Cinquante pêcheurs ont été sensibilisés lundi 5 octobre à Bandundu, dans la province du Kwilu, sur les moyens de prévenir, dépister et prendre en charge la maladie du sommeil. L’activité a été menée par le Programme national de lutte contre la trypanosomiase humaine africaine dans le Kwilu.
Une attention particulière a été accordée à ces professionnels régulièrement présents dans les zones de pêche et le long des cours d’eau.
La cité de Pinga, dans le territoire de Walikale, au Nord-Kivu, est privée de réseau de téléphonie mobile Vodacom depuis près de deux semaines. Cette interruption perturbe les communications et les transactions financières, selon des habitants et le Cadre inter-paysan pour la transformation des conflits (CITC).
Est : la diplomatie africaine à Goma, le Corridor de Lobito à Lusaka et le deuil après le crash de Kenge
La presse congolaise revient ce mardi sur trois dossiers majeurs : les efforts diplomatiques autour de la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC, les ambitions économiques liées au Corridor de Lobito et la visite de compassion de Félix Tshisekedi aux familles des hauts magistrats décédés dans le crash de Kenge.
À Goma, l’Union africaine relance les consultations avec l’AFC/M23
À l’occasion de la Journée internationale des enseignants célébrée ce lundi 5 octobre, l’attention se porte sur la situation difficile des enseignants déplacés par les conflits armés dans la province du Nord-Kivu.
Le vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a entamé une campagne de sensibilisation auprès des opérateurs économiques sur l’application du décret n°26/011 du 30 mars 2026 relatif à l’exercice du petit commerce et du commerce de détail en République
Une fillette d'environ dix ans a été retrouvée morte, dimanche 4 octobre 2026, dans un puisard à ciel ouvert au quartier Swinrou-Kpassagambou, dans le troisième arrondissement de Parakou.
Disparue du domicile familial quelques heures plus tôt, une fillette d'environ dix ans a été retrouvée au fond du puisard dimanche 4 septembre 2026.
Son corps a été découvert aux environs de 19h30, à Swinrou-Kpassagambou, un quartier du troisième arrondissement de Parakou, selon Fraternité fm.
La fillette a été inhumée lundi 5 octobre.
La police a ouvert une enquête pour déterminer les circonstances exactes du drame.
Sur les lieux, lundi, au lendemain de l'accident, le puisard ne semblait pas encore bénéficier d'un dispositif de sécurisation suffisamment rassurant. Des enfants continuaient par ailleurs à fréquenter et à jouer dans les environs. La situation suscite des inquiétudes dans le quartier.
M. M.
Un homme interpellé la veille pour des faits présumés de vol a été retrouvé mort, lundi 5 octobre 2026, dans les locaux du commissariat central de Tchaourou, dans le Borgou.
Un homme placé en garde à vue après son interpellation dimanche 4 octobre a été retrouvé mort au petit matin de ce lundi 5 octobre 2026 dans les locaux du commissariat central de Tchaourou.
D'après des informations rapportées par Le Parakois, recoupées auprès de plusieurs sources, l'intéressé avait été arrêté dans le cadre d'une affaire présumée de vol avant d'être conduit au commissariat. Il se trouvait encore dans les locaux de l'unité de police lorsqu'il a été découvert sans vie.
Les premières informations font état d'une mort par pendaison. Les circonstances exactes du drame ne sont pas encore connues.
M. M.
Le Bénin relance le dossier de la restitution de ses biens culturels conservés en France. À l'occasion de son entretien officiel avec Emmanuel Macron, lundi 5 octobre 2026 à l'Élysée, le chef de l'État béninois, Romuald Wadagni, a sollicité le retour de 35 biens culturels emportés durant la période coloniale.
Vers la restitution de plusieurs autres biens culturels au Bénin. Le sujet était au cœur du tête-à-tête entre les présidents Romuald Wadagni et Emmanuel Macron à l'Elysée ce lundi 5 octobre 2026.
Parmi les pièces concernées, figure la statue du dieu Gou, divinité associée au fer et à la guerre. Pillée en 1892 lors de la conquête du royaume du Dahomey, l'œuvre est aujourd'hui conservée au musée du Louvre. Sa restitution avait déjà été demandée par le Bénin en 2016, sous la présidence de Patrice Talon.
La nouvelle demande porte également sur un plateau de divination en bois sculpté, dérobé au XIXe siècle et conservé au musée du quai Branly. Le trône du roi Toffa de Porto-Novo, également conservé dans ce musée parisien, figure lui aussi parmi les biens dont Cotonou demande le rapatriement.
Un nouveau cadre juridique en France
Ces démarches interviennent dans un contexte juridique désormais plus favorable aux demandes de restitution. La France a promulgué, le 9 mai 2026, une loi relative à la restitution des biens culturels ayant fait l'objet d'une appropriation illicite. Le texte prévoit notamment des procédures permettant la sortie de biens culturels du domaine public afin de les restituer aux États qui en font la demande, sous certaines conditions.
La loi s'applique également aux demandes de restitution qui étaient déjà en cours d'examen au moment de sa publication. Elle prévoit par ailleurs un suivi parlementaire des demandes adressées à la France ainsi qu'un renforcement de la coopération culturelle, scientifique et muséographique avec les États demandeurs.
Cette nouvelle étape s'inscrit dans le prolongement de la restitution, en novembre 2021, de 26 trésors royaux d'Abomey au Bénin. Parmi ces pièces figuraient notamment des statues anthropomorphes des rois Ghézo et Béhanzin ainsi que plusieurs trônes royaux.
Avec cette nouvelle demande, le Bénin poursuit ainsi ses démarches en vue de récupérer d'autres éléments de son patrimoine conservés dans les collections publiques françaises.
F. A. A.
À l'occasion de la montée des couleurs, ce lundi 5 octobre 2026 à Ouagadougou, le ministre d'État, ministre en charge de l'administration territoriale, Émile Zerbo, a lancé un nouvel appel à l'engagement patriotique à travers la promotion du « Made in Burkina ». Cette montée des couleurs se tient dans la période de la deuxième phase de l'édition 2026 des Journées nationales d'engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC).
À cette cérémonie, le ministre Émile Zerbo a lu le discours du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. Dans son discours, il invite les Burkinabè à faire de chaque achat un acte de souveraineté. « Tous pour le Made in Burkina : faisons de chaque achat un acte de souveraineté ». C'est le nouveau mot d'ordre lancé par le ministre d'État, ministre en charge de l'administration territoriale. Pour lui, l'enjeu dépasse la simple promotion des produits locaux. Il s'agit de faire de la consommation des biens produits au Burkina Faso, un véritable acte patriotique et un levier de souveraineté économique.
