L'hivernage est une bénédiction pour l'agriculture. Mais pour de nombreux usagers de la route, il est aussi la saison des mauvaises surprises. À Ouagadougou, après une bonne pluie, il n'est pas rare de voir des motos qui refusent de démarrer le matin, des véhicules immobilisés en pleine circulation, des batteries qui rendent l'âme ou encore des engins qui prennent l'eau après le passage dans une rue inondée.
Quand on ne dispose que d'une moto ou d'une voiture pour aller au service, faire ses courses ou assurer ses activités quotidiennes, une panne peut rapidement transformer une matinée ordinaire en véritable parcours du combattant. Le retard au travail, le rendez-vous qu'il faut reporter, la course urgente qui tombe à l'eau… et surtout, cette dépense imprévue qui vient s'ajouter aux nombreuses autres. C'est souvent à ce moment que le numéro du mécanicien devient l'un des plus importants du téléphone.
Ce matin, sur une grande artère de Ouagadougou, une scène assez familière a retenu notre attention. Un homme, les bras croisés, observait son garagiste penché sous le capot de sa Mercedes. Le véhicule venait visiblement de le lâcher en pleine circulation. À voir son visage, il y avait sans doute plus que de l'impatience. Peut-être l'inquiétude de savoir combien la réparation allait coûter, peut-être le retard qui commençait déjà à se faire sentir ou simplement la frustration de voir sa journée prendre une autre tournure.
Cette scène est loin d'être exceptionnelle. En cette période de pluies, elle se répète presque quotidiennement. Soit, c'est une moto qui s'éteint après avoir traversé une flaque d'eau, soit c'est une voiture qui refuse de redémarrer après avoir passé la nuit sous une forte pluie. Au pire des cas, c'est un conducteur qui se retrouve à pousser son engin sur le bord de la route, sous le regard compatissant des autres usagers.
Chacun a certainement déjà connu, à son échelle, ce genre de mésaventure. Et quand cela arrive au mauvais moment, la panne peut facilement gâcher toute une journée. Difficile de garder son sourire lorsqu'on doit appeler son supérieur pour annoncer qu'on sera en retard au service ou lorsqu'on commence déjà à imaginer la facture du mécanicien. Pour certains, la réparation peut même représenter une bonne partie du salaire.
Pour autant, faut-il y voir un acharnement du destin ? Certainement pas ! L'hivernage ne crée pas toujours les pannes. Il met simplement à nu les faiblesses de nos engins. Une batterie déjà fatiguée, des bougies usées, un problème électrique, des pneus en mauvais état que la chaussée fait patiner ou un moteur qui n'a pas bénéficié d'un entretien régulier peuvent difficilement résister aux fortes pluies et aux rues parfois transformées en mares.
La saison des pluies devrait donc aussi être une période de vigilance pour les usagers. Vérifier sa batterie, ses freins, ses pneus, son système électrique ou faire contrôler son moteur peut éviter bien des désagréments. Certes, l'entretien a un coût et tout le monde ne peut pas toujours faire face à toutes les dépenses. Mais prévenir une panne peut parfois coûter moins cher que de devoir réparer un engin immobilisé en pleine circulation.
En attendant, dans les quartiers (surtout périphériques), les scènes se ressemblent après chaque forte pluie : des motocyclistes qui poussent leurs engins, des automobilistes sous leurs capots et des « mécanos » sollicités de tous côtés. Et pendant que certains cherchent la panne, d'autres regardent leurs montres en se demandant comment ils vont expliquer leur retard au service.
Quoique la pluie, elle, finira bien par s'arrêter. Mais pour nos engins, mieux vaut ne pas attendre qu'ils nous lâchent au bord de la route pour se souvenir qu'eux aussi ont besoin d'un peu d'attention.
