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South Africa’s Anti-Immigrant Violence Slows SDG Goals, Rips Apart Africans’ Free Movement Call

Africa - INTER PRESS SERVICE - Tue, 25/08/2026 - 07:48
The xenophobic protests against Malawians, Nigerians, Zimbabweans, and other Africans in South Africa not only created a humanitarian crisis but also jeopardised the achievement of some SDGs.
Categories: Africa

Le Potentiel : Viols, enlèvements et exécutions dans les zones occupées : Kinshasa continue de dénoncer, Kigali reste impassible !

Radio Okapi / RD Congo - Tue, 25/08/2026 - 07:32


Est de la RDC : exactions dans les zones occupées et appels à la justice dominent la presse

Categories: Afrique

Des jeunes de Beni réitèrent leur soutien à la riposte contre Ebola

Radio Okapi / RD Congo - Tue, 25/08/2026 - 06:34

Des jeunes de Beni (Nord-Kivu) s’engagent pour réduire les actes de violence et la résistance auxquels sont confrontées les équipes de la riposte contre Ebola.

Categories: Afrique

Ebola en Ituri : diminution de décès communautaires à Niania

Radio Okapi / RD Congo - Tue, 25/08/2026 - 06:21



Une diminution progressive du nombre de décès dû à la maladie à virus Ebola est observée dans les localités minières de PK 51 et ses environs, en Ituri.Ddésormais, quatre décès sont enregistrés chaque jour ; contre une dizaine il y a environ un mois dans la zone de santé de Niania, ont rapporté lundi 24 août 2026 des sources médicales. 

Categories: Afrique

Le canal de Suez, chantier pharaonique et œuvre de la vie de Ferdinand de Lesseps, diplomate passionné et tenace

LeMonde / Afrique - Tue, 25/08/2026 - 06:00
« Suez, canal historique » (2/6). Les tentatives de relier la Méditerranée à la mer Rouge se sont succédé depuis l’Antiquité. Mais il a fallu attendre l’entrée en scène de Ferdinand de Lesseps, pourtant ni scientifique ni ingénieur, pour que le projet se concrétise. Personnage haut en couleur, l’ancien consul du Caire a su mettre à profit son amitié avec le souverain égyptien, Saïd Pacha, pour financer et lancer les travaux.
Categories: Afrique

China/France : Three French firms targeted by Beijing's tighter export controls for EU defence and tech

Intelligence Online - Tue, 25/08/2026 - 06:00
The news went unnoticed except in well-informed circles: on 24 July, Beijing added 14 European companies linked to the defence sector to its "export control" list, making any supplies from China subject to complex authorisation procedures. The list contains several [...]
Categories: Defence`s Feeds

Bahrain/France : Amarante International gets new Gulf-based partner

Intelligence Online - Tue, 25/08/2026 - 06:00
French security and corporate intelligence firm Amarante International, founded by Alexandre Hollander, reached a deal with Sturdy Consultancy Services (SCS), [...]
Categories: Defence`s Feeds

France : French lawmakers want tougher measures against industrial espionage

Intelligence Online - Tue, 25/08/2026 - 06:00
French MPs Christophe Plassard of the centre-right Horizons party, Charles Rodwell of centrist Ensemble Pour la République and Jean-Louis Thiériot [...]
Categories: Defence`s Feeds

France : Head of French anti-money laundering agency's intelligence department to step down

Intelligence Online - Tue, 25/08/2026 - 06:00
The most secret department of the French finance ministry's anti-money laundering agency Tracfin is to get a new head. The current boss of the DRLT intelligence and counter-terrorism department, a China expert, is stepping down.
Categories: Defence`s Feeds

The New Right’s Grand Strategy After Trump

Foreign Affairs - Tue, 25/08/2026 - 06:00
Civilizationism would upend America’s role in the world.

Maximum Pressure on Iran Will Fail

Foreign Affairs - Tue, 25/08/2026 - 06:00
Trump's war has brought American strategy to a dead end.