« Notre peuple doit produire, transformer et consommer. Ce sont les trois maillons d'une même chaîne. Qu'un seul cède, et c'est toute la chaîne qui se fragilise. Si nous ne produisons pas, si nous ne transformons pas, si nous ne consommons pas ce qui vient de chez nous, d'autres nous nourriront et nous habilleront. Or, souvenons-nous de cette vérité : celui qui vous nourrit finit par vous dicter sa volonté. Le premier verrou, c'est la production. Les bras valides ne manquent pas dans nos villes et nos campagnes. La terre est féconde. Mais l'eau dort encore dans nos barrages. Les tracteurs ne sillonnent pas assez nos champs. Les semences et les engrais restent insuffisants et arrivent parfois tard. L'insécurité qui nous a été imposée a éloigné des familles entières de leurs terres. Pourtant, partout où nous avons aménagé et soutenu la production, la terre a répondu : plus de sept millions de tonnes de céréales et le cap du million de tonnes de riz franchi. La preuve est là : le Burkina Faso peut se nourrir lui-même. Le deuxième verrou, c'est la transformation. C'est là que nous devons franchir un cap décisif. Nous vendons encore trop souvent brut, et nous rachetons fini. Le coton ne doit plus quitter notre pays en balles pour nous revenir en chemises. Le karité ne doit plus partir en amandes pour nous revenir, après transformation ailleurs, en pommades, en crèmes ou en chocolat, vendus à prix d'or. Il en va de même du sésame, de la mangue, des cuirs et des peaux, du bétail sur pied : chaque fois que nous exportons sans transformer, nous transférons ailleurs la plus grande part de notre richesse. La valeur ajoutée n'est pas un mot d'économiste, ce sont des emplois pour nos jeunes, des revenus pour nos familles, des ressources pour nos écoles. Et pendant ce temps, ce que nous ne savons ni sécher, ni conserver, ni emballer pourrit dans nos villages. Un pays qui ne transforme pas ses richesses, en cède la plus grande valeur aux autres. Le troisième verrou, c'est la consommation. Celui-là n'est ni dans nos champs ni dans nos usines : il est dans nos têtes. Le riz importé a longtemps inondé nos marchés pendant que le riz de Bagré, du Sourou et de Samendeni cherchait preneur. Le bouillon industriel dispute sa place au soumbala dans nos sauces. Du Faso dan fani, on dit qu'il est cher, de la chemise importée, on dit qu'elle est "normale". Ce conditionnement doit être brisé. Servir ce que notre terre a produit n'est pas un signe de pauvreté. C'est un acte de fierté, un geste d'honneur, une affirmation de souveraineté », a laissé entendre le ministre Zerbo.
Les ministres en charge de l'Administration territoriale, Émile Zerbo et de la Justice Me Edasso BayalaLe ministre a invité chaque Burkinabè à accomplir sa part dans la bataille pour le consommer national. Aux producteurs, il leur a dit que les autorités se battent pour eux. « Nous voulons faire de vous des acteurs économiques puissants : organisés, bien outillés, justement rémunérés, et pleinement conscients de votre rôle. Nous nous battons pour des prix rémunérateurs et pour que vos récoltes trouvent rapidement des débouchés. Le paysan burkinabè n'est pas un assisté, il est le premier combattant de notre souveraineté. Rien ne se transforme, rien ne se consomme, si ses mains n'ont pas d'abord produit.
Camarades femmes, productrices, transformatrices, commerçantes, tisseuses, gardiennes de nos cuisines. Vous êtes au cœur des trois maillons de la chaîne : la production, la transformation et la consommation. Partout s'exprime votre génie créateur, aussi bien dans la production du soumbala que dans celle du dèguè, des farines infantiles, du beurre de karité, du Faso Dan Fani. Le camarade Thomas Sankara l'avait fait avant nous. Il faut donc consommer burkinabè. Et pour consommer burkinabè, la meilleure arme, ce sont les femmes. Si les femmes ne sont pas d'accord, si les femmes sont pro-impérialistes, les repas seront pro-impérialistes. Si les femmes sont décidées à boycotter les produits importés, alors c'est la garantie. En libérant le génie créateur de nos femmes, nous libérons notre économie. Une partie de notre souveraineté se joue jusque dans la marmite », a notifié le premier responsable du département en charge de l'administration territoriale
Pour arriver à l'autosuffisance alimentaire, il a invité les forestiers et l'ensemble des Burkinabè à planter des arbres afin de protéger les sols et lutter contre la désertification. Car, pour lui, il ne peut y avoir de bonnes récoltes sans de bonnes terres. La montée des couleurs de ce jour a servi de tribune pour rappeler que le patriotisme ne se limite pas aux symboles nationaux. Il peut également se traduire dans les champs, les ateliers, les entreprises, les boutiques et jusque dans les assiettes des Burkinabè.
Rama Diallo
Lefaso.net
À moins de 12 jours de l'ouverture de Le Faso Digital 2026, nous poursuivons notre série consacrée aux femmes et aux hommes qui construisent le Burkina numérique. Cent personnalités, cent parcours. Aujourd'hui, zoom sur Clément Bassolé, chef de Service Digital à BRAKINA/SODIBO, formateur en marketing et communication digitale et télépilote professionnel de drone, dont le parcours raconte une décennie de transformation des métiers de la communication au Burkina Faso : de l'animation des premières communautés de marques à la stratégie digitale, au marketing d'influence, à la mesure de la performance et aujourd'hui à l'intelligence artificielle et à la production d'images aériennes.
Une page Facebook peut compter des milliers d'abonnés et ne générer presque aucune relation avec ses clients. Une entreprise peut publier chaque jour et rester invisible. Une marque peut dépenser beaucoup d'argent en publicité sans véritablement savoir à qui elle parle. Clément Bassolé le répète à sa manière sur les réseaux sociaux : le digital n'est pas d'abord une affaire de publications. C'est une affaire de stratégie, de connaissance du public et de cohérence.
Dans l'un de ses contenus consacrés aux petits commerces burkinabè, il insiste sur des choses qui paraissent presque banales : répondre rapidement à un client, afficher un numéro réellement joignable, faire circuler correctement l'information entre Messenger et WhatsApp, montrer des photographies authentiques des produits et tenir ses stocks à jour.
Pas de grandes théories. Du terrain. Car derrière les algorithmes, il y a toujours un client. Et derrière le client, une relation humaine. Cette philosophie résume assez bien le parcours de Clément Bassolé.
2014 : lorsque les métiers du digital cherchent encore leur place
Son parcours professionnel documenté commence en 2014. Clément Bassolé cofonde alors Geomancy 3.0, une agence spécialisée en e-communication et marketing digital. Il intervient comme consultant et formateur auprès d'institutions publiques et privées, analyse les besoins de ses clients, propose des solutions et assure leur accompagnement. Son CV mentionne également des missions de conseil auprès d'artistes comme Alif Naaba, Amzy et Patrick Kabré, ainsi que d'entreprises et organisations telles que Wakat, VADAE et Africa Études Architecture.
Nous sommes dans une période où Facebook prend une place croissante dans la communication des organisations burkinabè. Les entreprises commencent à comprendre qu'elles doivent être présentes sur Internet. Mais entre « avoir une page » et disposer d'une véritable stratégie numérique, il existe encore un fossé. Clément Bassolé choisit précisément de travailler dans cet espace.
De La Voix du Faso aux médias audiovisuels
Entre 2015 et 2016, il devient community manager de La Voix du Faso. Il assure la gestion éditoriale et l'animation des réseaux sociaux du média. L'année suivante, il rejoint Tam-Tam Groupe Presse, qui rassemble notamment WAT FM, 3TV et Tam-Tam Productions. Son rôle s'élargit. Il anime les plateformes numériques, mais travaille également comme photographe et infographe. Il traite et retouche des images, réalise des reportages photographiques et couvre des événements officiels.
Cette étape est importante pour comprendre la suite. Avant de devenir stratège digital, Clément Bassolé apprend à fabriquer du contenu. Il connaît la contrainte d'une photographie à produire rapidement. Le texte à publier. L'image à retoucher. La communauté à animer. Le commentaire auquel il faut répondre.