Farida Thiombiano
Lefaso.net
Le Paris Saint-Germain a remporté la Super Coupe de l'UEFA, ce mercredi 12 août 2026 à Salzbourg, en Autriche, en s'imposant 2-1 face à Aston Villa. Les Parisiens, vainqueurs de la Ligue des champions, décrochent ainsi leur deuxième Super Coupe de l'UEFA consécutive. Le match a été arbitré par Omar Artan, l'arbitre somalien qui avait été recalé lors de la dernière Coupe du monde aux États-Unis alors qu'il était désigné pour officier le mondial.
Tenant du titre, le Paris Saint-Germain a vite affirmé ses ambitions au début de la rencontre. C'est le club de la capitale française qui a ouvert le score, premièrement, grâce au but de Khvicha Kvaratskhelia à la 20e minute.
Après plusieurs tentatives, Aston Villa a réussi à revenir à égalité grâce à John McGinn à la 45e minute. Les deux équipes sont allées à la pause sur le score de 1 but partout.
C'est finalement en deuxième mi-temps que le PSG réussit à passer devant son adversaire. Après de nombreuses occasions, le PSG a repris l'avantage sur Aston Villa avec le but de Désiré Doué à la 61e minute.
Vainqueur de la Ligue des Champions, l'équipe de Luis Enrique remporte une deuxième fois la Super Coupe d'Europe. Les Parisiens entament bien leur début de saison avant le match contre Lens pour le Trophée des champions prévu le dimanche 16 août.
La rencontre a également été marquée par la présence de l'arbitre somalien Omar Artan. Désigné par l'UEFA pour diriger cette finale. Le technicien de 34 ans est devenu le premier arbitre africain à officier lors d'une Super Coupe de l'UEFA.
Cette désignation intervient quelques semaines après son absence de la Coupe du monde 2026. Omar Artan avait été retenu par la FIFA parmi les arbitres appelés à officier lors du Mondial, mais n'a finalement pas pu participer à la compétition, n'ayant pas été autorisé à entrer aux États-Unis.
L'UEFA avait annoncé, en juin 2026, sa désignation pour la Super Coupe dans le cadre du protocole d'accord (« MoU ») conclu avec la Confédération africaine de football (CAF), destiné notamment à renforcer la coopération entre les deux instances dans le domaine de l'arbitrage.
Omar Artan, international FIFA depuis 2018, avait par ailleurs été désigné meilleur arbitre masculin de l'année 2025 par la CAF.
Jean Élysée Nikiéma
Lefaso.net
Après une journée passée sous un soleil de plomb, quoi de plus naturel que de s'installer dans un restaurant, passer sa commande et attendre son repas avec un verre d'eau pour se désaltérer ? Pourtant, dans de nombreux établissements, le client doit acheter un sachet ou une bouteille d'eau pour étancher sa soif, même lorsqu'il commande un repas coûtant plus de 2 500 francs CFA.
L'eau n'est pas un produit comme les autres. Elle est un besoin fondamental, indispensable à la vie. Mieux, l'eau c'est la vie, pour reprendre le slogan de l'ONEA. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'elle occupe une place particulière dans de nombreuses cultures où offrir de l'eau à un visiteur est considéré comme un signe élémentaire d'hospitalité. Le musée de l'eau du sociologue Alassane Samoura ne dira pas le contraire.
L'eau, un besoin vital
Bien entendu, les restaurateurs ont leurs contraintes. Le coût de l'eau, de son stockage, du service et de l'entretien des installations représente une grande charge. Certains établissements préfèrent donc commercialiser uniquement de l'eau conditionnée afin de garantir l'hygiène et de couvrir leurs dépenses. Cet argument est compréhensible.
Cependant, beaucoup de clients estiment qu'un minimum devrait être offert. Un simple verre d'eau servi gratuitement à la demande ne représenterait pas nécessairement un manque à gagner important pour le restaurant. Au contraire, ce geste pourrait être perçu comme une marque d'attention envers la clientèle.
Nous ne disons pas que les restaurants ne doivent pas vendre de l'eau. Les clients qui souhaitent une eau minérale, une marque particulière continueront naturellement à l'acheter. Cela reste une option légitime, notamment pour ceux qui sont soucieux de la provenance ou de la qualité de l'eau. Le problème, c'est l'absence de choix. Offrir un verre d'eau de base permettrait à chacun de se désaltérer sans avoir à sortir systématiquement son portefeuille pour satisfaire un besoin essentiel dans un restaurant.
