Les médias de la capitale congolaise ont largement commenté, ce mardi 5 mai, la marche organisée par l’UDPS, parti du chef de l’État Félix Tshisekedi, en soutien aux sanctions américaines visant l’ex-président Joseph Kabila.
Infos 27 : Kinshasa : la rue acquise à l’UDPS réclame des poursuites contre Kabila
Le siège du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), formation politique de l'ancien président Joseph Kabila, a été pris pour cible et incendié ce lundi 4 mai 2026 à Kinshasa.
Le coordonnateur humanitaire en RDC Bruno Lemarquis, salue le retour de près de 900 000 personnes déplacées dans les territoires d’Irumu et de Mambasa, en province de l’Ituri.
Il a fait cette déclaration lors d’un point de presse tenu lundi 4 mai à Bunia, à l’issue d’une rencontre avec le gouverneur de province.
Le Cercle d'études, de recherches et de formation islamiques (CERFI) a tenu, dimanche 3 mai 2026, dans l'ensemble des régions du Burkina, ses conférences régionales 2026, avec pour thème : « Islam et traditions ». Pour le compte de la région du Kadiogo, c'est la ville de Ouagadougou qui a accueilli la mobilisation autour de la communication administrée par l'imam Marboulaye Nombré. Par cet objet, le CERFI contribue à une meilleure compréhension des fondements de l'islam, à l'analyse des traditions et ce, dans un esprit de renforcement de la paix, du vivre-ensemble et de la cohésion sociale.
Le Burkina a toujours été un pays multi-confessionnel marqué par la tolérance, la fraternité et la solidarité, même avant l'arrivée du colon, affirme le conférencier, imam Marboulaye Nombré. Malgré la diversité religieuse, poursuit-il, les populations sont restées unies par leur identité ethnique, leur langue maternelle, leur nom de famille, leurs arts vestimentaire et culinaire, les contes et légendes, les proverbes et histoires communes partagées dont tout Burkinabè reste fier, quelle que soit son obédience religieuse. « Personne n'a choisi de naître dans un pays ou dans un autre, dans une famille ou dans une ethnie ; ce sont des décisions de Dieu. Les hommes sont liés par le sang, donc condamnés à vivre ensemble. Dès lors, la tolérance n'est pas une option, c'est une obligation. Malheureusement, des individus (sur les réseaux sociaux), par leur langage de stigmatisation et parce qu'ils ne partagent pas la même foi que d'autres, risquent de remettre en cause la tolérance, qui est une condition sine qua non du vivre-ensemble. Or, ce n'est pas parce que nous ne sommes pas de la même religion qu'il faut nier le droit de son vis-à-vis (son droit d'être Burkinabè, Africain, et malgré qu'on ne puisse pas changer son ADN). (…). On ne peut pas apprécier le rapport entre deux entités (islam et tradition), sans comprendre chacune d'elles. Il y en a qui parlent de l'une ou de l'autre, sans chercher à comprendre. Parler de quelque chose qu'on n'a pas pris le temps d'étudier n'est pas la bonne démarche scientifique », déblaie le communicant.
Il justifie par là également le choix du thème dans un contexte où, dit-il, une certaine opinion tend à faire croire qu'on ne peut être à la fois musulman et africain (autrement, on ne peut être vrai Burkinabè que si l'on est dans la religion traditionnelle).