Strategie gegen Russland: Wie Polen sein Volk wehrhaft macht – und was die Schweiz daraus lernen kann

NZZ.ch - Tue, 25/08/2026 - 05:30
Nicht nur die Armee, die gesamte Gesellschaft soll der Bedrohung aus Russland trotzen können: Polen bereitet seine Zivilbevölkerung systematisch auf den Ernstfall vor. Eine neue Studie empfiehlt das Modell zur Nachahmung.
Categories: Swiss News

The Wheels of Justice Are Finally Moving in Sri Lanka’s Civil War-era Cases

TheDiplomat - Tue, 25/08/2026 - 05:23
Recent developments indicate that domestic mechanisms can confront civil war-era crimes when there is a government serious about the rule of law and good governance.

Pologne: l’hostilité anti-ukrainienne s’invite aux célébrations de l’indépendance de l’Ukraine

RFI (Europe) - Tue, 25/08/2026 - 01:02
Depuis l’invasion à grande échelle de l’Ukraine voisine il y a quatre ans, la Pologne, où vivent désormais près d’un millier d’Ukrainiens, célèbre chaque année la journée de l’indépendance ukrainienne. Mais cette édition se déroule dans un contexte particulièrement tendu.
Categories: Union européenne

Burkina : Entre slam et solidarité, Wendmassem Esdras Ouédraogo redonne le sourire aux sans voix

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 25/08/2026 - 00:11

Sur scène, il choisit et manie les mots avec précision. Mais loin de l'effet des projecteurs, sa voix devient un outil de mobilisation en faveur des autres. À travers le slam et diverses actions humanitaires, Wendmassem Esdras Ouédraogo alias Plume nègre choisit de faire de son art un moyen d'expression et d'action.

Il aurait pu se contenter de faire entendre sa voix uniquement sur les scènes musicales. Mais au lieu de cela, il a décidé de la faire aussi résonner auprès de ceux qui traversent des moments difficiles. À seulement 23 ans, Plume nègre s'est imposé comme un slameur engagé mais aussi acteur de la solidarité auprès des personnes en difficulté. Passionné des mots, il découvre sa passion pour le slam dès la classe de terminale. Pour lui, le slam intervient comme un espace de liberté et de partage. Un domaine où chaque texte est une occasion de sensibiliser et de porter des messages qui dépassent le simple cadre artistique.

« Le slam pour moi, c'est l'avenir. C'est ma vie. C'est un outil de compréhension de la société. C'est ce que j'utilise pour m'exprimer, pour me faire une place dans cette société. Ce n'est pas que des scènes, mais c'est aussi donner un message d'une autre manière à tout le monde », a-t-il fait comprendre.

Il se fait progressivement de la place dans le paysage musical avec la sortie officielle de son premier projet artistique. Un opus dans lequel il laisse parler son cœur et livre ses émotions à travers ses textes. Intitulé « Mon Faso », plume nègre à travers ses vers rappelle que l'importance d'un peuple réside dans son unité. « Mon Faso est le premier projet officiel. Je l'ai écrit avec le cœur, parlant de mon pays, de mon rêve, de ce que je ressens », relate-t-il

Quand le slam rencontre les actions humanitaires

Derrière sa taille moyenne et son teint noir semblable à celui d'un sénégalais, se cache un jeune homme dont les mots sur scène portent un engagement qui dépassent le cadre artistique. En effet, au fil du temps, un autre engagement naît. En plus des performances scéniques, il s'investit dans les actions humanitaires. Là, il apporte un soutien indéfectible aux personnes en difficulté. Toute chose contribuant à leur redonner le sourire et à ne pas se sentir seul surtout dans un contexte burkinabè marqué par des défis sécuritaires. Il met son énergie au service des causes qui lui tiennent à cœur.

Ainsi en mars 2026, il lance une cagnotte au profit d'un policier qu'il surnomme affectueusement « notre policier sans crédit », en hommage à son travail et à son dévouement au quotidien. L'initiative suscite un élan de solidarité et permet de mobiliser 1,4 million de francs CFA ce qui lui permettra de changer sa moto devenue vétuste par un nouvel engin.