Lorsqu'un client paie déjà son repas, il peut trouver surprenant de devoir encore payer pour obtenir un simple verre d'eau. Cette perception peut parfois laisser une impression négative de l'établissement, même lorsque la qualité de la cuisine est au rendez-vous.
L'eau, un outil de fidélisation
En entreprise, il est reconnu qu'on ne vend pas que des produits ou des services. Il y a l'expérience, l'accueil et un certain confort qu'il faut prendre en compte. Dans cette logique, offrir de l'eau à ses clients peut être considéré comme un investissement dans la satisfaction et la fidélisation plutôt qu'une perte financière. Les petits gestes gratuits témoignent d'un souci du bien-être du client. Et ce n'est pas rien.
Certains restaurateurs ont d'ailleurs trouvé une approche plus souple. Plutôt que de facturer séparément l'eau, ils intègrent discrètement le coût d'un ou de plusieurs sachets d'eau dans le prix du repas. Le client est ainsi accueilli avec de l'eau sans avoir l'impression de devoir payer un supplément pour satisfaire un besoin élémentaire. Cette pratique contribue à améliorer l'expérience du consommateur tout en permettant à l'établissement de couvrir ses charges.
D'un point de vue marketing, cette stratégie peut également constituer un avantage concurrentiel. Un client qui se sent bien accueilli et considéré est plus susceptible de revenir et de recommander le restaurant à son entourage.
La question reste ouverte. L'accès à l'eau dans les restaurants doit-il être exclusivement marchand ou faire partie des attentions de base offertes aux clients ? Chacun aura son avis. Mais il faut noter que lorsqu'un établissement accueille un client avec un verre d'eau avant même la prise de commande, le geste est souvent apprécié et rarement oublié.
Fredo Bassolé
Lefaso.net
Lagos, Nigéria – 10 août 2026 – Heirs Life Assurance, la compagnie d'assurance-vie spécialisée du groupe Heirs Insurance Group, a nommé le pasteur Jerry Eze au poste d'administrateur indépendant non exécutif de son conseil d'administration, avec effet au 10 août 2026.
Cette nomination renforce l'engagement de Heirs Life Assurance en faveur de l'inclusion financière et de l'accélération de l'adoption de l'assurance, en renforçant la confiance du public, l'éducation des consommateurs et la résilience financière à long terme à travers le Nigéria.
Malgré son statut de première économie d'Afrique, le taux de pénétration de l'assurance au Nigéria reste inférieur à 1 %, ce qui en fait l'un des plus faibles au monde. Cette situation souligne la nécessité d'élargir l'accès à la protection financière et de renforcer la confiance du public dans l'assurance. Alors que Heirs Life poursuit sa mission de rendre l'assurance accessible à tous les Nigérians, la nomination de M. Eze apporte une perspective unique en matière d'engagement communautaire, de leadership fondé sur des valeurs et d'impact sociétal à grande échelle.
Le pasteur Jerry Eze est le fondateur et pasteur principal de Streams of Joy International Ministry, une organisation religieuse multinationale en pleine croissance qui compte 34 assemblées en Afrique de l'Ouest, en Afrique australe, en Europe et en Amérique du Nord. Il est également l'initiateur de New Season Prophetic Prayers and Declaration (NSPPD), l'une des plus grandes plateformes numériques de prière au monde, qui touche quotidiennement des millions de personnes. À travers son ministère et ses initiatives humanitaires, il est devenu l'une des voix les plus influentes d'Afrique, œuvrant en faveur de l'espoir, de la compassion et de la transformation des communautés.
En dehors de ses activités religieuses, M. Eze est le fondateur de la Jerry Eze Foundation, une organisation philanthropique fondée sur la foi qui apporte une aide au logement et des subventions aux communautés vulnérables et défavorisées. En 2026, il a annoncé l'octroi de 1 milliard de nairas de subventions destinées à soutenir de jeunes entrepreneurs dans les secteurs de l'agriculture, des technologies et de l'industrie manufacturière, contribuant ainsi au développement des entreprises et à la création d'opportunités économiques.