Cette expérience opérationnelle lui donnera plus tard une lecture différente du management digital : derrière une stratégie se trouvent toujours des personnes qui doivent concrètement produire, publier, répondre et mesurer.
2017 : entrer chez BRAKINA/SODIBO par le digital
En 2017, Clément Bassolé rejoint BRAKINA/SODIBO comme chargé de la communication digitale. Il participe à la conception et au déploiement des supports numériques des marques et assure une veille sur les nouveaux usages et les nouvelles plateformes. Des archives publiques de son travail permettent de mesurer la nature du chantier. Un rapport digital publié sous son nom en 2018 présente notamment la présence numérique de plusieurs marques de l'entreprise et des perspectives de développement pour leurs pages et sites Internet. Prezi
Le digital entre progressivement dans la mécanique marketing d'une grande entreprise. Il ne s'agit plus uniquement de publier quelques visuels. Les marques doivent construire des communautés, surveiller leur réputation, produire des contenus adaptés à chaque plateforme et comprendre ce qui fonctionne. Pour Clément Bassolé, cette entreprise deviendra une véritable école professionnelle.
Du community management au management digital
En 2018, il devient Digital Manager de BRAKINA/SODIBO. Il prend en charge le community management, l'e-réputation et le développement des communautés numériques des marques. Une autre dimension prend alors de l'importance : le marketing d'influence. Son CV indique qu'il contribue à mettre en place des partenariats avec plus de cent blogueurs et e-influenceurs. Ce chiffre raconte aussi l'évolution de l'écosystème numérique burkinabè.
Avec la montée en puissance des réseaux sociaux, de nouvelles personnalités acquièrent la capacité de fédérer des communautés importantes. Les marques ne communiquent plus seulement à travers la télévision, la radio, l'affichage ou leurs propres pages. Elles doivent apprendre à travailler avec des créateurs de contenus et des influenceurs qui disposent de leur propre langage et de leur propre audience. Le métier change. Le responsable digital devient aussi organisateur d'un écosystème.
Parler à une cible plutôt qu'à tout le monde
Cette évolution apparaît dans les réflexions que Clément Bassolé partage lui-même sur LinkedIn. Dans une publication consacrée à la communication numérique, il critique les contenus génériques publiés sans stratégie et insiste sur la nécessité de réaliser un audit, de définir un plan d'acquisition, de choisir précisément sa cible et de parler dans ses codes.
Cette approche constitue l'une des différences essentielles entre communication traditionnelle et marketing digital. Sur Internet, il est possible de mesurer. Qui a vu un contenu ? Qui a interagi ? Quel canal fonctionne ? Quelle campagne produit un résultat ?
Le CV de Clément Bassolé mentionne d'ailleurs parmi ses compétences la stratégie digitale, les tableaux de bord de performance, les KPIs, le content marketing, le référencement, l'e-commerce et le Web Analytics. Le digital devient alors moins une affaire d'intuition qu'un cycle permanent : concevoir, publier, mesurer, comprendre et recommencer.
2023 : prendre la tête du Service digital
En 2023, Clément Bassolé franchit une nouvelle étape en devenant chef de Service Digital de BRAKINA/SODIBO. Il coordonne désormais une équipe de quatre personnes et pilote la stratégie digitale globale ainsi que l'e-réputation d'un portefeuille de 56 produits. Son périmètre couvre les sites Internet, les réseaux sociaux, WhatsApp et l'application mobile, avec également un community management en français et en anglais. Il définit les indicateurs de performance et rend compte des activités à la direction.
Le changement de fonction raconte bien la transformation du métier. En 2015, Clément Bassolé anime lui-même les réseaux sociaux d'un média. Huit ans plus tard, il dirige une équipe, suit des dizaines de produits et présente des indicateurs à une direction d'entreprise. Le digital a changé de place dans l'organisation. Lui aussi. Un portrait professionnel publié en juillet 2026 le présente d'ailleurs comme l'un des acteurs de la stratégie digitale de BRAKINA/SODIBO et retrace cette progression jusqu'à la fonction de chef de Service Digital.
Dix ans dans la même maison, mais pas dans le même métier
Sur son propre compte LinkedIn, Clément Bassolé a récemment consacré un long message à ses dix années au sein de BRAKINA. Ce qu'il en retient est moins une succession de postes qu'un apprentissage : les erreurs, les corrections, les moments de pression, les personnes rencontrées et les responsabilités progressivement assumées. Il évoque également l'envers du décor : les soirées, week-ends, déplacements et urgences qu'exigent parfois les métiers de la communication. Lire la suite
La deuxième édition de Le Faso Digital, prévue du 17 au 24 octobre 2026, enregistre le soutien de Wave Burkina. L'entreprise rejoint les partenaires de cette Foire virtuelle initiée par Lefaso.net pour mettre en lumière les solutions, les entreprises et les talents qui participent à la transformation numérique du Burkina Faso. Un engagement qui fait particulièrement écho aux enjeux d'inclusion financière et de démocratisation des usages numériques.
À quelques jours de l'ouverture de Le Faso Digital 2026, la communauté des partenaires mobilisés autour de l'événement s'élargit. Wave Burkina accompagnera la deuxième édition de la Foire en qualité de sponsor.
Organisée entièrement en ligne du 17 au 24 octobre 2026, Le Faso Digital réunira entreprises, institutions publiques, startups, innovateurs, chercheurs, étudiants et citoyens autour du thème : « Inclusion, souveraineté, innovation : Vers un Burkina digital pour tous ».
À travers des stands virtuels interactifs, des conférences et panels, des masterclasses, des rencontres professionnelles et le Concours national d'innovation digitale, la Foire ambitionne de donner davantage de visibilité aux solutions qui transforment déjà les usages et d'ouvrir le débat sur les conditions nécessaires à la construction d'un numérique accessible au plus grand nombre.
Wave Burkina, un partenaire au cœur des nouveaux usages numériques
La participation de Wave Burkina prend tout son sens dans cette réflexion. En quelques années, les services financiers numériques ont profondément modifié les habitudes des populations. Transférer de l'argent, effectuer certains paiements ou réaliser différentes opérations financières à partir d'un téléphone fait désormais partie du quotidien de nombreux utilisateurs. Mais derrière cette évolution se pose une question essentielle : comment faire en sorte que l'innovation financière numérique bénéficie réellement au plus grand nombre ?
Cette interrogation rejoint directement le premier pilier de Le Faso Digital 2026 : l'Inclusion. Le développement de la finance digitale peut contribuer à rapprocher les services financiers de populations qui en étaient auparavant éloignées. Il peut également faciliter les transactions des petits commerçants, des entrepreneurs et de nombreux acteurs économiques. L'enjeu ne consiste toutefois plus seulement à donner accès à un service. Il s'agit également de développer les usages, d'améliorer l'expérience des utilisateurs, de renforcer leur autonomie et de construire la confiance indispensable à l'adoption durable des services financiers numériques. C'est sur ces questions que Le Faso Digital entend également ouvrir la discussion.
