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« La visibilité ne paie pas les factures », parole de photographe

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 16/02/2026 - 22:50

On exige des images impeccables, livrées en urgence, retouchées avec soin, prêtes à conquérir les réseaux sociaux. Mais lorsqu'il s'agit de rémunérer correctement le professionnel qui les produit, les hésitations commencent. Il est temps de redonner à l'image sa juste valeur et au photographe le respect qui lui est dû.

Une entreprise de la place contacte un photographe professionnel pour couvrir le lancement d'un produit. Après avoir reçu le devis, le manager répond, sans sourciller, que c'est un peu cher pour juste appuyer sur un bouton pendant trois heures. Il balance au photographe : « On a 50 000 abonnés sur Instagram. Si tu le fais gratuitement, on te taguera sur chaque photo. C'est une opportunité en or pour ton portfolio ! » Quand le photographe demande si le traiteur et le maître de cérémonie travaillent aussi pour de la « visibilité », les nerfs s'échauffent.

Une société d'Etat organise un séminaire hors de Ouagadougou. Le devis initial prévoyait une ligne « Couverture photo ». À quelques jours de l'événement, le directeur de la communication annonce qu'il va réduire le budget photo vu que la location de la salle et la décoration ont déjà englouti une partie du budget. Le budget photo est ainsi raboté de moitié. On demande au photographe de livrer autant d'images, retouchées, en 24 heures, plus une vidéo courte pour les réseaux sociaux. « C'est pour la visibilité », lui dit-on. À la fin de l'activité, le paiement tarde. L'Etat est un bon payeur, semble-t-il.

Nous vivons à l'ère de l'image. Jamais nous n'avons autant photographié. Jamais nous n'avons autant partagé. Et pourtant, paradoxalement, jamais le métier de photographe n'a été autant banalisé. Et avec l'Intelligence artificielle générative qui monte en force, chacun se sent pousser des ailes.

L'on veut des photos qui claquent pour illustrer nos événements, nos communiqués, nos campagnes. Mais on hésite à payer correctement celui ou celle qui les produit. Le photographe est souvent perçu comme un simple prestataire qui appuie sur un simple bouton.

Promoteurs d'événements, l'image n'est pas une dépense, c'est un investissement.

Aux promoteurs d'événements qui préfèrent investir dans la décoration, la sonorisation, un écran LED plus grand ou un cocktail plus fourni plutôt que dans une couverture photo professionnelle, vous êtes-vous déjà posé la question sur ce qui restera de votre événement dans une semaine ?

La décoration est retirée après l'événement. Le buffet devient de l'engrais. Mais les images restent. Ce sont elles qui alimentent vos rapports d'activités, vos dossiers de sponsoring, vos publications sur les réseaux sociaux, vos archives. Raboter le budget communication n'a jamais été une solution pour la réussite d'un événement. Une image médiocre peut décrédibiliser votre événement. Une belle image peut, au contraire, lui donner une seconde vie.

Aux institutions publiques, rappelons que la photographie ne sert pas seulement à illustrer une page Facebook. Elle documente votre histoire. Les inaugurations, les signatures d'accords, les visites officielles sont des fragments de mémoire qu'il ne faut pas négliger. Lorsque vous négligez la qualité de l'image ou retardez les paiements des professionnels, vous montrez tout simplement que la mémoire n'est pas votre priorité. Or, un ministère, une société d'Etat qui ne documente pas correctement ses actions, laisse du vide dans son récit.

À ceux qui organisent leur mariage ou anniversaire… ne négligez pas votre photographe. Il est celui qui reste debout quand vous dansez, celui qui voit ce que personne d'autre ne remarque. Exiger l'excellence tout en traitant le prestataire comme un subalterne de seconde zone est un manque de politesse et de considération. C'est pourtant le minimum que vous devez à celui à qui vous confiez vos souvenirs.

A vous chers photographes, le respect que vous réclamez doit aussi commencer par votre propre image.
Lorsque vous acceptez des conditions floues, des contrats verbaux, des paiements incertains ou des demandes disproportionnées pour des budgets dérisoires, vous fragilisez non seulement votre travail, mais aussi toute la profession. Chaque fois que vous livrez des images sans crédit, chaque fois que vous cédez à la pression du « frère, on va se voir après », vous contribuez malgré vous à banaliser la précarité du métier.
On ne demande pas à un architecte de dessiner des plans pour de la visibilité. On ne demande pas à un avocat de plaider gratuitement pour le plaisir de l'exercice. Pourquoi le demanderait-on au photographe ?
Le talent ne suffit pas. Il faut, comme l'a dit le jeune photographe Charly Barro, des devis clairs, des contrats écrits, des délais définis, des droits d'auteur explicités. Le respect est aussi une posture.
A bon entendeur !

HFB
Lefaso.net

Crédit-photos : Depositphotos : Jeune homme photographe prend une photo de la ville et de ses bâtiments

Rwanda : Ce que révèle la facturation électronique sur la réforme fiscale

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 16/02/2026 - 22:35

Plus de dix ans après l'introduction de la facturation électronique, le Rwanda apparaît comme un laboratoire instructif des réformes fiscales en Afrique. Mais si l'outil numérique a renforcé le contrôle de la TVA et amélioré la conformité déclarative, l'expérience rwandaise rappelle que l'efficacité d'une telle évolution dépend étroitement de l'environnement dans lequel elle est déployée, estime Joëlle Traoré, docteure en droit fiscal de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Plus de dix ans après l'introduction de la facturation électronique, le Rwanda offre un enseignement précieux : même un outil technologique avancé ne garantit pas, à lui seul, le succès d'une réforme fiscale.

Une réforme inscrite dans une modernisation de long terme

En 2013, le Rwanda rend obligatoire la facturation électronique pour les transactions soumises à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA). Cette réforme s'inscrit dans une transformation plus large engagée depuis le début des années 2010, visant à moderniser l'administration fiscale et à renforcer la capacité de l'État à mobiliser ses recettes.