Après avoir au passage défini les concepts, l'ancien responsable de l'Association musulmane des scolaires voltaïques, Marboulaye Nombré, apprend que l'homme (être humain) a le statut de représentant de Dieu sur terre. C'est pourquoi, en islam, l'homme ne doit pas se prosterner devant les autres créatures de Dieu. « Dieu l'a élevé au rang de son représentant, et le représentant de Dieu ne doit se soumettre qu'à Dieu seul. Donc, il faut comprendre la position de l'islam : on ne doit se prosterner devant aucune autre créature. Il est interdit au musulman de se soumettre aux esprits, que ce soient des morts, des anges, etc. Comme dans l'animisme, en islam, les morts ne sont pas morts. Donc, là on se rejoint. Mais en islam, les morts sont dans un monde intermédiaire, entre l'au-delà (là où il y aura le jugement dernier) et notre monde. Donc, il y a une nuance, car en islam, les morts ne reviennent pas non plus pour parler aux vivants ; ils ne peuvent faire ni du mal ni du bien aux vivants, bien au contraire, ce sont les vivants qui doivent prier pour eux, prier pour que Dieu améliore leur situation dans le monde intermédiaire. Il est interdit de prendre des morts comme intermédiaires de Dieu. Quand vous faites appel au plus grand, c'est-à-dire Dieu, vous ne pouvez plus faire appel aux plus petits, c'est-à-dire à ses créatures, ce n'est pas utile et ça n'a pas de sens. Il faut s'adresser directement à Dieu, qui connaît tout de vous », déroule l'ancien secrétaire général du ministère en charge des mines, Marboulaye Nombré, précisant ici que le musulman n'a aucun problème également sur le fait que la nature (l'arbre par exemple) est animée, l'islam partage cette réalité.
Le conférencier a aussi souligné qu'au Burkina, l'attachement du musulman à son identité culturelle se manifeste par l'adoption des noms de famille, des prénoms traditionnels, son attachement à son groupe ethnique, à sa langue maternelle, à l'histoire du pays, aux contes et légendes, aux arts et artisanats, aux valeurs humanistes, etc. « Quand des personnes d'un même nom de famille se retrouvent, elles ne se demandent pas qui est de quelle religion ; elles sont simplement fières d'appartenir à leur identité, qui vient de la tradition. Personne ne veut dire que, parce qu'elle s'est convertie à telle religion, elle ne veut plus appartenir à son ethnie. Aussi, l'islam n'efface pas les prénoms traditionnels, si leurs significations ne sont pas contraires au monothéisme islamique ; il exclut seulement les prénoms qui consacrent la personne à une divinité, à un esprit ou à une créature. Si nous-mêmes, nous ne faisons pas un effort pour nous coller à notre tradition, il ne faut pas accuser l'islam. L'islam ne nous demande pas de devenir des Arabes », enseigne l'ancien président du conseil d'administration (PCA) du Bureau des mines et de la géologie du Burkina (BUMIGEB) et de l'Office national de sécurisation des sites miniers (ONASSIM), M. Nombré.
La conférence a mobilisé de nombreux fidèles.Il se veut plus illustratif et interpellateur sur certaines valeurs partagées par l'islam et les traditions : « Prenons par exemple l'hospitalité offerte à l'étranger, malgré l'évolution des choses et en dépit que les gens ne sont pas riches, à Ouagadougou, personne ne peut mourir de faim. Il y a également les valeurs de maîtrise de soi devant la nourriture et le sexe. L'Africain considère la gourmandise comme un problème, parce qu'elle se répercute sur le comportement global de l'être humain. Il en est de même pour la sexualité. (…). On a également la place sacrée du père et surtout de la mère… Faites attention, en Afrique, on ne prononce pas une mauvaise parole contre la maman de quelqu'un. Donc, aujourd'hui, les jeunes doivent cesser d'insulter leur maman de gauche à droite. Comme dit le Prophète : "Si tu insultes la maman de quelqu'un, tu as insulté indirectement ta propre mère." On a beau se bagarrer, il ne faut pas toucher à la mère de quelqu'un ».
Toujours selon le conférencier, le respect de l'aîné, de l'autorité/chef… sont autant de valeurs partagées par les deux entités.