Avant de se consacrer à plein temps au ministère religieux, le pasteur Jerry Eze a fait carrière dans la communication pour le développement. Il a notamment travaillé comme spécialiste de la communication dans le cadre d'un programme de la Banque mondiale consacré au VIH/sida, ainsi qu'auprès du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA). Il est titulaire d'une licence en histoire et relations internationales de l'Abia State University et d'un diplôme de troisième cycle en administration des affaires de l'Enugu State University of Science and Technology.
S'exprimant au sujet de cette nomination, Tony O. Elumelu, CFR, président du conseil d'administration de Heirs Life Assurance, a déclaré :
« Le pasteur Jerry apporte une combinaison exceptionnelle d'intégrité, d'influence et de compréhension approfondie des personnes et des communautés. Alors que nous poursuivons notre mission de démocratiser l'accès à l'assurance, sa vision contribuera à renforcer la confiance des consommateurs, à approfondir l'inclusion financière et à consolider notre engagement à protéger l'avenir financier de millions de Nigérians. Nous sommes ravis de l'accueillir au sein du conseil d'administration de Heirs Life Assurance ainsi que dans la grande famille de Heirs Insurance Group. »
Commentant sa nomination, le pasteur Jerry Eze a déclaré :
« Je suis honoré de rejoindre le conseil d'administration de Heirs Life Assurance à un moment déterminant pour le secteur de l'assurance. La sécurité financière permet aux particuliers, aux familles et aux entreprises de poursuivre leurs aspirations avec davantage de confiance et de résilience. Je me réjouis de travailler avec le conseil d'administration et la direction afin de faire progresser la mission de l'entreprise : rendre l'assurance plus accessible, plus pertinente et plus bénéfique pour chaque Nigérian. »
Heirs Life Assurance est devenue l'une des principales compagnies d'assurance-vie spécialisées du Nigéria. Elle figure au 7e rang du classement du Financial Times des entreprises à la croissance la plus rapide en Afrique.
Elle fait partie des trois activités d'assurance de Heirs Holdings, l'un des principaux groupes d'investissement panafricains, qui détient des participations dans 24 pays et sur quatre continents.
Grâce à une présence numérique omnicanale et à un réseau d'agences physiques réparties à travers le pays, Heirs Life continue de redéfinir l'assurance-vie grâce à l'innovation, à des solutions centrées sur le client et à son engagement à rendre la protection financière accessible à tous les Nigérians.
Heirs Insurance Group, qui regroupe Heirs Life Assurance, Heirs General Insurance et Heirs Insurance Brokers, sert collectivement plus de 3 millions de personnes, directement et indirectement. Le groupe joue un rôle moteur dans l'inclusion financière et le développement de l'assurance numérique au Nigéria, concrétisant ainsi sa mission de démocratiser l'accès à l'assurance.
À Cinkansé, à la frontière entre le Burkina Faso et le Togo, l'heure est à la célébration de l'excellence scolaire. Scanning Systems a organisé, le mardi 11 août 2026, la cinquième édition de sa cérémonie de récompense des meilleurs élèves et enseignants des deux pays. Une initiative qui vise à encourager le travail, la discipline et la persévérance dans les établissements scolaires.
Dans les écoles, l'heure n'est pas seulement aux cours et aux examens. Elle est aussi à la reconnaissance des efforts fournis tout au long de l'année scolaire. À Cinkansé, localité frontalière et un carrefour commercial situé à cheval sur la frontière entre le Burkina Faso et le Togo, Scanning Systems a réuni des élèves, des enseignants, des parents et des représentants des autorités à l'occasion de la cérémonie de récompense des meilleurs élèves et enseignants du Burkina Faso et du Togo.