Concrètement, l'introduction des machines de facturation électronique a permis d'enregistrer les transactions en temps réel et de transmettre automatiquement les données de vente à l'administration fiscale. Le contrôle ne repose plus uniquement sur des déclarations effectuées a posteriori, mais sur une information quasi immédiate de l'activité économique.

Ce que la réforme change réellement

Sur le plan juridique, pourtant, la réforme n'a rien d'exceptionnel. Le taux de TVA est fixé à 18 %, comme dans de nombreux pays africains. Les mécanismes sont classiques : déclaration, paiement, remboursement des crédits de TVA.

Ce qui change réellement n'est donc pas la loi elle-même, mais la capacité de l'administration à observer l'activité économique de manière plus fine. La facturation électronique ne crée pas une nouvelle obligation fiscale. Elle réduit l'écart entre ce qui est déclaré et ce qui est effectivement vendu. C'est en cela qu'elle est souvent présentée comme un levier majeur d'amélioration de la conformité fiscale au Rwanda.

Les limites d'une solution technologique

Mais cette technologie n'est pas une solution miracle. Son efficacité dépend étroitement de l'environnement dans lequel elle est déployée.

Au Rwanda, la réforme s'est accompagnée d'un renforcement progressif de l'administration fiscale, d'investissements dans les systèmes d'information, d'efforts de formalisation de l'économie et d'une volonté politique affichée de faire de la mobilisation des recettes un enjeu de crédibilité de l'État.

L'expérience rwandaise montre toutefois que la technologie, à elle seule, ne suffit pas. Lorsque l'économie reste partiellement informelle, les acteurs non identifiés échappent nécessairement au dispositif. La facturation électronique suppose en effet que les vendeurs et les acheteurs soient déjà visibles pour l'administration fiscale.

Quand les données ne suffisent pas

De même, la collecte de données en temps réel n'a d'impact que si l'administration dispose des moyens humains et organisationnels pour les exploiter. Sans capacités suffisantes d'analyse et de contrôle, les informations produites par les outils numériques restent sous-utilisées.

Enfin, l'application effective des règles fiscales peut se heurter à des résistances dans certains secteurs économiquement ou politiquement sensibles. Lorsque des arrangements informels persistent ou que la volonté politique d'application s'affaiblit, la technologie ne peut, à elle seule, imposer la conformité.

Les conditions d'une réforme fiscale efficace

Ce que montre le cas rwandais, ce n'est donc pas seulement qu'une réforme technique peut améliorer la collecte de la TVA. Il met surtout en lumière les conditions plus larges de réussite d'une réforme fiscale.
Une réforme fonctionne lorsqu'elle est cohérente avec les capacités administratives réelles, lorsqu'elle s'inscrit dans une stratégie crédible de formalisation de l'économie et lorsqu'elle repose sur un choix politique assumé. La loi n'est qu'un point de départ. La technologie n'est qu'un moyen. Ce qui fait la différence, c'est la capacité à rendre la règle effective sur le terrain.

*Joëlle Traoré est docteure en droit fiscal de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Elle est spécialisée en fiscalité internationale et africaine, avec une expertise sur les flux financiers illicites, les réformes fiscales mondiales et la mobilisation des ressources nationales. Elle a collaboré avec des institutions africaines et internationales sur les questions de gouvernance fiscale en Afrique.

Categories: Afrique, European Union

Laurent Nuñez en Algérie pour renouer les liens diplomatiques entre Paris et Alger

France24 / Afrique - Mon, 16/02/2026 - 22:24
Le ministre de l'Intérieur français Laurent Nuñez est arrivé lundi en Algérie pour tenter de renouer les liens entre les deux pays sur les questions de sécurité, dans un contexte de grave crise diplomatique entre Paris et Alger.
Categories: Afrique, France

Affaire homicide volontaire sur le jeune de 22 ans : Le présumé auteur, Abdoul R. Guigma arrêté à Sabou, selon la police nationale

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 16/02/2026 - 22:21

Abdoul R. Guigma était recherché pour un homicide volontaire commis à l'aide d'une arme blanche le 12 février 2026 sur un jeune de 22 ans. Un avis de recherche avait alors été lancé à son encontre depuis le 13 février 2026.

Grâce au concours de la brigade territoriale de gendarmerie de Sabou et à la mobilisation des citoyens, il a été arrêté à Sabou. C'est l'annonce que la police nationale a faite sur sa page Facebook ce lundi 16 février 2026.

Elle a saisi cette occasion pour saluer la promptitude des citoyens ayant permis l'arrestation du présumé auteur.

Pour rappel, Abdoul R. Guigma est un employé de commerce qui était domicilié au secteur n°19, précisément à Tang-Zougou, dans le quartier Toudoubwéogo, arrondissement n°04 de la ville de Ouagadougou.

Lefaso.net

Source : Page Facebook de la police nationale

Categories: Afrique, European Union

UBA dévoile une plateforme dédiée à la diaspora pour connecter les Africains du monde entier aux opportunités d'investissement et de création de richesse

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 16/02/2026 - 22:15

UBA lance une plateforme pour dynamiser le mode de vie des Africains à l'échelle mondiale
La banque africaine d'envergure mondiale, United Bank for Africa (UBA) Plc, a dévoilé une plateforme bancaire et d'investissement dédiée à la diaspora, conçue pour servir les Africains vivant et travaillant à travers le monde ainsi qu'au sein du continent.

La plateforme, lancée en collaboration avec des partenaires majeurs de l'écosystème, notamment United Capital, Africa Prudential, UBA Pensions, Afriland Properties, Heirs Insurance Group et Avon Healthcare Limited, représente une étape majeure dans la redéfinition des services bancaires destinés à la diaspora, en dépassant le simple cadre des transferts de fonds pour s'orienter vers la création de richesse structurée et l'investissement à long terme.

