a décidé de quitter ses fonctions pour se consacrer à des projets personnels, affirmant se retirer "sereinement" après avoir levé les soupçons qui pesaient sur lui.
Dans son communiqué, il dresse le bilan d'une institution qu'il juge plus prospère que jamais et exprime sa gratitude envers le président de la CAF, le Dr Patrice Motsepe, ainsi que ses équipes. Son passage au sein de l'institution marque la gouvernance du football africain, Véron Mosengo-Omba ayant été un acteur clé des réformes et des avancées de l'institution ces dernières années.
Le nigérian Samson Adamu est nommé secrétaire général par intérim de la CAF, et remplace ainsi le congolais Véron Mosengo-Omba, démissionnaire du poste après avoir dirigé l'administration depuis 2021.
Le nigérian Samson AdamuCe communiqué intervient, faut-il le souligner, dans un climat particulièrement tendu pour l'institution panafricaine. La Coupe d'Afrique des Nations 2025, organisée au Maroc, a en effet été marquée par une vive controverse impliquant le Sénégal. À l'issue de la finale opposant les Lions de la Teranga au pays hôte. Des incidents ont éclaté, déclenchant une vague de protestations à travers le continent et au-delà.
Dans ce contexte, la Fédération sénégalaise de football (FSF) a saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS), contestant notamment la décision de la commission d'appel de la CAF, d'infliger un match perdu au Sénégal au profit du Maroc, dans des conditions jugées discutables par de nombreux observateurs. Dès lors, l'attention du monde du football africain reste tournée vers le TAS, dont la décision est très attendue et pourrait s'avérer déterminante pour l'issue de cette affaire aux fortes répercussions.
Lire le communiqué ci-dessous.
Lefaso.net
L'Institut des sciences des sociétés (INSS) a organisé, vendredi 27 mars 2026 dans sa salle de conférence, une soirée d'hommage dédiée à ses lauréats des sessions 2022 à 2025.
Initiée par l'INSS, cette rencontre visait à honorer les chargés de recherche, maîtres de recherche et directeurs de recherche promus au Conseil africain et malgache pour l'enseignement supérieur (CAMES), ainsi que les agents admis à la retraite, les décorés et les nouveaux docteurs ayant soutenu leur thèse durant la période concernée. Elle s'inscrit dans une dynamique de valorisation du mérite et de promotion de l'excellence scientifique.
Discours, prestations artistiques et remise de cadeaux symboliques aux chercheurs admis à la retraite ont été au programme de la cérémonie.
Dans son allocution d'ouverture, la directrice de l'INSS, Dr Aoua Carole Bambara/Congo, a souhaité la bienvenue aux invités et partenaires, tout en exprimant un « sentiment de fierté collective ».
Pour elle, « cette cérémonie n'est pas seulement un moment de reconnaissance ; c'est un acte de mémoire, un geste de gratitude et un engagement renouvelé envers les valeurs qui fondent notre institut : le travail, l'excellence, la solidarité et le service à la nation ».
S'adressant aux lauréats, elle a rappelé que la réussite au CAMES est « un véritable marathon », particulièrement dans le domaine des sciences sociales, humaines, les arts et la communication. Elle a également encouragé ceux dont les dossiers n'ont pas été retenus à persévérer, soulignant que « le rejet d'un dossier n'est pas une défaite, mais une étape. Votre valeur ne se résume pas à une session ».
Six directeurs de recherche, une douzaine de maîtres de recherche et une vingtaine de chargés de recherche ont été célébrés.
Selon le président du comité d'organisation, Dr Hien Christophe, cette initiative vise à « célébrer nos collègues qui ont acquis des grades au CAMES, mais aussi reconnaître les mérites de ceux qui ont servi l'institution pendant de longues années et qui sont désormais admis à la retraite ».
Il a également souligné que la cérémonie se veut « une soirée lumière qui met en exergue les efforts d'hommes et de femmes qui travaillent d'arrache-pied. »
La cérémonie a été marquée par un moment d'émotion avec l'hommage rendu aux chercheurs admis à la retraite, applaudis pour leur contribution à la recherche et à la formation de leurs collègues.
Prenant la parole au nom des retraités, Dr Traoré Bakary a exprimé sa gratitude à la direction de l'INSS, au comité d'organisation et aux collègues pour l'invitation à cette soirée de reconnaissance.
Il n'a pas manqué d'encourager les jeunes chercheurs à ne pas hésiter à postuler aux prix et compétitions d'excellence, afin de porter haut le nom de l'INSS. Il a également rappelé que « la recherche est une passion », tout en conseillant à la relève de « travailler en équipe, être solidaire et à contribuer au développement économique et social du pays ».
À sa suite, le directeur de recherche, Dr Roger Zerbo, a pris la parole au nom des lauréats. Il a exprimé sa reconnaissance envers les institutions d'encadrement « Cette soirée est une occasion pour nous d'exprimer notre reconnaissance à l'endroit de nos institutions qui nous ont recrutés et accompagnés dans notre progression scientifique ». Il n'a pas manqué de remercier l'administration d'avoir porté leurs dossiers et de souhaiter bonne chance aux chercheurs « qui sont en chemin ».
Cette soirée de lumière revêt un caractère particulier, car elle a permis de rattraper les éditions qui n'ont pas pu se tenir depuis 2022, en célébrant les mérites et les départs à la retraite enregistrés entre 2022 et 2025.
Laéticia SADONGO
Lefaso.net
Le Service régional de la police judiciaire du Kadiogo (SRPJ-KDG) a mis fin aux opérations de quatre réseaux de malfaiteurs spécialisés dans le grand banditisme, ce lundi 30 mars 2026, à Ouagadougou. Ces groupes criminels étaient impliqués dans une vaste gamme de délits, allant des incendies volontaires et cambriolages d'établissements financiers au trafic d'huile de moteur contrefaite, en passant par le faux monnayage et le blanchiment de capitaux.
Le préjudice financier total causé par ces gangs est estimé à plus de 300 000 000 de francs CFA. Grâce à la collaboration des citoyens, les enquêteurs ont saisi un arsenal impressionnant composé notamment de véhicules, d'une arme à feu, de lots de faux billets provenant d'un pays voisin et d'importantes quantités de marchandises frauduleuses. La Police nationale a salué cette mobilisation populaire, rappelant que la vigilance collective reste le rempart le plus efficace contre l'insécurité.
Lefaso.net
Source : Police nationale du Burkina