Pour lui donc, en dépit de quelques points divergents, tels que les intermédiations (l'islam n'accepte pas les intercessions par les esprits), les musulmans africains gardent un lien très fort avec les traditions africaines. « L'animisme fait corps avec les traditions, il ne se distingue pas clairement des traditions. Cependant, l'animisme existe partout dans le monde, il n'est pas propre au Burkina, à l'Afrique, etc. (…). Après tout, on peut dire que le slogan du musulman, c'est : fier d'être musulman et fier d'être Burkinabè et Africain. Les tenants du retour à la tradition et les musulmans ne doivent pas ignorer l'importance de ce qui les unit au-delà de ce qui les sépare. On ne peut pas dire qu'on n'a rien à avoir les uns envers les autres. Nous avons un patrimoine commun. La tolérance et le respect mutuels doivent continuer à renforcer les liens construits par les traditions pour les enfants du Burkina Faso, au-delà des religions et de toute considération idéologique. Dans le respect mutuel, il y a de la place pour un dialogue fécond entre islam et traditions sur la base de valeurs partagées », a conclu le conférencier Marboulaye Nombré, imam du CERFI et de l'Association des élèves et étudiants musulmans au Burkina (AEEMB).
O.L.
Lefaso.net
Dans la dynamique de recouvrement des créances publiques engagée par l'État burkinabè, le ministère de la Justice a rendu publique une liste des principaux débiteurs liés à des chèques impayés.
Cette publication fait suite au communiqué de l'Agent judiciaire de l'État quidressait un point sur les montants déjà récupérés au profit du Trésor public.
Classés par ordre décroissant, les débiteurs concernés présentent chacun un encours d'au moins 20 millions de francs CFA.
Lefaso.net
Source : Page Facebook du Ministère de la Justice
Le journaliste et chercheur Cyriaque Paré a procédé à la dédicace de deux nouveaux ouvrages, le samedi 2 mai 2026, au Centre de presse Norbert-Zongo, à Ouagadougou. Les titres de ces publications sont respectivement : « Médias, réseaux sociaux et l'insurrection populaire d'octobre 2014 au Burkina Faso » et « Henri Sebgo ou le journalisme selon Norbert Zongo ». À l'issue de la cérémonie, le Dr Sounkalo Djibo a acquis 100 exemplaires de l'ouvrage consacré à Norbert Zongo, qu'il a offerts à l'Institut supérieur de la communication et du multimédia (ISCOM).
Lors de la cérémonie de dédicace le 2 mai 2026, Dr Sounkalo Djibo a salué le travail de mémoire réalisé par Dr Cyriaque Paré. Selon lui, ces deux ouvrages sont d'une grande actualité et contribueront à éclairer davantage l'opinion publique. C'est dans cette optique qu'il a décidé d'acquérir des exemplaires de l'ouvrage sur Norbert Zongo au profit des étudiants de l'ISCOM. Cet ouvrage coûte 5000 francs CFA.
Ce geste, selon le donateur, est motivé par deux raisons. « La motivation du don participe au devoir de mémoire pour l'illustre journaliste Norbert Zongo. Ses écrits en tant que journaliste d'investigation (L'Indépendant) et écrivain (Rougbinga) ont participé à l'éveil de la jeunesse burkinabé et des consciences collectives il y a de cela déjà deux décennies. Le don à l'ISCOM permettra à l'école de formation en journalisme de se constituer une partie de sa bibliothèque qui bénéficiera à de nombreuses promotions d'étudiants », a indiqué le donateur.
Au-delà de l'ISCOM, il dit aussi témoigner son soutien à l'auteur qui est son ami et frère de longue date. C'est en 1982 que les deux se sont rencontrés dans le cadre du scoutisme au petit séminaire de Tionkuy, à Dédougou.
Membre du Collectif de France Affaire Norbert Zongo (COFANZO), il est celui-là même qui a lu la déclaration en protestation contre l'assassinat du journaliste Norbert Zongo sur la Place des droits de l'homme à Paris en 1999. En effet, Dr Djibo était à l'époque président de l'association des étudiants burkinabè en France (AEBF).
Dr Sounkalo Djibo est venu directement de la France pour assister à la cérémonie de dédicaceCe geste a été chaleureusement accueilli par les étudiants, qui ont exprimé leur joie.