Lors du lancement, organisé au siège de UBA à Lagos sous le thème : « Au-delà des services bancaires : dynamiser le mode de vie des Africains du monde », tous les représentants des entreprises partenaires étaient présents pour présenter une plateforme intégrée allant au-delà des transferts d'argent, afin d'inclure la création de richesse, la protection et la prospérité à long terme.

S'exprimant à cette occasion, le Responsable de la Banque Diaspora de UBA, Anant Rao, a décrit l'initiative comme un changement stratégique dans la manière dont l'Afrique engage ses citoyens à l'échelle mondiale.

« Pendant des décennies, l'engagement de l'Afrique envers sa diaspora s'est largement concentré sur les transferts de fonds. Aujourd'hui, nous allons au-delà. Cette plateforme marque le passage de simples transferts d'argent à un écosystème financier où les Africains du monde entier peuvent effectuer leurs opérations bancaires, réaliser des paiements, investir, protéger leurs familles et bâtir un patrimoine à long terme de manière fluide », a-t-il déclaré.

M. Rao a souligné que les flux de transferts de la diaspora africaine dépassent 100 milliards de dollars par an, ce qui en fait l'une des sources de capitaux les plus résilientes et constantes pour le continent.

« Le capital de la diaspora n'est pas seulement un flux financier — c'est un partenaire stratégique de croissance pour l'Afrique.

Notre rôle est de fournir une plateforme de confiance qui transforme ce capital en investissements structurés et en prospérité partagée à travers le continent. »

L'objectif est de proposer une plateforme regroupant des offres répondant aux multiples besoins des Africains du monde, notamment les services bancaires et les paiements, les investissements, les services de titres, la gestion d'actifs, les assurances, les retraites et l'immobilier.

Grâce à cet écosystème coordonné, les clients de la diaspora peuvent accéder à des solutions financières multisectorielles via une plateforme unique et fiable, leur permettant de gérer leur vie financière et leurs engagements familiaux au-delà des frontières avec simplicité et transparence.

La Directrice Groupe Marketing et Communication Institutionnelle de UBA, Alero Ladipo, a insisté sur l'importance de la collaboration pour offrir une expérience diaspora fluide.

« L'Africain moderne est un citoyen du monde — mobile, ambitieux et profondément attaché à son pays d'origine. Qu'il vive en Afrique, en Europe, dans les Amériques ou au Moyen-Orient, il doit exister un lien financier structuré et sécurisé avec son pays d'origine. Cette plateforme garantit que les Africains, où qu'ils soient, restent économiquement connectés au continent avec confiance et transparence. »

Les partenaires de l'écosystème ont mis en avant la demande croissante des Africains de la diaspora pour des opportunités d'investissement structurées, un accès sécurisé à la propriété immobilière, des solutions d'assurance et une planification financière à long terme.

United Capital a présenté des produits d'investissement accessibles à l'échelle mondiale, conçus pour offrir des opportunités de création de richesse gérées de manière professionnelle et transparente.

Afriland Properties a mis l'accent sur des parcours d'investissement immobilier structurés et bien gouvernés pour les clients de la diaspora.

Heirs Insurance a souligné des solutions de protection pour la vie et les actifs, tandis qu'Avon Healthcare Limited a présenté des solutions d'accès aux soins et d'assurance santé pour les familles au-delà des frontières.

Africa Prudential et UBA Pension ont réaffirmé leur engagement en faveur de solutions numériques de gestion d'investissement et d'épargne-retraite à long terme, conçues pour soutenir la participation de la diaspora aux marchés de capitaux africains.

Ensemble, les partenaires ont souligné leur engagement commun à offrir aux Africains de la diaspora des parcours financiers crédibles, transparents et gérés de manière professionnelle.

M. Rao a également rappelé la philosophie directrice de l'Africapitalisme, promue par le fondateur et président du conseil d'administration de UBA, M. Tony O. Elumelu, CFR.

Il a expliqué que l'Africapitalisme repose sur la conviction que le secteur privé africain doit jouer un rôle de premier plan dans le développement du continent en réalisant des investissements à long terme générant à la fois des rendements économiques et un impact social.

Alors que l'Afrique continue de se positionner comme l'une des régions de croissance les plus dynamiques au monde, UBA estime que la mobilisation des capitaux de la diaspora par le biais d'institutions financières de confiance sera essentielle pour façonner la prochaine phase de développement du continent.

« L'Afrique sera de plus en plus financée par les Africains eux-mêmes, y compris ceux de la diaspora », a ajouté M. Rao.

« Notre responsabilité est de construire l'infrastructure financière de confiance qui rend cela possible. »

« Lorsque les citoyens africains du monde investissent en Afrique, la croissance devient inévitable », a-t-il conclu.

De gauche à droite : Responsable Stratégie, Recherche et Relations Investisseurs chez Africa Prudential, Joshua Omewah ; Directeur Groupe, Ventes, Fidélisation et Croissance chez AVON, Ajibola Bakare ; Directrice Générale de UBA Pension, Blessing Ogwu ; Responsable Banque Diaspora, Anant Rao ; Directrice Marketing du Heirs Insurance Group, Ifesinachi Okpagu ; Responsable du Développement Commercial chez United Capital, Onyinye Osunwoke ; et Directeur Exécutif d'Afriland Properties, Olukayode Odebiyi, lors du panel UBA intitulé « Au-delà des services bancaires : dynamiser le mode de vie de la diaspora », tenu à UBA House Marina, à Lagos, jeudi.

De gauche à droite : Responsable Stratégie, Recherche et Relations Investisseurs chez Africa Prudential, Joshua Omewah ; Directeur Groupe, Ventes, Fidélisation et Croissance chez AVON, Ajibola Bakare ; Directrice Générale de UBA Pension, Blessing Ogwu ; et Responsable Banque Diaspora, Anant Rao, lors du panel UBA intitulé « Au-delà des services bancaires : dynamiser le mode de vie de la diaspora », tenu à UBA House Marina, à Lagos, jeudi.