Mettre la fintech au cœur des débats
La présence de Wave Burkina ne se limitera donc pas à une visibilité de marque pendant la Foire. Le Faso Digital 2026 sera aussi une occasion de mettre en discussion les transformations provoquées par la fintech dans l'économie et dans la vie quotidienne. Comment aller au-delà du simple transfert d'argent pour construire une véritable inclusion financière ? Comment favoriser davantage l'utilisation du paiement digital dans les commerces et les petites entreprises ? Comment permettre aux femmes et aux jeunes entrepreneurs de tirer davantage parti des outils financiers numériques ?
Mais également : comment protéger les utilisateurs face aux fraudes et aux arnaques ? Comment développer l'éducation financière ? Comment renforcer la confiance dans des services qui occupent une place croissante dans les échanges économiques ? Autant de problématiques qui permettront de croiser les regards des fintech, des institutions publiques, des acteurs financiers, des spécialistes de la cybersécurité et des utilisateurs. Pour ce faire, Wave Burkina animera deux activités majeures : une conférence : “Du cash au paiement digital : comment accélérer l'adoption chez les commerçants et les PME ? L'expérience de Wave” et une masterclass sur : « Mon argent sur mon téléphone : 10 réflexes pour utiliser les services financiers numériques en toute sécurité ».
L'innovation doit aussi être synonyme de confiance
Cette question de la confiance occupera une place particulière. Plus les usages financiers se digitalisent, plus les utilisateurs doivent être sensibilisés aux risques qui peuvent les accompagner : tentatives d'escroquerie, usurpation d'identité, manipulation des utilisateurs, compromission des comptes et autres formes de fraude. Pour Le Faso Digital, il ne peut y avoir d'inclusion numérique durable sans confiance numérique. L'innovation ne doit donc pas seulement permettre d'effectuer des opérations plus rapidement ou plus simplement. Elle doit aussi s'accompagner d'éducation, de sensibilisation, de sécurité et de protection des utilisateurs.
La Foire entend ainsi contribuer à créer un espace où opérateurs, institutions, experts et citoyens peuvent discuter ensemble des conditions nécessaires au développement d'un environnement financier numérique plus inclusif et plus sûr.
Soutenir aussi ceux qui innovent
Le partenariat avec Wave Burkina s'inscrit également dans la volonté de Le Faso Digital de rapprocher les grandes entreprises et les innovateurs. Cette ambition trouve notamment son expression à travers le Concours national d'innovation digitale, dont l'appel à candidatures s'est achevé le 30 septembre dernier avec 208 solutions enregistrées dans des domaines très divers.
Parmi elles figurent notamment des projets consacrés à la finance et à l'inclusion financière, mais aussi au commerce et à l'entrepreneuriat, à l'éducation, à la santé, à l'agriculture, à la souveraineté numérique, aux services publics ou encore à l'environnement. Au-delà de la récompense que recevront les lauréats, l'enjeu est de contribuer à créer des passerelles entre les porteurs de solutions et les acteurs capables de les accompagner, de partager leur expérience avec eux ou de leur ouvrir de nouvelles opportunités.
Construire le Burkina digital ensemble
En rejoignant Le Faso Digital 2026 comme sponsor, Wave Burkina s'associe ainsi à une initiative qui veut faire du numérique un sujet qui dépasse le seul cercle des professionnels de la technologie. Car construire un Burkina digital pour tous suppose de réunir plusieurs forces : l'État et ses institutions, les entreprises, les opérateurs, les startups, les chercheurs, les universités, les partenaires, la société civile et les citoyens. C'est cette dynamique collective que Le Faso Digital souhaite mettre en lumière pendant huit jours.
Du 17 au 24 octobre 2026, les visiteurs pourront découvrir en ligne les entreprises et institutions participantes, leurs solutions et leurs innovations, suivre les différentes rencontres programmées et entrer en relation avec les acteurs présents dans la Foire.
Avec l'engagement de partenaires comme Wave Burkina, Le Faso Digital entend également rappeler une conviction : la transformation numérique ne prend tout son sens que lorsqu'elle crée des opportunités concrètes et les rend accessibles au plus grand nombre.
Le Faso Digital 2026
« Inclusion, souveraineté, innovation : Vers un Burkina digital pour tous »
17–24 octobre 2026 — 100 % en ligne
Le Burkina digital se construit avec vous.
Une initiative de Lefaso.net.
Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a procédé, ce lundi 5 octobre 2026, à l'inauguration d'un complexe pédagogique comprenant notamment un amphithéâtre de 500 places au profit de la communauté universitaire de l'Institut burkinabè des arts et métiers (IBAM). Réalisée dans le cadre de l'Initiative présidentielle pour une éducation de qualité pour tous (IPEQ), cette infrastructure témoigne de la volonté des plus hautes autorités de mettre fin aux conditions précaires d'apprentissage dans les universités du Burkina Faso.
Après l'université Nazi Boni de Bobo-Dioulasso, qui a inauguré un amphithéâtre de 1 000 places en septembre 2026, c'est au tour de l'IBAM de bénéficier d'un joyau architectural moderne. Répondant aux normes internationales, ce complexe pédagogique comprend au rez-de-chaussée, un amphithéâtre d'une capacité de 500 places, trois loges aménagées pouvant servir de bureaux, une salle de vidéoprojection, six laboratoires spécialisés, six bureaux administratifs, une cafétéria, un service de reprographie ainsi que deux locaux techniques.
Au premier niveau, on retrouve deux salles modulables d'une capacité de 210 places chacune et deux salles pouvant accueillir entre 80 et 90 personnes. Le deuxième niveau est composé de deux mini-amphithéâtres de 210 places chacun et de deux salles d'une capacité de 90 places chacune. Une salle de lecture ainsi que des espaces verts ont également été aménagés pour le confort des apprenants.
Ceux-ci n'ont pas caché leur satisfaction de pouvoir désormais étudier dans de meilleures conditions. Par la voix de leur représentante, Eva Benjamine Kazienga, ils ont exprimé leur profonde gratitude aux autorités pour les efforts consentis en faveur de l'amélioration de leur cadre d'apprentissage.
Eva Benjamine Kazienga, représentante des étudiants, a remercié les autorités pour l'amélioration des conditions d'apprentissage« Pour nous, étudiants, cet amphithéâtre de 500 places et les autres espaces constituent un nouveau cadre pour apprendre dans de meilleures conditions, interagir avec nos enseignants, développer nos compétences et nous préparer plus efficacement aux exigences de la vie professionnelle », a-t-elle affirmé.
Les étudiants ont également pris l'engagement de faire un usage responsable des infrastructures et des équipements mis à leur disposition.
Une volonté affichée d'améliorer les conditions d'études dans les universités
En inaugurant cet amphithéâtre, auquel viendront s'ajouter d'autres infrastructures similaires actuellement en construction dans les universités du Burkina Faso, le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo s'est dit particulièrement fier des avancées enregistrées dans le secteur de l'éducation sous l'impulsion du chef de l'État.
Le Premier ministre s'est réjoui des efforts fournis pour améliorer la qualité de l'enseignement dans les universitésDes infrastructures modernes et fonctionnelles au profit des apprenants, ainsi que les efforts déployés pour la normalisation des années académiques, constituent autant d'acquis qui contribuent à donner un nouveau visage à l'enseignement supérieur et qui, espère le Premier ministre, feront de l'université burkinabè un véritable temple de l'excellence.
Pour préserver ces acquis, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a invité l'ensemble de la communauté universitaire à faire preuve d'ordre et de discipline. « Nous devons rester concentrés, comme l'a dit le camarade Président du Faso, et avancer dans l'ordre et la discipline afin de consolider ces acquis et de transformer structurellement tous les secteurs de la vie des Burkinabè », a-t-il martelé.