Pour cette deuxième édition, huit élèves, soit quatre pour chacun des deux pays, sont distingués dans les différentes catégories, notamment au CEP, au BEPC et au baccalauréat. Six enseignants, trois du Burkina Faso et trois du Togo, sont également récompensés pour leur engagement dans l'encadrement et la formation des élèves. Pour Scanning Systems, cette cérémonie est désormais un rendez-vous important.
« Le coût total de cette initiative s'élève à environ 5 millions de francs CFA », Albert ManéElle constitue une occasion de mettre à l'honneur « l'espoir, la discipline, la persévérance et le résultat de nos objectifs ». À travers cette initiative, l'entreprise réaffirme son engagement en faveur de l'éducation et sa volonté de promouvoir les valeurs de travail et de persévérance. Albert Mané, représentant pays de Scanning Systems au Burkina Faso, a félicité les élèves pour leurs efforts au cours de l'année scolaire et les a invités à maintenir le cap.
« Aujourd'hui, nous voulons récompenser vos efforts et votre engagement au cours de l'année scolaire. Nous vous félicitons pour votre travail et nous vous encourageons à poursuivre vos efforts. Il faut toujours garder à l'esprit que le travail et la persévérance peuvent vous conduire beaucoup plus loin que vous ne l'imaginez », a-t-il expliqué aux élèves.
Quelques autorités prenant part à la cérémonie de remise de fournituresÀ l'endroit droit des enseignants, son message sera le suivant : « Cette reconnaissance est une manière pour nous de saluer votre engagement et votre rôle important dans la réussite des enfants… Votre mission est exigeante et votre responsabilité est grande. Vous ne transmettez pas seulement des connaissances, vous participez à la formation des femmes et des hommes qui construiront demain nos sociétés. Nous vous en remercions. »
Pour les lauréats au CEP, le prix est composé d'une attestation, de fournitures scolaires, d'un vélo et d'une somme de 100 000 francs CFA. Pour les lauréats au BEPC, le prix est composé aussi d'une attestation, de fournitures scolaires, d'un vélo et de la somme de 150 000 francs CFA. Pour les bacheliers, le prix est une somme de 400 000 francs CFA. Les meilleurs enseignants, eux, ont tous reçu la somme de 250 000 francs CFA.
Dalilatou Wouratane présentant son prixChez les élèves récompensés, la satisfaction est manifeste. Dalilatou Wouratane, élève en classe de CM2 à l'école Cinkansé, a exprimé sa reconnaissance envers ses parents et ses enseignants pour leur accompagnement durant les neuf mois de cours. Elle a également remercié Scanning Systems pour le cadeau reçu, qu'elle considère comme une marque d'excellence.
De son côté, Waliya Konene, qui a obtenu une moyenne de 9,72 à la session 2026 du CEP, considère son prix comme un encouragement à redoubler d'efforts. « À partir de ce jour, je prends un engagement : celui de bien travailler à l'école pour rendre fiers ceux qui nous épaulent pour qu'on soit meilleurs chaque jour », a-t-elle déclaré.
« Je me sens prête pour débuter la 6ᵉ », Waliya KoneneMouhammad Zampaligré, élève à l'école Cinkansé C, a lui aussi exprimé sa satisfaction. Avec une moyenne de 9,36/10, il estime que le prix reçu constitue une motivation supplémentaire pour la suite de son parcours scolaire. « Je souhaite que les années à venir, Scanning system fasse de même pour ceux qui réussiront à leurs examens, pour aider les parents ».
L'innovation à cette édition concerne la distinction des enseignants. Six éducateurs, trois de chaque côté de la frontière, sont récompensés pour leur contribution à la formation des élèves. Professeur d'anglais au lycée Cinkansé C, Dramane Bansé figure parmi les enseignants distingués. Il a reçu une récompense de 250 000 francs CFA. Pour lui, cette distinction est à la fois une fierté et une source de motivation.
« Je me sens honoré. Je me remercie Scanning Systems », Dramane Bansé« Récompenser les enseignants, c'est vraiment quelque chose de bien visé. Si cette dynamique se poursuit, je crois que cela contribuera à galvaniser les enseignants », a-t-il déclaré. Rappelons que cette initiative a été saluée par les représentants des communes de Cinkansé des deux pays.