Categories: Afrique, European Union

EU mulls strict ‘Made in EU’ rules for cars, aluminium

Euractiv.com - Mon, 16/02/2026 - 22:14
The rules aim to set detailed standards for procurement and subsidies to boost local industry

Burkina/Fête des amoureux : Pari réussi pour le rendez-vous de la Saint-Valentin, acte 2 !

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 16/02/2026 - 22:07

La Saint-Valentin a été vécue, le samedi 14 février 2026, avec Biz'Art Productions et Deko Internationale à travers une soirée somptueuse offerte aux couples et convives dans le cadre enchanteur de l'hôtel Lancaster Ouaga 2000. Pour l'occasion, les organisateurs ont mis les petits plats dans les grands, tant dans le contenant que dans le contenu. Au bord de la piscine parée des insignes de l'évènement, les invités ont raffermi leur amour en compagnie d'artistes-musiciens sélectionnés pour la circonstance : le couple ATT-Sissao du Burkina, Frost Olly et Monique Séka de la Côte d'Ivoire.

Dîner gastronomique, tombola & surprises, live shows, tests de complicité de couples, élection du couple le mieux habillé… le tout porté par des animateurs qui ont su ajouter leur touche à la partie.
Il est peu après 19h, lorsque les hôtesses ont commencé à accueillir couples et convives les bras chargés de bouquets de fleurs. Ils les dirigent ensuite vers l'espace photos conçu pour la cause avant de les inviter au cocktail d'accueil situé à l'entrée. Puis, ils sont installés au niveau des tables bien dressées en forme de U tout le long de l'imposante piscine, avec une ouverture sur le podium. En attendant le vif, les arrivées se poursuivent, l'ambiance est cordiale et accompagnée de sonorités minutieusement distillées par le disc-jockey.

Monique Séka, communiant avec des invités.

C'est dans ce décor que les animateurs déroulent le chronogramme, suivi de l'annonce de l'ouverture et de l'invite au buffet. L'un des moments les plus attendus était sans doute la prestation des artistes. Le moment est mis en exergue par les animateurs à travers des jeux qui ont d'ailleurs servi d'articulations tout le long de la soirée (tests de complicité de couples, poèmes, tirages au sort de numéros de ticket, élection du couple le mieux habillé…). Ce qui a permis de distribuer de nombreux cadeaux de partenaires à l'évènement (dont des téléphones portables par Orange Burkina Faso, des bons pour l'hôtel Lancaster, etc.).

La soirée, c'est aussi cet instant poèmes...

Le bal des prestations est ouvert par le couple ATT-Sissao. À travers les titres qu'ils ont chantés, ce couple de stars de la musique a su, par la complicité qu'il a également incarnée durant son passage, ajouter une touche particulière à ce rendez-vous d'expression d'amour. Le public qui n'en demandait plus s'est, lui également, laissé aller à des pas de danse, à des reprises de refrains, à des selfies, etc.
Après un intermède, l'artiste Frost Olly est annoncé sur la scène. Comme son prédécesseur, il enchaîne les chansons, des moins connues par le public aux plus populaires. Figure de proue de la musique romantique de la fin des années 90, ses titres ont bercé de nombreux contemporains, notamment la chanson intitulée « Fontaine en or ». C'est d'ailleurs par ce titre que l'artiste soulève le plus les invités de la soirée, entre pas de danse et fredonnements.

Le couple ATT-Sissao...


La boucle des prestations est bouclée avec Monique Séka. Durant plusieurs dizaines de minutes, la chanteuse ivoirienne emblématique, surnommée la « reine de la musique afro-zouk », a partagé la scène avec les nombreux fans et invités de ce rendez-vous de la Saint-Valentin, acte 2. Les différents titres sont repris en chœur. Plus qu'une prestation, l'artiste a véritablement communié avec le public.
Pari réussi donc pour Biz'Art Productions et Deko Internationale à travers cette fête de Saint-Valentin, acte 2. Le rendez-vous est pris pour l'acte 3.

...Frost Olly...

« Il est dit quelque part, par le camarade président Ibrahim Traoré, qu'il faut enlever la psychose dans les esprits, il faut aller à la résilience. C'est ainsi que nous créons des concepts, pour montrer aux gens que, quel que soit ce que certains disent, il y a la vie au Burkina Faso, et cette vie-là, elle est merveilleuse. Et ici, c'est pour montrer aux gens que les fake news ne nous intéressent pas, ce sont nos réalités qui nous intéressent. (...). Aujourd'hui, on veut ajouter les petits plats dans les grands pour que tout émerge : les artistes burkinabè, les artistes d'ailleurs, afin que les gens sentent qu'il y a une symbiose, musicalement parlant. Pour nous, c'est une fierté ; du jardin des saveurs à la piscine de Lancaster, il y a un pas, et nous allons toujours continuer. Grâce à Dieu, nous continuerons à travers acte 3, acte 4, acte 5… ainsi de suite », a exprimé Désiré Kodjo, soulignant la satisfaction des organisateurs.

...et Monique Séka...,


O.L.
Lefaso.net

Categories: Afrique, European Union

Burkina/Projet Zéro zone blanche : Les acteurs sensibilisés sur la couverture de 750 zones blanches dans le Guiriko

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 16/02/2026 - 22:03

Le lundi 16 février 2026, le secrétaire général de la région du Guiriko Souleymane Nacanabo, représentant le gouverneur, a présidé la cérémonie d'ouverture d'un atelier de sensibilisation sur la couverture de 750 zones blanches. Ledit atelier, qui a regroupé les autorités locales, les représentants de l'ARCEP, ceux des opérateurs économiques, des partenaires techniques et financiers et les responsables administratifs et techniques du ministère en charge de la transition digitale, a eu lieu à la Maison de la culture de Bobo-Dioulasso.