Le ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, Pr Adjima Thiombiano, a quant à lui indiqué que la mise à disposition de cette infrastructure au profit de la communauté universitaire démontre la volonté des plus hautes autorités d'offrir à la jeunesse burkinabè un cadre digne, propice à une formation d'excellence, et de rompre définitivement avec les conditions précaires qui caractérisaient les campus universitaires.
Le ministre de l'Enseignement supérieur, Pr Adjima Thiombiano, a invité le monde universitaire à cultiver l'excellence
La rentrée académique placée sous le signe de la résilience et de l'excellence
L'inauguration du complexe pédagogique a été couplée à la rentrée solennelle de l'année académique 2026-2027. Celle-ci se tient sous le thème : « De la résilience à l'excellence : l'université burkinabè se réinvente au service d'une nation prospère ». Selon le ministre de l'Enseignement supérieur, ce thème rappelle le devoir de la communauté universitaire envers le peuple burkinabè.
« Nous devons fortement impacter la société par la qualité des compétences qui sortent de nos universités et par nos résultats de recherche qui changent la vie des Burkinabè. Aujourd'hui plus que jamais, la RPP nous offre l'opportunité de nous épanouir dans nos campus et nos centres de recherche sans complexe. Soyons audacieux dans nos réflexions et cultivons l'excellence et l'humilité pour un meilleur impact sur la société burkinabè », a-t-il exhorté.
Les étudiants se sont engagés à prendre grand soin des infrastructures et des équipementsPr Adjima Thiombiano n'a pas manqué de féliciter les acteurs du monde universitaire pour les efforts consentis en vue de la normalisation des années académiques.
Le coordonnateur national de l'Initiative présidentielle pour une éducation de qualité pour tous a, pour sa part, annoncé l'inauguration prochaine d'autres amphithéâtres dans les universités publiques du Burkina Faso au cours de l'année académique 2026-2027. Au total, 12 amphithéâtres de grande capacité seront érigés pour le bonheur des étudiants.
Armelle Ouédraogo
Lefaso.net
Le dossier opposant le ministère public à l'ancien ministre Wendkouni Joël Lionel Bilgo et à son co-prévenu Vincent de Paul Kaboré a de nouveau été appelé, ce lundi 5 octobre 2026, devant le pôle économique et financier (ECOFI) du Tribunal de grande instance (TGI) de Bobo-Dioulasso. Alors que l'affaire devait connaître une nouvelle étape dans son examen, une difficulté d'ordre procédural a conduit le tribunal à renvoyer une nouvelle fois le dossier.
Au cœur des débats, l'appel introduit par la défense contre la décision de la chambre correctionnelle du TGI de Bobo-Dioulasso de se dessaisir du dossier au profit du pôle ECOFI. Cette décision, rendue le 18 septembre dernier, était intervenue après l'apparition, à l'issue d'enquêtes complémentaires, d'une nouvelle qualification de blanchiment de capitaux.
Initialement, Lionel Bilgo et Vincent de Paul Kaboré sont poursuivis pour des faits liés à l'« exercice illégal d'activités de promotion foncière » et à la « publicité d'activités de promotion immobilière sans autorisation préalable ». L'apparition du volet relatif au blanchiment de capitaux avait conduit le TGI à orienter le dossier vers le pôle spécialisé ECOFI. Mais la décision de dessaisissement fait l'objet d'un appel de la part de la défense. Or, au moment où le dossier relatif au blanchiment de capitaux est examiné par l'ECOFI, la Cour d'appel de Bobo-Dioulasso ne s'est pas encore prononcée sur cet appel.
Cette situation crée une difficulté procédurale. La décision de la Cour d'appel pourrait avoir une incidence sur la manière dont les différents volets de l'affaire doivent être traités. Lors de l'audience précédente, cette question avait déjà été soulevée par la défense, qui distinguait le dossier relatif aux infractions foncières de celui concernant le blanchiment de capitaux. Dans ce contexte, le pôle ECOFI a décidé de ne pas aller immédiatement au jugement du volet qui lui est soumis. Le tribunal a ainsi décidé le renvoi de l'affaire au 19 octobre 2026, dans l'espoir que la Cour d'appel ait, d'ici là, rendu sa décision sur l'appel formé contre le dessaisissement.
L'agent judiciaire attendu à l'audience
Un autre élément a également pesé dans la décision de renvoi. La nécessité de permettre la présence de l'agent judiciaire de l'État afin qu'il puisse prendre part à la procédure et défendre les intérêts de l'État dans le dossier. Le renvoi apparaît ainsi comme une mesure destinée à permettre au tribunal de disposer de l'ensemble des éléments procéduraux nécessaires avant de poursuivre l'examen de l'affaire. Il ne s'agit donc pas d'une décision sur le fond du dossier. À ce stade, le pôle ECOFI n'a ni établi la culpabilité ni prononcé la relaxe des prévenus. Le renvoi vise à attendre l'évolution de la procédure devant la Cour d'appel et à réunir les conditions nécessaires à la poursuite des débats.
L'affaire Lionel Bilgo connaît ainsi une succession de développements judiciaires depuis sa première audience. Le 18 septembre 2026, le TGI de Bobo-Dioulasso s'était dessaisi au profit du pôle ECOFI, en raison notamment de l'apparition du volet relatif au blanchiment de capitaux.
Le 21 septembre, le pôle ECOFI avait rejeté l'exception de nullité soulevée contre le second mandat de dépôt ainsi que la demande de liberté provisoire formulée par la défense. Le dossier avait alors été renvoyé au 5 octobre. Avec le nouveau renvoi décidé ce lundi, le dossier reste donc suspendu à deux évolutions : la décision de la Cour d'appel sur l'appel contre le dessaisissement et la présence de l'agent judiciaire de l'État à la prochaine audience.
En attendant, aucune décision n'est encore intervenue sur le fond du volet relatif au blanchiment de capitaux. La prochaine audience, fixée au 19 octobre 2026, devra permettre de déterminer la suite à donner à cette procédure, à la lumière de la décision de la juridiction d'appel.
Romuald Dofini
Lefaso.net
Quand une personne se retrouve soudainement en danger, le premier réflexe est souvent de chercher de l'aide. Mais entre la survenue d'un incident, la capacité à donner l'alerte et l'arrivée effective d'un secours, plusieurs minutes peuvent parfois s'écouler. Dans une société où les solidarités familiales et communautaires jouent encore un rôle important, une question se pose : comment mettre cette solidarité en mouvement lorsque celui qui est en difficulté n'est plus en mesure de demander de l'aide ? C'est à partir de cette interrogation que « Sécurité+ », une application pensée pour raccourcir le temps entre le danger, l'alerte et la mobilisation des proches.
Au Burkina Faso, la question de la protection des personnes vulnérables reste une préoccupation importante. Les violences basées sur le genre, notamment, continuent de nécessiter des réponses en matière de prévention, de protection et de prise en charge. Les données de l'UNFPA indiquent notamment que 9,3 % des femmes et des filles ont subi des violences de la part d'un partenaire intime.