« Le slam c'est mon avenir. Quant à l'humanitaire on suit le plan de Dieu », confie Wendmassem Esdras Ouédraogo, alias Plume nègre

En avril 2026, le jeune slameur poursuit ses actions humanitaires en organisant une tournée de dix jours. Là, il a foulé plusieurs localités du Burkina Faso. Notamment Fada N'Gourma, Diabo, Kaya, Barsalogho, avec un objectif principal : apporter son soutien aux forces de défense et de sécurité pour les efforts qu'ils mènent au front. Pendant dix jours, le jeune slameur et son équipe étaient engagés aux côtés des forces de défense et de sécurité en leur apportant un soutien moral à travers le slam.

Cette première tournée a permis de sillonner plusieurs zones difficiles d'accès et parfois particulièrement risquées. Une initiative qui a suscité un réel engouement auprès du public. Sur les réseaux sociaux, les contenus de cette première tournée ont cumulé près de 35 millions de vues.

« Sur Facebook, on a fait pratiquement 35 millions de vues, 35 millions de personnes qui ont suivi, ce qui montre que les gens aiment voir l'effort de nos combattants », a-t-il affirmé, tout en soulignant que cet intérêt a encouragé l'équipe à aller plus loin lors de la deuxième tournée.

La deuxième tournée quant à elle a concerné les localités comme Manga, Koudougou, Arbolé, Boussé, Ouahigouya. Cette fois, l'objectif n'était plus seulement de porter des mots, mais également de poser des actions concrètes. C'est ainsi qu'il lance une collecte de vêtements au profit des personnes autrefois déplacées internes. Des fournitures scolaires ont également été offertes. Du café et des powerbanks ont aussi été réunis pour les combattants, afin de leur permettre de maintenir leurs téléphones chargés dans les zones où l'accès à l'électricité reste difficile.

Prévue pour dix jours, cette deuxième tournée s'est finalement étendue sur douze jours. Dans chaque localité visitée, l'équipe s'est appuyée sur des structures locales pour assurer la distribution des vêtements aux personnes qui en avaient le plus besoin. Pour les powerbanks, ils ont été remis aux responsables des différentes unités, chargés ensuite de les distribuer aux combattants. « Quand on slamme, on peut ajouter des actes. Cela touche un peu plus », confie le slameur.

Au-delà des dons, ces différentes tournées ont surtout été l'occasion pour lui de créer un véritable lien avec ceux qui se trouvent sur les premières lignes du front. Malgré les risques liés à certaines zones parcourues, l'équipe dit garder le souvenir de moments particulièrement forts, marqués par l'émotion et la joie des personnes rencontrées durant ce parcours. « Nous sommes contents de ce que nous avons fait. Parce que l'émotion sur les visages que nous avons vu lorsqu'on arrivait dans les différentes localités nous a procuré de la joie », a-t-il ajouté.

Le patriotisme et l'amour du prochain sont les valeurs qui me guident dans mes actions.

Originaire de Zambelego, un village de la région du Nord, le jeune humanitaire a également fait comprendre que ces tournées n'ont pas été un long fleuve tranquille, dans la mesure où les déplacements se sont faits à moto. Outre cela, ils ont traversé des zones risquées et aussi fait face aux conditions climatiques marquées actuellement par de fortes pluies. Cependant, il soutient que c'est son sacrifice à lui car il dit avoir un rêve pour son pays.

« Nous sommes allés dans des zones à risques. À Ouahigouya lors de la deuxième tournée, nous sommes arrivés dans une zone où la veille il y avait eu une attaque. J'ai fait crasher mon drone et on ne pouvait plus avoir d'images aériennes. Mais c'est un sacrifice que nous menons et nous ne le faisons pas pour l'argent non plus. On le fait car nous avons des rêves pour notre pays et nous souhaitons aussi accompagner à notre manière », a-t-il expliqué. Par ailleurs, Wendmassem Esdras Ouédraogo indique que de toutes les actions déjà menées, le fait le plus marquant demeure celui de la mobilisation de la cagnotte en faveur du policier. Une initiative qui illustre sa volonté de transformer les mots en actes.