Initié par le ministère en charge de la transition digitale et financé par le Fonds pour l'accès et le service universel (FASU), le projet Zéro zone blanche vise, selon le directeur de la Règlementation au ministère de la Transition digitale, des postes et des communications électroniques, Abdoulaye Mamboné, à assurer la connectivité sur l'ensemble du territoire burkinabè et à faire en sorte que toutes les populations, où qu'elles se trouvent, puissent bénéficier des services de télécommunication. « En plus de pouvoir communiquer, ce projet doit permettre aux populations de bénéficier des services annexes à la disposition du réseau », a-t-il ajouté.

Le présidium à l'ouverture des l'atelier.

C'est ce qui justifie selon lui la tenue de ces ateliers régionaux avec les autorités locales pour les informer de ce projet et solliciter leur accompagnement ainsi que celui de la population. « Le projet consiste à installer pour l'année 2025 750 sites, dont 132 prévus pour la région du Guiriko au titre de cette année 2026. D'autres sites seront prévus sans oublier les sites que les opérateurs ont déjà installés. Outre la présentation du projet, il y a d'autres sujets annexes qui méritent d'être discutés. Il s'agit notamment de ce qu'on appelle les rayonnements non ionisants, qui sont des sujets de préoccupation pour nos populations. Il s'agira de présenter les aspects techniques aux participants, mais aussi de les rassurer sur les dispositions qui sont prises au niveau du gouvernement pour protéger nos populations. Un autre sujet majeur, c'est de pouvoir discuter de l'acquisition des terrains », a précisé Abdoulaye Mamboné.

Abdoulaye Mamboné aux micros des journalistes.

Représentant le gouverneur, le secrétaire général de la région du Guiriko, Souleymane Nacanabo, trouve que la tenue de cet atelier est une aubaine. Il souligne que ce projet est une vision du gouvernement qui consiste à réduire drastiquement la fracture numérique en connectant toutes les localités, y compris celles rurales du pays. « Dans ce projet, la région du Guiriko bénéficie de la construction de nouveaux sites de téléphonie mobile au nombre de 132, dont 107 ont déjà fait l'objet d'un contrat et seront mis en œuvre. Nous avons fait appel aux autorités locales pour non seulement leur donner l'information, mais aussi demander leur accompagnement dans l'aboutissement de ce projet combien important pour notre pays », a indiqué le représentant du gouverneur. La présence des autorités locales à cet atelier permettra selon lui de régler les questions d'acquisition, de gestion et de sécurisation de ces sites.

Les participants ont posé pour la postérité.

À l'issue de cet atelier, il est attendu des participants qu'ils travaillent afin que l'acquisition des sites pour l'installation de ces infrastructures soit facilitée et sécurisée, explique le secrétaire général de la région du Guiriko. À en croire ses propos, le projet de la couverture de 750 zones blanches n'est pas seulement une réponse technique à un défi de réseau, il s'agit d'un levier stratégique pour renforcer la résilience des populations dans le contexte sécuritaire actuel, stimuler le développement économique et social des localités rurales et favoriser l'inclusion numérique en donnant à tous sans distinction la possibilité de communiquer, d'accéder à l'information et de participer pleinement à la transformation digitale du pays. « Cet atelier est une belle opportunité de concertation et de dialogue. Il permettra de partager les défis liés au déploiement des infrastructures, notamment les questions d'acquisition de sites et de sécurisation foncière, mais aussi de dégager ensemble des pistes de solutions réalistes et durables », pense-t-il.

Le SG du Guiriko invite les participants à s'approprier les travaux de cet atelier pour en tirer le meilleur parti

Au nom du gouverneur du Guiriko, Souleymane Nacanabo saisit cette opportunité pour remercier le ministère en charge de la transition digitale ainsi que ses partenaires techniques et financiers pour les efforts constants déployés en vue de réduire la fracture numérique au Burkina Faso de façon générale et spécifiquement dans la région du Guiriko.

Par ailleurs, M. Nacanabo rassure de la disponibilité et de l'engagement de toute l'administration régionale à accompagner ce projet afin d'en faire une réussite. S'adressant aux participants, il les invite à s'approprier les travaux de cet atelier pour en tirer le meilleur parti. En sus, il formule le vœu que les résultats de cette réflexion aboutissent à des recommandations fortes et consensuelles, capables d'accélérer la mise en œuvre du chantier zéro zone blanche au bénéfice des populations.

Djaryigo Diarra
Lefaso.net

Categories: Afrique, European Union

Burkina : L'USTA célèbre sa fête patronale sous le signe de la sagesse et de l'engagement

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 16/02/2026 - 22:00

L'Université Saint Thomas d'Aquin (USTA) a célébré, le 14 février 2026, sa traditionnelle fête patronale dans une atmosphère de ferveur et de réflexion. À l'occasion de cette journée dédiée à son saint protecteur, une célébration eucharistique a rassemblé étudiants, enseignants et personnel administratif. La messe a été présidée par Monseigneur Théophile Naré, administrateur apostolique du diocèse de Dori et évêque de Kaya.

Dans son homélie, Monseigneur Théophile Naré a longuement insisté sur la figure de Thomas d'Aquin, présenté comme un modèle d'excellence intellectuelle et de profondeur spirituelle. Pour l'évêque, l'USTA a la chance d'avoir un tel saint patron. Il voit en Thomas d'Aquin un intercesseur puissant, mais surtout un repère pour la communauté universitaire. “Saint Thomas nous laisse une leçon d'amour de la vérité”, a-t-il déclaré, établissant un parallèle symbolique avec la date du 14 février, également marquée par la Saint-Valentin. Là où beaucoup célèbrent l'amour romantique, le saint dominicain, lui, aurait trouvé sa « valentine » dans la sagesse et la quête de Dieu à travers l'étude.