« Cette initiative de la société Scanning Systems illustre la volonté commune de renforcer la coopération transfrontalière et de promouvoir un cadre propice au développement de nos communautés », a salué le représentant de la délégation spéciale de la commune de Yargatenga, tout en invitant la société à poursuivre son engagement pour une éducation de qualité.
« On félicite nos élèves et on prie pour que les années à venir soient meilleures », Abraham DiessongoPour rappel, la société Scanning Systems développe et exploite principalement des Postes de contrôle juxtaposés (PCJ). Ces infrastructures permettent aux administrations de deux pays voisins de regrouper leurs contrôles en un même lieu, toute chose qui contribue à réduire les délais de passage, à améliorer la sécurité et à fluidifier le transport des marchandises et des personnes.
Depuis 2009, l'entreprise exploite le premier PCJ de l'UEMOA, situé à Cinkansé, à la frontière entre le Burkina Faso et le Togo, dans le cadre d'un partenariat public-privé. En modernisant les frontières, la société contribue à faciliter la circulation des marchandises, à améliorer la coordination entre les administrations douanières et policières et à renforcer la sécurité des corridors routiers. Son siège est à Abidjan en Côte d'Ivoire. Et outre le Burkina Faso et le Togo, la société intervient dans d'autres pays de la sous-région.
Erwan Compaoré
Lefaso.net
La Coordination nationale de lutte contre la fraude (CNLF) a intensifié ses actions de terrain entre le 20 juillet et le 5 août 2026. En l'espace de deux semaines, les équipes ont mis la main sur des produits frauduleux et prohibés d'une valeur globale estimée à 141 383 500 FCFA, informe la CNLF sur sa page Facebook.
Les opérations ont permis de démanteler plusieurs réseaux impliqués dans le détournement de carburant subventionné, l'introduction illicite de produits médicaux, le commerce de produits interdits ainsi que le trafic de diverses marchandises. Parmi les saisies les plus importantes figure l'interception, le 20 juillet sur la voie de contournement de Ouagadougou, de 10 000 litres de gasoil subventionné destinés illicitement à une usine. Les investigations menées par la suite à Kouba et à Koubri ont conduit à la saisie respectivement de 3 000 litres et de 13 000 litres de gasoil destinés à des entreprises. Selon la CNLF, ces pratiques causent un important manque à gagner pour le Trésor public.
Dans le domaine de la santé, une opération réalisée le 3 août à Ouagadougou a abouti à la saisie de consommables médicaux et de produits assimilés introduits en contrebande, pour une valeur estimée à 68,017 millions de FCFA. Parmi les produits interceptés figurent notamment 76 cartons d'anabolisants, dont la circulation illégale représente un risque pour la santé des populations.
À Zabré, une enquête menée durant plus de deux mois a permis l'interception d'un camion-remorque transportant frauduleusement plusieurs produits de grande consommation. La cargaison comprenait du sucre, de l'huile, du riz, de la farine, des boissons alcoolisées, de la tomate, des cubes alimentaires et des spaghettis. La valeur de cette saisie est estimée à 34,447 millions de FCFA.
Les agents de la CNLF ont également saisi 160 colis de sachets plastiques interdits à Poè, ainsi que des boissons énergisantes alcoolisées et de la chicha dans le quartier Karpala.
À travers ces différentes opérations, la Coordination nationale de lutte contre la fraude réaffirme sa volonté de protéger l'économie nationale, de préserver les ressources publiques et de garantir la sécurité sanitaire des citoyens. Elle invite par ailleurs les populations à demeurer vigilantes et à collaborer avec les services compétents dans la lutte contre la fraude et la contrebande.
Lefaso.net
Source : Page Facebook Coordination nationale de lutte contre la fraude
La Coopérative diocésaine d'épargne et de crédit de Ouagadougou (CODEC-Ouaga) a organisé, le mardi 11 août 2026 à la cathédrale de l'Immaculée-Conception, une rencontre d'échanges et d'information avec les responsables des marchés et yaars de la ville de Ouagadougou. Cette initiative visait à renforcer la relation de confiance entre l'institution de microfinance et les acteurs économiques des 12 arrondissements et des 6 communes de Ouagadougou.