Dans le contexte humanitaire, l'organisation souligne également que les violences et les déplacements accroissent les risques auxquels sont exposées les femmes et les filles. Cependant, toutes les situations d'urgence ne sont pas liées aux violences. Un enfant peut se perdre. Une personne âgée peut être victime d'un malaise alors qu'elle est seule.
Un travailleur peut être confronté à un incident sur son lieu de travail. Une personne peut aussi se retrouver face à une agression et ne pas avoir la possibilité de téléphoner, de parler ou même d'expliquer où elle se trouve.
C'est précisément dans cet intervalle entre le danger et l'arrivée de l'aide que se situe la réflexion menée par un entrepreneur burkinabè, Kévin Moné. Plutôt que de partir d'une technologie pour chercher ensuite à lui trouver un usage, son équipe dit être partie d'une situation très concrète : que peut faire une personne lorsqu'elle a besoin d'aide, mais qu'elle n'est pas en mesure de la demander normalement ?
De cette réflexion est née Sécurité+, une application actuellement en phase de lancement, qui cherche à faciliter l'envoi d'une alerte vers des personnes préalablement choisies par l'utilisateur. L'idée paraît simple. Mais derrière cet outil se pose une question beaucoup plus large : la technologie peut-elle contribuer à organiser la solidarité sans se substituer aux services de secours, ni créer un faux sentiment de sécurité ?
Quand demander de l'aide devient difficile
C'est dans les situations où les gestes ordinaires deviennent difficiles que les promoteurs disent avoir identifié un besoin. « Une personne en situation de danger peut avoir besoin d'aide immédiatement, mais être incapable d'appeler, d'expliquer où elle se trouve ou de contacter plusieurs personnes à la fois », explique Kévin Moné. Une personne paniquée ne réagit pas nécessairement comme elle le ferait dans une situation normale. Elle peut ne pas pouvoir parler, ne pas savoir qui appeler en premier ou perdre de précieuses secondes à chercher une solution.
L'approche retenue par le promoteur consiste donc à réduire autant que possible le nombre d'actions nécessaires pour déclencher une alerte. Selon les fonctionnalités présentées, celle-ci peut notamment être activée par certains gestes sur le smartphone, sans que l'utilisateur ait besoin de passer un appel ou de parler.
L'objectif annoncé est de transmettre l'alerte à des contacts de confiance préalablement enregistrés et, lorsque les conditions techniques le permettent, de fournir des informations utiles comme la localisation. Mais le promoteur prend soin de préciser ce que l'outil ne prétend pas être. « L'objectif n'est absolument pas de remplacer les services de sécurité ou de secours, mais de faciliter et d'accélérer la circulation de l'alerte », souligne Kévin Moné.
Cette nuance est importante. Une application ne peut ni garantir qu'une agression n'aura pas lieu, ni assurer à elle seule l'intervention d'un secours. Son intérêt dépend de toute une chaîne : fonctionnement du téléphone, connectivité, réception de l'alerte, réaction des proches ou des personnes disponibles et, selon la situation, intervention des services compétents.
Une application qui devra encore démontrer son utilité
Sécurité+ est actuellement dans une phase de lancement, après des tests réalisés avec des utilisateurs. « Nous ne souhaitons pas présenter comme réels des cas d'intervention que nous n'avons pas encore documentés », affirme Kévin Moné. Cette prudence donne une autre dimension au projet. Elle signifie que la véritable épreuve commence maintenant : vérifier dans des conditions réelles la rapidité de transmission des alertes, la fiabilité du dispositif, l'expérience des utilisateurs et, surtout, la capacité de la chaîne d'assistance à fonctionner lorsqu'une personne a effectivement besoin d'aide.
Le promoteur de l'application, Kévin Moné est aussi le président du Salon panafricain de robotique et de l'intelligence artificielle.Autrement dit, le nombre de téléchargements ne suffira pas à mesurer l'intérêt social d'une telle initiative. La question sera plutôt de savoir ce qui se passe lorsqu'une alerte est réellement déclenchée. Derrière l'application, Kévin Moné dit vouloir surtout travailler sur une idée ancienne dans les sociétés africaines : la solidarité de proximité.
Une femme en difficulté peut compter sur sa famille. Un enfant peut être aidé par un adulte de confiance. Une personne âgée peut avoir besoin de son voisinage. Mais cette solidarité ne fonctionne que si ceux qui peuvent intervenir savent qu'une personne a besoin d'aide. « Nous ne voulions pas créer simplement une application de sécurité. Nous voulions réfléchir à une réalité profondément africaine : la solidarité et la responsabilité collective », explique-t-il. Le projet est ainsi pensé autour de quatre dimensions : la femme, l'enfant, la famille et la communauté. Mais faire de la communauté un acteur de l'alerte pose aussi une limite essentielle. Recevoir une notification indiquant qu'une personne est en danger ne signifie pas qu'il faut courir à sa rencontre, au risque de se mettre soi-même en danger.
Les promoteurs défendent donc une conception de la solidarité fondée sur l'alerte, la vigilance et l'orientation vers les personnes ou services capables d'intervenir. Le changement de comportement recherché tient en une phrase : passer de « ce n'est pas mon problème » à « si je peux aider sans me mettre moi-même en danger, je peux contribuer ».
Farida Thiombiano
Lefaso.net
Un des premiers intellectuels africains et parmi les plus grands vient de s'éteindre à Dakar le 4 octobre 2026. Celui que le monde entier pleure est né en 1928 à Matam, ville située au nord-est du Sénégal, au bord du fleuve Sénégal dans le Fouta Toro et à la frontière de la Mauritanie. Cheikh Hamidou Kane s'est engagé très tôt pour l'Afrique, comme fondateur du Mouvement de libération national (MLN) avec Albert Tévoédjre et Joseph Ki-Zerbo. Après les indépendances, Cheikh Hamidou Kane occupera de hautes fonctions administratives comme gouverneur de Thiès et commissaire au plan.
Il intègrera le gouvernement sénégalais comme ministre du Plan tout en étant ami avec les dirigeants Mamadou Dia et Léopold Sédar Senghor. Avec la rupture survenue entre les deux, il quitte le gouvernement pour une carrière internationale à l'Unicef et au Centre de recherches pour le développement international (CRDI) du Canada. Ce n'est qu'à la libération de Mamadou Dia qu'il regagnera son pays où il sera encore appelé au gouvernement par le président Abdou Diouf cette fois. Son action ne se limitera pas seulement à la sphère publique puisqu'il sera parmi les créateurs de l'ONG Enda Tiers Monde avec Samir Amin et Jacques Bugnicourt.
Une œuvre littéraire “short but sweet”
Il a eu une action multidimensionnelle, mais celle qui lui subsistera à jamais, c'est son œuvre littéraire. La liste de sa production n'est pas longue, elle est “short but sweet” : deux romans. Celui qui restera pour l'éternité et que la terre entière lit avec émotion est l'Aventure ambiguë. Celle-ci a été traduite dans une trentaine de langues et est étudiée dans les universités, ayant fait l'objet de mémoires, thèses et d'adaptation cinématographique par Jacques Champreux avec Sidiki Bakaba comme personnage principal. C'est le classique de la littérature africaine qu'il a publié en 1961 aux éditions Julliard à Paris. Les questions posées par l'Aventure ambiguë sont toujours actuelles et universelles.