Selon Monseigneur Naré, la recherche scientifique ne saurait être dissociée d'une quête éthique. Citant l'idée selon laquelle “science sans conscience n'est que ruine de l'âme”, il a rappelé que Thomas d'Aquin avait su unir rigueur intellectuelle et profondeur spirituelle. La vérité, la sincérité et l'amour constituent, à ses yeux, des valeurs universelles qui dépassent les appartenances confessionnelles. Chercher Dieu, a-t-il précisé, ne signifie pas nécessairement adhérer à une religion particulière, mais cultiver ces valeurs fondamentales inscrites au cœur de l'humain.

“Et je souhaite qu'aussi bien les étudiants que leurs professeurs puissent emboîter les pas de ce grand Saint. Cela ferait briller encore davantage cette université Saint Thomas d'Aquin”, Monseigneur Théophile Naré

Une université en mouvement

Au-delà de la dimension spirituelle, cette fête patronale a aussi été l'occasion de dresser un regard sur la vie institutionnelle de l'université. L'abbé Herman Ouédraogo, directeur général de l'USTA et enseignant permanent en sciences juridiques, a souligné que chaque année est nouvelle. Pour lui, la nouveauté réside dans les visages qui arrivent, les défis qui émergent et les perspectives qui se dessinent.

L'année en cours se distingue notamment par la nomination officielle du directeur général, répondant à des exigences du ministère de tutelle et du CAMES. Une évolution institutionnelle qui traduit, selon lui, la volonté de l'université de s'inscrire dans une dynamique d'excellence académique et de conformité aux standards régionaux.

Abbé Herman Ouédraogo, directeur général de l'université Saint Thomas d'Aquin, enseignant permanent en sciences juridiques

Mais au-delà des réformes administratives, le message essentiel reste celui de l'engagement. Reprenant les propos de l'évêque, l'abbé Ouédraogo a insisté sur l'urgence d'agir. Thomas d'Aquin est mort relativement jeune, autour de 49 ans, a-t-il rappelé, soulignant qu'il n'a pas perdu de temps. Pour les étudiants, cela signifie éviter les parcours interminables et s'investir pleinement dans leur formation. “Dans les universités, il faut faire son temps, laisser sa bonne marque et poursuivre son chemin”, a-t-il exhorté.

Dans le contexte national actuel, marqué par de nombreux défis, l'université est appelée à jouer un rôle actif dans la construction du pays. “On ne peut pas parler de construction du pays si chacun, à son niveau, ne pose pas sa petite pierre”, a-t-il affirmé. Pour lui, la contribution commence au sein des familles, se poursuit dans les écoles et s'affermit dans les universités. L'USTA, en formant des cadres compétents et responsables, participe ainsi à l'édification nationale.

Un nouveau bureau béni d'étudiants

Un des moments fort de la célébration était la présentation et la bénédiction du nouveau bureau général des étudiants, élu le 15 janvier dernier. Cette reconnaissance publique, au cours de l'eucharistie, marque le début officiel de leur mandat sous le regard symbolique du saint patron. Wenceslas Koara, étudiant en troisième année de médecine et délégué général de l'USTA, a décliné les grandes orientations de son équipe. Le mandat sera placé sous le signe de la mobilisation. L'objectif est de renforcer la participation étudiante aux différentes activités académiques et communautaires. Parmi les projets annoncés figure “USTA Mêbo”, une initiative destinée à impliquer les étudiants dans l'amélioration concrète de leur cadre d'études. À travers ce projet, ils entendent contribuer activement au développement de l'université, dans un esprit de responsabilité et de solidarité. Pour le délégué général, la fête patronale constitue un moment privilégié pour raviver le sentiment d'appartenance. “Nous voulons vraiment vivre à l'image de notre saint patron”, a-t-il affirmé, évoquant la nécessité de conjuguer chaleur humaine, discipline et engagement pour une gestion harmonieuse de la vie universitaire.

La fête patronale de l'USTA ne se limite pas à une commémoration liturgique. Elle s'inscrit dans une tradition qui articule mémoire et projection. Mémoire d'un penseur dont l'œuvre continue d'influencer les réflexions contemporaines sur la foi et la raison ; projection d'une communauté universitaire appelée à relever les défis académiques et sociétaux.

Le bureau des étudiants avec à sa tête Wenceslas Koara est composé de 10 membres

En rappelant que “Dieu est amour” et que l'amour est la condition pour “faire un monde”, Monseigneur Naré a replacé la quête intellectuelle dans une perspective profondément humaniste. Une université, semble-t-il suggérer, ne peut se réduire à un espace de transmission de savoirs techniques. Elle doit être un lieu de formation intégrale, où la compétence s'accompagne d'éthique et de sens. Dans un environnement national et international en mutation, l'USTA entend ainsi consolider son identité : une institution d'enseignement supérieur enracinée dans une tradition catholique, mais ouverte à tous, attachée à la rigueur académique autant qu'à la formation morale.

Né vers 1225 ou 1226 au château de Roccasecca, près d'Aquino, dans l'actuelle Italie, et décédé en 1274 à l'abbaye de Fossanova, le religieux dominicain demeure l'une des figures majeures de la théologie et de la philosophie occidentales.
A l'issue de la messe d'action de grâce, les participants ont eu droit à une animation culturelle composée de théâtre, de danse et de chants. Elle a été assurée par la compagnie Gomtiugo et la chorale de l'USTA.

Farida Thiombiano
‎Lefaso.net

Categories: Afrique, European Union

Franco-German-led ‘E6’ format will be ‘temporary’, says Eurogroup president

Euractiv.com - Mon, 16/02/2026 - 21:17
Pierrakakis says he is "positive" about the decision by France, Germany, Italy, the Netherlands, Poland, and Spain to accelerate market integration

IRAN: ‘Sustainable Change Will Depend on Domestic Organisational Capacity, Not External Force’

Africa - INTER PRESS SERVICE - Mon, 16/02/2026 - 20:47

By CIVICUS
Feb 16 2026 (IPS)

 
CIVICUS discusses the recent protests in Iran with Sohrab Razaghi, executive director of Volunteer Activists, a Netherlands-based diaspora organisation empowering Iranian civil society.