Cette rencontre s'est tenue dans un contexte marqué par des pertes financières enregistrées par de nombreux commerçants auprès de structures de microfinance peu fiables. Pour la CODEC-Ouaga, l'enjeu a donc été de renforcer le dialogue avec les commerçants, mais aussi de mieux leur faire connaître les mécanismes, les produits et les services mis à leur disposition.
L'activité a été organisée en collaboration avec l'Union nationale des associations des commerçants des marchés et yaars du Burkina, qui a assuré la mobilisation des responsables des marchés et yaars, avec le soutien et l'accompagnement du Bureau des commerçants catholiques.
Les participants ont suivi avec beaucoup d'attention la présentation des produits et services proposés par la CODEC-OuagaAu cours de la rencontre, les participants ont bénéficié d'une formation sur les chaînes de valeur riz et volaille, dans le cadre des Activités génératrices de revenus (AGR). La CODEC-Ouaga a également présenté son produit de tontine CODECO, lancé le 24 avril 2025, ainsi que ses différentes innovations et les avantages liés à ce dispositif.
Les tontinières chargées d'assurer la collecte de proximité dans les marchés et yaars ont également été présentées par agence et par zone d'intervention. Cette démarche vise à rapprocher davantage les services de la CODEC-Ouaga des commerçants et à leur permettre d'épargner dans un cadre organisé et sécurisé.
La rencontre a aussi permis aux responsables des commerçants d'exprimer leurs préoccupations et de poser leurs questions. La CODEC-Ouaga a, par ailleurs, sollicité leur accompagnement afin de faciliter l'adhésion massive des commerçants à la tontine CODECO.
Un partenariat fondé sur la proximité et la confiance
Pour Franck Delwendé Compaoré, directeur général de la CODEC-Ouaga, cette démarche répond à la volonté de l'institution de microfinance de rester proche de ses membres et de ses clients.
« L'objectif est de leur permettre de mieux comprendre nos activités et de leur présenter de manière détaillée les produits et services que nous proposons, afin de favoriser leur adhésion. Cette démarche contribue également à renforcer la confiance. En matière de collecte de l'épargne, nous avons une lourde responsabilité.
Nous avons donc pris l'engagement d'organiser cette rencontre afin de consolider davantage cette confiance. La CODEC-Ouaga existait déjà, mais en tant qu'acteurs de la microfinance, notre rôle est de rester proches de nos membres et de nos clients. C'est aussi ce qui fait notre différence par rapport aux autres. La microfinance comporte à la fois une dimension sociale et économique. Sur le plan social, l'éducation financière est essentielle. Elle permet aux membres, lorsqu'ils bénéficient de financements, de mieux les gérer et de savoir comment les utiliser afin de pouvoir les rembourser dans de bonnes conditions », a-t-il expliqué.
La mobilisation enregistrée à cette occasion a satisfait le directeur général de la CODEC-Ouaga. Pour lui, cette première expérience constitue une réussite et traduit l'intérêt des commerçants pour un dialogue direct avec leur institution financière.
« Nous sommes plus que satisfaits de la mobilisation enregistrée à cette occasion. Pour une première rencontre, je considère que c'est une réussite, aussi bien pour la CODEC-Ouaga que pour l'Union des associations des marchés et yaars du Burkina. Il s'agit d'un partenariat gagnant-gagnant : nous avons besoin d'eux, tout comme ils ont besoin de nous », a-t-il ajouté.
La CODEC-Ouaga entend ainsi inscrire cette démarche dans la durée. Son directeur général envisage notamment d'instituer ce type de rencontres de manière régulière, idéalement sous la forme d'un rendez-vous annuel.