Du reste, Plume nègre souligne que l'artiste ne doit pas seulement divertir. Il doit aussi jouer un rôle dans la société, éveiller les consciences et contribuer, à son échelle, à apporter des réponses aux préoccupations des populations. Aujourd'hui, le slameur poursuit son chemin entre création artistique et engagement citoyen. À travers ses textes et ses actions, il prouve que bien plus qu'un art de la parole, le slam peut devenir une force de solidarité.

Muriel Dominique Ouédraogo
Lefaso.net

Categories: Afrique

Voyage de nuit : Manger du poulet à 3h du matin ? Pitié !

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 25/08/2026 - 00:00

Ah, les Burkinabè ! Comment peut-on sacrifier le sommeil d'une cinquantaine de personnes sur l'autel d'un appétit nocturne à 2 heures du matin ? Il est 3h du matin lorsqu'un car de transport en commun, parti de Bobo-Dioulasso à 23 h 30, marque son arrêt à Boromo. Pendant cette escale, certains voyageurs en profitent pour « tendre la main au ministre des affaires liquides », tandis que d'autres mettent ces quelques minutes à profit pour s'étirer les jambes et respirer un peu d'air frais avant de reprendre la route.

Quant à nous, les disciples du sommeil, nous restons fidèlement installés dans nos sièges, espérant profiter de cette parenthèse pour récupérer quelques précieuses minutes de repos. Après tout, un voyage de nuit est fait pour dormir, ou du moins pour essayer de se reposer.

À peine une dizaine de minutes plus tard, les voyageurs remontent dans le car. Dans leurs mains, certains portent des kits contenant le célèbre poulet rôti de Boromo, accompagné de frites croustillantes, de mayonnaise, de piment et, parfois même, d'une boisson gazeuse.

Le conducteur redémarre. À peine le car a-t-il repris sa route que les premiers sachets commencent à s'ouvrir. Et là, c'est le début de l'apocalypse olfactive.

En quelques secondes, l'odeur du poulet rôti se répand dans l'habitacle et s'installe partout, avec la puissance d'une véritable opération Otapuanu. Elle se faufile entre les sièges, traverse les rangées et vient chatouiller les narines de chaque passager. Impossible d'y échapper. Même les fenêtres fermées semblent capituler devant l'offensive.

Nous, les disciples du sommeil, qui avions déjà tant bien que mal réussi à retrouver le chemin des bras de Morphée, sommes une nouvelle fois brutalement ramenés à la réalité. Depuis le départ, certains voyageurs nous avaient déjà fatigués avec des vidéos TikTok regardées à 3 heures du matin avec le volume à fond, comme s'ils étaient confortablement installés dans leur salon. Il fallait désormais composer avec l'odeur du poulet rôti, plus difficile à ignorer.

À chaque bouchée, l'odeur semble gagner en intensité. Le parfum du poulet, mêlé à celui des frites, de la mayonnaise et du piment, transforme progressivement le car en une gigantesque salle à manger. On essaie de résister. On ferme les yeux. On respire profondément. On tente de penser à autre chose. Rien n'y fait.

L'on assiste au déballage des frites, au craquement des os, au bruissement des sachets, aux doigts gras essuyés à la hâte et aux bouteilles de soda qui s'ouvrent dans un discret « pschitt ».

Comment un être humain peut-il éprouver le besoin de manger un repas complet à une heure où même les coqs dorment ?

S'agit-il d'une tradition secrète transmise de génération en génération ? D'un rite initiatique du voyageur burkinabè ? Le plus fascinant, c'est que ces mêmes personnes vous expliqueront, au petit matin, qu'elles n'ont pas fermé l'œil de la nuit. Évidemment ! Comment dormir après avoir mangé à 3h du matin ? Était-il vraiment nécessaire de manger à cette heure-là ? Les mangeurs ne pouvaient-ils pas manger à 18h ou 19h quatre à cinq heures avant l'embarquement ? Chacun fait ce qu'il veut avec argent, dira-t-on. Soit !