Sohrab Razaghi

Protests triggered by economic grievances erupted across Iran on 28 December, quickly evolving into broader anti-regime protests. The crackdown that followed resulted in what may be the largest massacre in modern Iranian history.

What sparked the protests, and in what ways were they different from previous ones?

Rising prices and the collapse of the national currency initially sparked the protests, but these quickly expanded beyond economic grievances. At least in part, this is because the economy is no longer seen as a purely technical issue but as a measure of the state’s ability to govern. A central question among social groups now is whether the government can manage crises and provide sustainable solutions.

Anger has built up, reflecting broken promises and lost futures. Over the past three decades, four major protest waves – in 2009, 2017, 2019 and 2022 – were met with repression, denial or superficial reforms. This pattern has produced a strong sense of humiliation and political voicelessness.

But perhaps the most decisive factor in the latest wave of protests has been the role of Generation Z, a generation that did not experience the 1979 revolution or the war with Iraq and does not have the ideological attachments of earlier generations. The dividing line is not just age but also expectations, lifestyles and values. While previous generations used to hope for gradual reform within the system, now many young people see no viable future within the current framework. For them, the most rational responses to what they perceive as a structural dead end are disengagement, migration or radical protest.

Recent protests, particularly those of 8 and 9 January, also reflected shifts in protest dynamics, with higher levels of violence visible in both rhetoric and practice. This escalation likely reflects accumulated frustration and political deadlock, but doesn’t necessarily indicate that the state has weakened. Security forces so far appear cohesive and operationally effective, and there are no clear signs of fragmentation inside the coercive apparatus.

But the rise in violence is troubling for democratic forces and civil society. When violent tactics become prominent, organised civic initiatives are marginalised and security-driven narratives prevail, weakening sustained civic action.

Additionally, Israeli and US statements expressing support for protesters and threatening military action had contradictory and largely negative effects.

While such rhetoric initially generated hope among some protesters, the lack of follow-up produced disillusionment and scepticism. Most importantly, statements by foreign governments, including Israel and the USA, strengthened the regime’s narrative. They enabled the authorities to frame protests as the products of foreign interference and protesters as instruments of external powers, including claims of involvement by Mossad agents. This narrative was very useful to justify securitisation and repression.

How have civil society and the media documented human rights violations amid internet shutdowns?

During near-total internet blackouts, local and community-based groups played crucial roles. They recorded the time and location of incidents, collected testimonies from multiple sources and preserved legal, medical and visual documentation while observing basic digital security principles.

When limited internet access became available, information was shared securely with international partners and diaspora networks. These networks helped archive data, liaise with human rights organisations and media and reduce pressure on activists operating inside Iran. International human rights organisations then cross-checked and verified reports before incorporating them into official documentation. Because communication shutdowns, security risks and restricted access to evidence prevented full documentation, they typically presented casualty figures and details of repression conservatively. At the same time, fake news and baseless casualty figures are also prevalent in diaspora and international media reports. It is essential to interrogate such reporting to preserve the credibility of fact-checked, evidence-based reports.

Under severe restrictions, independent and evidence-based documentation has been essential to preserve truth, counter denial and lay the groundwork for future accountability.

What’s limiting sustained pressure for change?

Recent protests have not expanded into broader forms of social organisation. Participation by labour unions, local networks and professional associations has been limited, restricting the potential for sustained institutionalised pressure. Without stronger organisational structures, documentation of abuses won’t necessarily translate into coordinated civic action. Social media-based coordination and mobilisation are effective for the start and first phase of protests, but on-the-ground leadership, networks and organising capacity are instrumental for sustaining protests and increasing pressure for change.

At the discursive level, significant attention has focused on appeals for foreign pressure rather than on building internal coalitions among social groups. In some cases, rhetoric has centred on state collapse rather than democratic transition, a framework that risks instability and further social fragmentation. The use of profanity and violent language – both inside Iran and among the diaspora community – has also alienated families and moderate groups, narrowing rather than broadening support.

Ultimately, for protests to evolve into movements capable of exerting sustained pressure for change, what’s needed is inclusive organisation, coalition-building and a unifying narrative.

What should the international community do to strengthen Iranian civil society?

Sustainable change will depend on domestic organisational capacity, leadership and representation, not external force. So international leaders should avoid war rhetoric and avoid engaging in any form of military intervention. Historical experience suggests that even limited foreign military intervention is unlikely to weaken domestic repression. Instead, it may well increase regime cohesion, at least in the short term, intensify nationalist sentiment and raise the costs faced by civil society activists, who can be easily portrayed as collaborators and traitors.

When supporting Iranian civil society, international allies should prioritise independent, nonviolent civil society organisations rather than opposition groups advocating violence. Narratives of ‘collapse at any cost’ marginalise civic initiatives and undermine the prospects of democratisation.

Long-term investment in capacity strengthening is essential. This includes supporting civic organising skills, digital security, democratic advocacy, nonviolent action and secure communication tools. Over recent decades, resources and repertoires for change within civil society have been weakened. Sustained engagement is required to rebuild these capacities, with up-to-date resources, techniques and tools.

Monitoring, documentation and evidence-based reporting grounded in credible local sources are among the most effective forms of support. Accurate reporting strengthens prospects for accountability and limits the space for propaganda.

Ultimately, sustainable democratic change in Iran will depend on civil society acting independently, rooted in domestic capacities and supported by context-aware, non-interventionist international engagement.

CIVICUS interviews a wide range of civil society activists, experts and leaders to gather diverse perspectives on civil society action and current issues for publication on its CIVICUS Lens platform. The views expressed in interviews are the interviewees’ and do not necessarily reflect those of CIVICUS. Publication does not imply endorsement of interviewees or the organisations they represent.