Ce roman évoque le choc de la rencontre entre l'Occident et l'Afrique. Cette réflexion aiguisée sur l'éducation traditionnelle et religieuse et l'enseignement occidental qui cohabitent et s'entrechoquent chez un même homme a convaincu les responsables de l'éducation des pays francophones de le mettre au programme scolaire. Il est dommage qu'avec le développement des littératures nationales, ce roman ne soit pas assez connu aujourd'hui, puisque les programmes scolaires privilégient aujourd'hui les auteurs nationaux. Qui est le peuple des Diallobé dans le roman ? Quel est son sort aujourd'hui dans les États modernes indépendants d'Afrique ? Le clan des Diallobé refusait l'école coloniale qui était laïque et ne proposait pas une éducation religieuse. Mais la Grande Royale, un personnage du roman, défendait le contraire pour faire face à la modernité.
Pour elle, à cette école, il y a une nouvelle arme que les Diallobé n'avaient pas et il fallait y aller pour : « apprendre l'art de vaincre sans avoir raison ». Qu'est-ce que ce nouvel art, sinon la science qui ne se soucie pas de qui a raison ou tort, mais qui est capable de vaincre la misère ? « Si je leur dis d'aller à l'école étrangère, c'est pour qu'ils apprennent à lier le bois au bois… et à vaincre le manque. » Pourtant c'est une déchirure face à ce choix aux conséquences considérables comme la perte des traditions et de la foi. « Est-ce que ce qu'ils apprendront vaut ce qu'ils oublieront ? » C'est accepter de mourir culturellement en allant à l'école coloniale pour vivre économiquement par le gain de la science.
Cheikh Hamidou Kane dit dans le roman parlant de l'école coloniale : « Du canon, elle tient son efficacité d'arme combattante. Mieux que le canon, elle pérennise la conquête. Le canon contraint les corps, l'école fascine les âmes. »
Ce roman est dense et son auteur, en plus de sa licence en droit, en a une en philosophie. Il a paru illisible pour certains quand il aborde des préoccupations métaphysiques, quand le personnage Samba, qui a eu très jeune une formation coranique, est confronté à la civilisation occidentale où la présence de Dieu n'est pas forte, et que sa foi chancèle. L'école transforme, “métamorphose” et l'Afrique ne peut plus être celle du passé. Les intellectuels et la population africaine ne sont plus comme leurs ancêtres de jadis. Comme le dit Cheikh Hamidou Kane : « Il nous apparaît soudain que, tout au long de notre cheminement, nous n'avons pas cessé de nous métamorphoser, et que nous voilà devenus autres. Quelquefois, la métamorphose ne s'achève pas, elle nous installe dans l'hybride et nous y laisse. »
Les questions de Samba Diallo se posent toujours, beaucoup de personnes errent et ne trouvent pas leur identité dans le métavers et ils disent comme lui : « Je ne suis pas un pays des Diallobé distinct, face à un Occident distinct, et appréciant d'une tête froide ce que je puis lui prendre et ce qu'il faut que je lui laisse en contrepartie. Je suis devenu les deux. Il n'y a pas une tête lucide entre deux termes d'un choix. Il y a une nature étrange, en détresse de n'être pas deux ».
Cheikh Hamidou Kane repose en paix, toi qui as vécu fidèle à tes amitiés. On pense à Mamadou Dia et à Joseph Ki-Zerbo que tu as accompagné à Toma à sa dernière demeure. Le monde entier t'est reconnaissant et les lycéens qui ne comprenaient pas ton célèbre roman te remercient aujourd'hui pour la leçon. Va en paix vers ton Dieu, toi qui nous as prévenu que : « L'homme, toujours, voudra des prophètes pour l'absoudre de ses insuffisances. »
Sana Guy
Lefaso.net
Le marché de l'emploi est comme saturé et pour se dégoter un boulot, il faudrait être aussi rusé qu'un renard. Mais il est des pratiques qui se développent qu'il faudrait évoquer avec un sérieux des plus nerveux. C'est le phénomène du harcèlement sexuel.
Ce phénomène est répandu partout, et ne vous fiez pas aux titres. Ceux qui y sont évoqués ne sont que les menus fretins de cette discipline du développé couché, qu'aucun professeur d'éducation physique et sportive n'a jamais enseignée dans aucune classe d'aucune promotion, de cette terre bénie du Faso.
Quand bien même tous les enseignants et chefs d'entreprise ne seraient pas forcément des diesels, certains sont connus pour leur appétence à conduire de gros bolides. Le problème, c'est que les bolides en question sont nos sœurs qu'on voit à la maison.
En entreprise comme à l'école, les filles là souffrent, et si l'on n'ouvre pas l'œil le bon, cette affaire qui commence par l'envoi du CV et qui se termine sur le canapé, risque de devenir un véritable phénomène social, tant il a pris une tournure des plus abracadabrantesques.
Au départ, personne n'y prêtait attention. Même si les regards étaient souvent tournés vers la machine, personne n'osait prononcer le nom de cette partie du corps que les hommes semblent apprécier aussi fortement qu'ils en sont capables de tomber à la renverse, rien qu'à la simple vue.
Puis, sont arrivés comme un dromadaire sur un coq affrété par un crocodile, les réseaux sociaux. Et comme le monde est un village planétaire, le langage des voisins d'à côté a contaminé nos esprits résilients, qui peinaient déjà à se contenir du fait du peu de pudeur qui nous restait.
Et voilà qu'un jour, est arrivé d'on ne sait où, ce mot magique qui cristallise les attentions et hébète rien qu'à sa simple prononciation, avec tout son contenu salace qu'on lui connaît et l'excitation "deboutale" qu'on lui sait. Un mot de trois lettres, mais qui visiblement pèse plus lourd qu'il n'en a l'air en réalité : "Kra."
Dans certaines de nos administrations ou de nos sociétés, il y a des personnes qui semblent avoir été piquées par ce virus. Avant d'encadrer une étudiante, d'embaucher une compétence féminine ou même de lui offrir la chance d'un stage de trois mois, certains hauts placés exigent un préalable culinaire : le passage à la casserole. Tilê ta ri biigua !
La plupart du temps, le choix même de l'enfant sur l'entreprise se focalise sur le sérieux du premier leader qu'elle adoube pour son leadership. Techniquement, il est bon. Mais Jessica ne peut s'imaginer qu'après l'avoir accosté au sortir de ce colloque, son idole a marqué une fixette sur tout autre chose que son innocence et sa candeur puérile.
Le boss, qui n'a pas vraiment le temps car trop occupé à gérer les instances, semble visiblement accessible pour répondre à ses messages avec le dynamisme d'un sportif aux Jeux olympiques. La petite ne se doute pas une seule seconde des ambitions de celui qu'elle adule tant.
Puis vient ce moment où la rencontre doit se faire. Une fois le dossier déposé, le service RH ne peut gérer cette affaire qui dépasse désormais ses compétences. Il faut qu'elle rencontre « mano à mano » le Big boss. Et c'est une fois dans le bureau de ce dernier que l'atmosphère change subitement, comme la tendance d'un film où le bandit se retrouve nez à nez avec le brave.
"Le dossier est bon" selon le boss. Mais pour que le stage soit concluant, il faudrait changer la couleur de la chemise qui le contient. Le message paraît flou dans la tête de la petite, mais plus le boss développe, plus elle se rend compte de cet adage qui sonne comme une question : "Tu veux qu'on mange avant de manger, ou bien qu'on mange avant de manger ?"