Peut-être faut-il simplement accepter que nous ne voyageons pas tous avec les mêmes priorités. Certains recherchent le sommeil, et d'autres recherchent avant tout le fameux poulet rôti. Le poulet rôti peut être un plaisir… jusqu'au moment où votre ventre décide de vous rappeler que le voyage n'est pas encore terminé. À ce moment-là, ce n'est plus Morphée que vous cherchez, mais le premier buisson à la prochaine escale.

HFB
Lefaso.net

Categories: Afrique

Burkina : Des dettes de l'Etat envers les établissements d'enseignement privés, parlons-en dans cet envol de réforme !

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 24/08/2026 - 23:56

Dans un mois, les élèves du Burkina renoueront avec les classes, pour ceux qui sont en vacances, tandis que d'autres enfants découvriront, eux, l'univers de l'école. Que ce soit l'un ou l'autre cas, ou même les deux à la fois, pour certains parents, l'angoisse majeure reste la même ; comment trouver d'abord une école qui remplit un minimum de conditions. Eh oui, dans un pays où les établissements publics ne courent pas les quartiers, la direction est vite imposée à de nombreux parents.

Quant à cela s'ajoutent, pour les grands centres urbains comme Ouaga et Bobo, les considérations liées aux risques que doivent encourir les enfants en circulation par les longues distances, et même la position professionnelle parfois des parents, l'équation devient encore corsée. De nombreux facteurs qu'une offre conséquente en matière d'établissements publics aurait pu minimiser.

Dans ce paysage, la contribution du privé ne se présente plus comme secondaire, elle l'est plus. Si la routine est donc connue, la rentrée scolaire 2026-2027 se pointe, elle, à l'horizon avec une donne de réforme, notamment par la réglementation des frais de scolarité au niveau des établissements d'enseignement privés. Mais, au moment où celle-ci est accueillie avec applaudissements, en tout cas par les voix audibles, la lancinante question des dettes de l'État envers les établissements privés qui reçoivent les élèves orientés taraude certains acteurs.

Et avec juste raison, le sujet a d'énormes implications qui ne laissent pas indifférent un acteur de la chaîne de l'éducation/enseignement. Lorsque des établissements peinent à entrer en possession de leur dû, ce sont les enseignants et personnel qui encaissent directement les coups par notamment les arriérés de salaires et les humeurs qui vont avec cette situation.

Dès lors, on peut, au final, s'interroger sur la qualité de l'enseignement qui peut en résulter. En contexte d'importante réforme, comme celle qui vient d'être impulsée, à savoir la réglementation des frais de scolarité, le sujet mérite un véritable regard, pour rassurer que la démarche est holistique et que chaque acteur est prêt à consentir le même effort qu'il demande à l'autre, en respectant simplement ses propres engagements.

Quand un parent ne paie pas les frais de scolarité de son enfant, ce dernier est mis à la porte. De ce fait, le parent qui se saigne à honorer tous ses engagements envers l'établissement de son enfant, a en retour droit à la quiétude que tout s'y déroule bien en matière d'enseignement et dans des conditions acceptables. L'État, comme ses partenaires que sont ici les établissements d'enseignement privés, se doivent donc de tout mettre en œuvre pour honorer, chacun, leur engagement, afin de permettre aux élèves de bénéficier de ce à quoi ils ont droit.

Ce n'est pas aujourd'hui que cette question de dettes de l'État envers les établissements d'enseignement privés se pose avec récurrence. Les choses doivent changer également sur ce point. La dernière sortie publique d'interpellation du gouvernement, en bonne et due forme, de l'Union nationale des établissements d'enseignement privés laïcs (UNEEP-L) remonte au jeudi 14 janvier 2021. Il en est ressorti par exemple qu'au titre de l'année scolaire 2019-2020, l'UNEEP-L (plus de 1 200 membres) a reçu 38 536 élèves, dont 31 978 au post-primaire et 6 558 au secondaire. « Aussi, selon la convention d'affectation signée entre les deux parties, le paiement des frais de scolarité qui s'élève à 1 977 555 000 FCFA devrait se faire au plus tard le 30 mars 2020. Malgré les rendez-vous du 30 juin, du 30 septembre et du 31 décembre 2020, l'Etat n'a pas respecté ses engagements. Sur les 279 établissements privés, l'Etat n'a versé que la somme de 101 440 000 FCFA au profit de 18 établissements, soit 5,1% du montant dû », avait, la faîtière, pris à témoin l'opinion publique.