Pour rappel, Dr Sounkalo Djibo est titulaire d'un doctorat en ergonomie et en psychologie du travail. Il est ingénieur en santé et sécurité au sein du groupe Stellantis (PSA Peugeot-Citroën-Fiat-Chrysler). Il est également enseignant au DES de médecine du travail à l'université Cheikh Anta Diop de Dakar (Sénégal).
Il a par ailleurs participé à Faso Digital 2025, où il est intervenu sur le thème : « Transformation digitale au travail et santé mentale : comment rendre les technologies soutenables ? ».
Dr Sounkalo Djibo est aussi promoteur du cabinet Sahelors Consulting (www.sahelors.com).
Pour rappel, Dr Cyriaque Paré est le fondateur de l'ISCOM et du journal en ligne Lefaso.net.
Serge Ika Ki
Lefaso.net
À la suite de son appel du 17 avril 2026, l'Agent judiciaire de l'État (AJE) annonce avoir recouvré, au 30 avril, plus de 357 millions de francs CFA au profit du Trésor public. Alors que certains débiteurs ont engagé des démarches de régularisation, d'autres restent silencieux.
Face à cette situation, l'AJE prévoit la publication progressive des listes de mauvais payeurs, en commençant par ceux ayant émis des chèques impayés d'au moins 20 millions FCFA.
L'annonce a été faite à travers un communiqué publié sur la page Facebook du Ministère de la Justice.
Voir le communiqué ci-dessous :
Faisant suite à l'appel du 17 avril 2026, l'Agent judiciaire de l'État porte à la connaissance du public qu'au 30 avril 2026, un montant total de trois cent cinquante-sept millions neuf cent soixante-dix mille trois soixante-dix-huit (357 970 378) francs CFA a été recouvré au profit de l'Etat et de ses démembrements dont deux cent vingt-neuf millions quatre cent dix-neuf mille cinq cent un (229 419 501) francs CFA au titre des chèques impayés et cent onze millions neuf cent quarante-quatre mille cent un (111 944 101) francs CFA au titre de la réalisation des garanties financières.
Certains débiteurs ont été visités et d'autres se sont présentés à l'AJE et ont pris des engagements formels de paiement qui seront matérialisés par des protocoles d'accord de paiement échelonnés.
Toutefois, malgré la main tendue de l'Etat, plusieurs débiteurs n'ont entrepris aucune démarche de régularisation.
En conséquence, les listes de ces débiteurs selon les natures des créances feront l'objet de publication successives dont la première annexée au présent communiqué concerne les débiteurs ayant émis des chèques revenus impayés d'un montant cumulé au moins égal à vingt millions (20 000 000). Les autres listes suivront.
L'Agent judiciaire de l'Etat réitère l'appel aux citoyens en possession d'informations relatives aux entreprises ou aux promoteurs identifiés sur la liste à les communiquer à ses services en appelant au 25 40 89 86, en envoyant un message électronique à contactajeburkina@aje.gov.bf ou en se rendant dans ses locaux sis à Koulouba dans le bâtiment abritant la Banque des dépôts du Trésor ou à Song-Naaba, dans un immeuble R+4 situé sur l'Avenue Hamado Paul YUGBARE.
L' AJE rassure que l'identité des dénonciateurs sera protégé et si leur action permet un recouvrement effectif au profit de l'Etat une récompense leur sera versée.
L'Agent judiciaire de l'État réaffirme sa volonté ferme de sauvegarder des intérêts financiers de l'Etat et rassure les débiteurs qui auraient également des créances sur l'Etat ou sur ses démembrements qu'ils peuvent s'approcher de ses services pour envisager ensemble les possibilités de compensation. Il rappelle avec fermeté que le paiement des dettes de l'Etat n'est pas une option, mais une obligation pour la préservation de l'intérêt général.
Lefaso.net
Source : Page Facebook du Ministère de la Justice