Et voilà la petite machine dans un dilemme. Elle n'a jamais, du haut de ses quelques vingt ans et poussière, songé à coucher avec quelqu'un qui pourrait avoir l'âge de son père. Mais quand elle jette un regard dans le rétroviseur, qu'elle voit tout le beau monde qui compte sur ses frêles épaules, elle se demande si la beauté que Dieu lui a offerte n'est pas en vérité une malédiction.
Le mémoire doit lui permettre d'avancer. L'enseignant choisi est souvent de top niveau. Et si elle se hasarde à vouloir changer de directeur, les collègues de ce dernier risquent de ne pas s'aventurer dans une telle dynamique car, eux-mêmes, comptent sur le même enseignant pour avancer dans leurs travaux.
Finalement, elle se retrouve prise entre deux feux. Ça traîne, et pour le mémoire, et pour l'obtention d'un stage. Pendant ce temps, la pression à la maison se fait lourde. Et on ne peut dire à la "vieille" que pour avancer, les enseignants ou le chef d'entreprise demandent à me goûter avant comme une soupe de gésier.
En vrai, tout cela s'appelle du harcèlement sexuel. Et tant qu'on n'aura pas cette culture de la dénonciation, nos petites sœurs vont se faire sauter à la menthe, à la banane, au rabilé ou que sais-je encore. Derrière ces innocentes, il y a aussi celles qui courent derrière les mêmes enseignants ou chefs d'entreprise, dans l'optique d'obtenir d'eux des faveurs.
Si après vous vous retrouvez dans des positions de paiement difficiles, ne venez pas vous plaindre. Mais aux vieux qui considèrent nos sœurs comme des proies à dévorer, toutes les fois où votre vieux 9 millimètres sera au garde-à-vous, rappelez-vous que la cible que vous désirez abattre ressemble trait pour trait à celle que vous avez déposée à l'école avant de vous rendre au service.
Si cela ne suffit pas à vous dissuader, tirez ! Mais retenez simplement que l'éducation que vous pensez avoir inculquée à votre petite fille pour qu'elle ne tombe pas dans les pièges de la vie est la même que celle que le père de la petite que vous voulez "tuer" pense lui avoir inculquée. Si elle a cédé, n'allez pas penser que votre protégée échappera.
Ce qui est sûr, une chose est sûre : le renard passe-passe, chacun à son tour chez le mangeur Balthazar. À bon entendeur, salut !
Erwan Compaoré
Lefaso.net
Le directeur régional de la police nationale, le contrôleur général de police Aguima Aboulaziz Yonly, a effectué une sortie de terrain, ce lundi 5 octobre 2026 à Ouagadougou, pour constater l'application effective de la mesure relative au port du casque par les conducteurs d'engins à deux et trois roues. Cette sortie intervient après plusieurs jours d'opérations de contrôle et de répression du non-port du casque.
Le 1ᵉʳ octobre 2026 a marqué l'entrée en vigueur de la répression et de l'amende de 3 000 FCFA pour les usagers d'engins à deux et trois roues qui ne portent pas de casque.
Conduite par le directeur régional de la police nationale, le contrôleur général de police Aguima Aboulaziz Yonly, la sortie de terrain visait notamment à toucher du doigt les réalités et à faire le point des premiers jours de la répression.
Du 1ᵉʳ au 3 octobre, après l'entrée en vigueur de la mesure, 3 175 personnes ont été contrôlées dans la région du Kadiogo pour non-port du casque. Parmi elles, environ 1 601 d'entre elles ont réglé leurs contraventions sur place, ont présenté un casque et ont pu récupérer leurs engins. 1574 engins ont été conduits en fourrière. Et 17 autres engins mis en fourrière pour autres raisons, comme l'absence de carte grise par exemple.
« L'analyse des données nous fait remarquer que depuis le premier jour, les gens ont pris conscience et ont commencé à appliquer cette mesure. Aussi, en sortant, ça nous permet de toucher du doigt, de voir réellement et de nous rendre compte que près de 95 % des usagers de la route qui circulent avec des engins à deux ou trois roues portent des casques », a indiqué le directeur régional de la police nationale, le contrôleur général de police Aguima Aboulaziz Yonly.
Le directeur régional de la police nationale, le contrôleur général de police Aguima Aboulaziz Yonly.Il a informé que les amendes sur le non-respect du port du casque ont permis de générer 3 561 000 francs CFA au profit des caisses de l'État.
Le contrôleur général de police Aguima Abdoulaziz Yonly a rappelé que l'objectif demeure la mesure sur le port du casque vise avant tout la protection des usagers de la route tout en invitant les populations à adopter durablement le port du casque. « Porter le casque de sécurité, c'est se protéger soi-même d'abord et protéger sa famille », a-t-il déclaré, considérant également cette pratique comme un acte civique.
Le directeur régional de la police nationale a cependant annoncé que la répression va s'étendre bientôt aux passagers. « Pour le moment on était au contrôle du conducteur et on profitait pour sensibiliser le passager qui ne porte pas de casque. Mais il y aura un moment où on dira opération bouclier double tête pour prendre en compte le passager aussi qui est à bord. Et la répression va se poursuivre jusqu'à ce que nous parvenions vraiment à protéger la population », a-t-il expliqué.
Quelques motos d'usagers n'ayant pas porté leur casque.Sur le terrain, les policiers saluent l'adhésion des usagers
Au rond-point de la cour du Moogho Naaba, le sergent-chef de police Drissa Traoré en poste sur place s'est dit satisfait du constat effectué sur le terrain. Selon lui, les actions de sensibilisation menées ces derniers jours semblent avoir porté leurs fruits.
« On peut dire qu'à l'heure où on est, on est satisfait par rapport au port du casque. Vu le travail qui est abattu sur le terrain avec la sensibilisation, on sent que les usagers ont compris le message. Beaucoup portent maintenant le casque », a-t-il expliqué. Il estime que le taux de respect pourrait dépasser les 95 %. « Dans les vagues qui viennent, on peut constater que deux à trois vagues arrivent et on a tendance à voir qu'ils sont tous en casques », a-t-il relevé.
Drissa Traoré, sergent-chef de police.Au quartier Gounghin, autre point d'arrêt du directeur régional de la police et de son équipe, le constat dressé est également encourageant. La majorité des usagers rencontrés portaient leurs casques. Quelques-uns ont cependant été interpellés pour non-respect de la mesure ou pour avoir mal porté leurs casques.
Le sergent-chef de police Valentin Bassolé relève lui aussi une évolution positive. « En termes de bilan, on a constaté qu'en tout cas, vraiment, les gens portent de plus en plus le casque », a-t-il indiqué.
Selon lui, certains usagers continuent néanmoins de trouver des excuses pour justifier le non-port du casque. « Ceux qui ne l'ont pas porté disent souvent : “Je ne suis pas loin, je suis sorti prendre quelque chose et revenir” », rapporte-t-il.
Le sergent-chef de police Valentin Bassolé.Malgré ces récalcitrants, le policier estime que le message est désormais mieux compris par les usagers. « Il faut dire que la leçon est passée. On a constaté ce matin qu'il y a beaucoup de personnes qui ont porté le casque », a-t-il affirmé.
Pour la police, l'objectif est désormais de maintenir les efforts de sensibilisation et de contrôle afin d'inscrire durablement le port du casque dans les habitudes des usagers de la capitale.
Jean Élysée Nikiéma
Lefaso.net