La tontine CODECO a été présentée aux responsables des marchés et yaars de OuagadougouDu côté des commerçants, l'initiative a également été accueillie favorablement. Malgr Naaba Ilboudo, président de l'Union nationale des associations des commerçants et yaars du Burkina, s'est réjoui de cette occasion d'échange, particulièrement autour de la gestion financière.
Il a salué la formation proposée ainsi que la présentation du nouveau dispositif de tontine, qu'il considère comme une réponse pouvant contribuer à soutenir les commerçants dans leurs activités. Il a également exprimé la reconnaissance des responsables des marchés et yaars à la CODEC-Ouaga pour cette initiative.
Malgr Naaba Ilboudo, a par ailleurs réaffirmé la confiance des commerçants envers l'institution. Forts de leur expérience dans le commerce et de leur connaissance de plusieurs institutions de microfinance, les acteurs des marchés et yaars considèrent le dispositif présenté comme une innovation intéressante. Ils souhaitent ainsi voir cette nouvelle dynamique produire des résultats concrets au bénéfice des commerçants.
Malgr Naaba Ilboudo (au milieu), a salué l'initiative de la CODEC-Ouaga et exprimé la confiance des commerçants envers l'institution de microfinanceLes avantages des services proposés par la CODEC-Ouaga
Au-delà de cette rencontre, la démarche de la CODEC-Ouaga témoigne d'une volonté de placer la proximité et l'accompagnement au cœur de son action. L'institution ne se limite pas à proposer des services financiers : elle met également l'accent sur l'éducation financière, la sensibilisation et l'accompagnement de ses membres afin de leur permettre de mieux gérer leur épargne et leurs financements.
Forte de près de 19 années d'expérience, la CODEC-Ouaga s'appuie aujourd'hui sur un réseau de 10 agences interconnectées. Portée par l'Église Famille de Ouagadougou depuis 2007, elle revendique trois valeurs essentielles dans son fonctionnement : la sécurité, la transparence et la fiabilité.
À travers la tontine CODECO, l'institution mise notamment sur une épargne accessible et une collecte de proximité. La mise minimale est fixée à 500 francs CFA, sur une cotisation de 31 jours renouvelables. Pour les mises à partir de 20 000 francs CFA, la commission est plafonnée à 20 000 francs CFA. La CODEC-Ouaga propose également des possibilités d'accompagnement financier pouvant atteindre 2 millions de francs CFA, sans garantie matérielle.
D'autres rencontres sont prévues afin de consolider davantage le partenariat entre la CODEC-Ouaga et les acteurs des marchés et yaarsSur le terrain, les tontinières assurent la collecte directement dans les marchés et yaars grâce à des terminaux de paiement électronique. Elles sont sélectionnées, formées et encadrées afin de garantir un service de proximité répondant aux exigences de l'institution. La sécurité de l'épargne constitue également un axe majeur, avec un dispositif permettant au client d'être le seul à pouvoir effectuer le retrait de son épargne.
La CODEC-Ouaga poursuit en outre sa modernisation avec un projet de digitalisation de ses services. Une future application mobile doit notamment permettre l'adhésion et le suivi de l'épargne en temps réel, renforçant ainsi l'accessibilité et la transparence des services proposés.
À travers ces différentes initiatives, la CODEC-Ouaga cherche à se positionner comme un partenaire financier de proximité pour les commerçants, en tenant compte de leurs réalités quotidiennes. Son ancrage dans la capitale, son expérience, son réseau d'agences et sa volonté de maintenir un dialogue régulier avec ses membres constituent autant d'atouts pour accompagner les acteurs économiques dans leurs activités.
La CODEC-Ouaga est une institution de microfinance portée par l'Église Famille de Ouagadougou.
Créée en 2007, elle œuvre dans l'épargne, le crédit et l'accompagnement financier de ses membres. Avec près de deux décennies d'expérience et un réseau d'agences interconnectées, elle poursuit sa mission autour de la sécurité, de la transparence et de la fiabilité, tout en développant des services de proximité et des solutions adaptées aux besoins des populations, notamment des commerçants des marchés et yaars.
SB
Dalila Ky (stagiaire)
Vidéo : Anita Zongo
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