Aussi longtemps que cela puisse remonter, le silence observé autour du sujet ne semble pas signifier absence d'inquiétude, pour ne pas en dire plus. Des murmures se font toujours entendre... A tort ou à raison ! Quelle est alors, à ce jour, la réalité de la situation ?

A la faveur de la conférence de presse co-animée le 14 juillet 2026 à Ouagadougou par les secrétaires généraux des trois ministères (Enseignement de base, alphabétisation et promotion des langues nationales ; Enseignement secondaire et formation professionnelle et technique ; Enseignement supérieur, recherche et innovation), la préoccupation n'a pas été occultée par les hommes de média. En réaction, ces autorités ont d'abord reconnu qu'il y a par moments des retards des frais alloués à la convention aux établissements privés conventionnés. Seulement, ont-elles ensuite précisé, « le tort est partagé » ; il ne revient pas à l'administration seule d'endosser le retard souvent de paiement.

« Les établissements sont organisés par faîtière, il y en a qui sont seuls. Ceux qui sont organisés par faîtière regroupent l'ensemble des demandes et par moment, le traitement à l'intérieur d'abord au niveau de la faîtière, et au niveau de l'administration, peut connaître des difficultés. Quand une faîtière réunit, à elle seule, 100 à 200 établissements, vous conviendrez que l'ensemble des établissements ne peuvent plus être prêts au même moment. Et vous connaissez la procédure de décaissement des fonds au niveau de l'administration publique. Alors, s'il y a retard de justifications, il y a également retard de déblocages. Ce n'est pas seulement cet aspect qui explique les retards de paiement, il faut aussi dire que par moments, nos structures déconcentrées effectuent des sorties sur le terrain pour vérifier l'effectivité, la présence effective de ces élèves dans les établissements. Le tout associé, nous donne des raisons pour expliquer le retard », défend le secrétaire général du ministère de l'Enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique, Didier Paré.

Selon le co-conférencier, « l'Etat fait de son mieux, et à ce jour, il y a des faîtières qui ont déjà reçu leur vacation de l'année scolaire 2025-2026. Et ces montants sont versés aux faîtières qui, à leur tour, donnent aux établissements. Il y a par moments aussi, des retards au niveau de la faîtière aux promoteurs d'établissements. Nous nous dégageons, en tout cas, de cette responsabilité ».

A en croire M. Paré, à la date de la conférence (14 juillet 2026), les faîtières affiliées à l'Enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique ont déjà reçu leur chèque pour l'année scolaire 2025-2026.

Cependant, a-t-il relevé, et sans plus de détails : « Il y a des dettes des années antérieures qui nécessitent toujours un travail, parce que ça n'incombe pas seulement à l'établissement ; il y a des difficultés liées aux dossiers, etc., mais l'administration et le gouvernement font leur mieux pour répondre à la sollicitation de ces établissements qui accompagnent dans l'éducation de nos enfants ».

Dans ce nouvel élan, l'on ne peut que souhaiter, et au-delà de celle-là, que toutes les questions susceptibles de saper la bonne intention qui guide les réformes engagées dans le monde de l'éducation/enseignement trouvent réponses ou points de convergence. Car, en plus de contribuer dans ce secteur-clé, ces acteurs privés participent à la lutte contre le chômage et, partant, à l'amélioration générale des conditions de vie.

C'est dire également qu'outre ce volet, l'Etat se doit d'honorer ses engagements financiers vis-à-vis du secteur privé, notamment les entreprises, dont la contribution à l'économie nationale, à l'emploi, donc au processus de développement, n'est pas à démontrer. C'est d'ailleurs en cela que les discours tendant à encourager l'initiative privée, l'entrepreneuriat, revêtiront davantage tout leur sens.

O.L
Lefaso.net

Categories: Afrique

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