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SEE ALSO
‘The unprecedented level of violence points to a deep crisis of legitimacy’ CIVICUS Lens | Interview with Feminists for Freedom 09.Feb.2026
‘When international attention decreases, state violence often intensifies’ CIVICUS Lens | Interview with Hengaw Organization for Human Rights 27.Jan.2026
Israel vs Iran: new war begins while Gaza suffering continues CIVICUS Lens 19.Jun.2025

 


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Categories: Africa, European Union

Le syndicat de l’UNIKAL dément tout appel à la grève à Kalemie

Radio Okapi / RD Congo - Mon, 16/02/2026 - 20:37

La délégation syndicale de l’Université de Kalemie (UNIKAL), dans la province du Tanganyika, appelle au calme le corps enseignant et la communauté estudiantine. Dans un communiqué, publié dimanche 15 février, le bureau syndical dément fermement un message circulant sur les réseaux sociaux et un tract appelant à la grève et à des manifestations.

Selon le syndicat, ces documents contiennent des « désinformations malveillantes » visant à discréditer l’image de l’institution.

Categories: Afrique

Deux écoles modernes inaugurées à Luena dans le cadre du PDL-145

Radio Okapi / RD Congo - Mon, 16/02/2026 - 20:32

La commune de Luena, dans la province éducationnelle du Haut-Lomami 2, bénéficie désormais de deux écoles modernes construites par le Gouvernement. Ces infrastructures, inaugurées vendredi 13 février, ont été érigées dans le cadre du Projet de développement des 145 territoires (PDL-145), marquant une première historique pour cette entité.

Categories: Afrique

Arrondissement 7 de Ouagadougou : La liste des données collectées pour les denombrements des non-lotis est disponible à partir du 17 février 2026

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 16/02/2026 - 20:00

La présidente de la délégation spéciale de l'arrondissement 7 de la commune de Ouagadougou informe le public que les données sur le dénombrement des non-lotis effectué dans le cadre de l'opération tenue du 23 décembre 2025 au 7 janvier 2026 sont disponibles à partir du 17 février 2026 au siège actuel de ladite mairie.

Elle précise que la liste est aussi consultable à la direction regionale de l'urbanisme et de l'habitat du Kadiogo sise au secteur 52 non loin du rond point de la Patte d'Oie.

Pour plus de détails, veuillez consulter le communiqué ci-dessous.

Lefaso.net

Categories: Afrique, European Union

Appel à candidatures pour le recrutement d'auditeurs en masters

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 16/02/2026 - 20:00

Master 2 en “Analyse et politiques économiques” et Master 1 en “Fiscalité et gestion de l'entreprise” : Appel à candidatures pour le recrutement d'auditeurs

Les Masters en Analyse et politiques économiques (APE) et en Fiscalité et gestion de l'entreprise (FGE),
sont conçus et mis en œuvre conjointement par l'Université Senghor d'Alexandrie et l'Institut des finances publiques du Burkina (IFPB). La formation se déroule en cours du soir et en présentiel au siège de l'IFPB à Ouagadougou.

Liens pour postuler :
Master 2 APE : https://sites.google.com/d/0BzctXAp9OcsDcmFSTWdtRi0ydmM/p/1-8ZAk1tGHxbZsSAcxcMwHJylMW9f2pfB/edit?resourcekey=0-0wNU8wmrdYxfpXRWmpDQ3A

Master 1 FGE : https://sites.google.com/d/0BzctXAp9OcsDcmFSTWdtRi0ydmM/p/1J26VTJWFYqKB-KUyed6Cp1OVqV2ZnNyr/edit?resourcekey=0-0wNU8wmrdYxfpXRWmpDQ3A

Categories: Afrique, European Union

Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP) : Enquête sur l'état de la fraude et de la corruption

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 16/02/2026 - 20:00

L'Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP) envisage l'élaboration d'une stratégie de lutte contre la fraude et la corruption spécifique à la commande publique. Dans la démarche, il est prévu de faire un diagnostic de l'état de la fraude et de la corruption dans le secteur, à travers entre autres une enquête auprès des acteurs et du grand public en vue de collecter des informations.
Participer à l'enquête en cliquant sur le lien : https://ee.kobotoolbox.org/x/7KL1rI6q

Categories: Afrique, European Union

France/Iran : Reza Pahlavi's long road to recognition in France

Intelligence Online - Mon, 16/02/2026 - 19:30
The interview of Iranian opposition figure and son of Iran's deposed Shah, Reza Pahlavi, on French television prime news show [...]
Categories: Defence`s Feeds, France

India Greenlights Acquisition of 114 Rafales

The Aviationist Blog - Mon, 16/02/2026 - 19:21
India will acquire 114 additional Rafales as part of the Multi-Role Fighter Aircraft program, with 96 possibly produced locally.      India’s Defence Acquisition Council (DAC) accorded on Feb. 12, 2026, an Acceptance of Necessity (AoN) for additional Dassault Rafale fighters as part of the Multi-Role Fighter Aircraft (MRFA) program, the Ministry of Defence announced. The […]

La force aérienne espagnole disposera de six avions de transport A400M supplémentaires

Zone militaire - Mon, 16/02/2026 - 19:14

Lors du lancement du programme ATF [avion de transport futur], confié à Airbus en 2001, l’Espagne s’était engagée à acquérir 27 exemplaires de ce qui allait devenir l’A400M Atlas. Seulement, en 2013, en raison des contraintes budgétaires, elle revit ses ambitions à la baisse, l’Ejército del Aire y del Espacio devant alors se contenter des...

Cet article La force aérienne espagnole disposera de six avions de transport A400M supplémentaires est apparu en premier sur Zone Militaire.

The Brief – The real reason the US can never abandon Europe

Euractiv.com - Mon, 16/02/2026 - 19:00
What makes the transatlantic relationship so frustrating for both sides is that there is no escape; we are connected at the hip, culturally, economically and militarily

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